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Veille géopolitique Europe de l’est – Du 25 mars au 31 mars 2023.

Publié le 01/04/2023
18 min de lecture
Par Michel Dupont
Europe

Politique intérieure ukrainienne – Olga Chekhurska –

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est arrivé 29 mars à la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine 

Le chef de l’AIEA a effectué une deuxième visite à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia pour « évaluer directement la gravité de la situation en matière de sûreté et de sécurité nucléaires sur le site », explique un communiqué de l’AIEA. Cette plus grande centrale nucléaire en Europe est occupée par l’armée russe et est située près de la ligne de front.

Le 27 mars, une réunion de travail a eu lieu à Zaporijia entre Rafael Grossi et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Selon la compagnie nationale de production d’énergie nucléaire d’Ukraine, Energoatom, Rafael Grossi et Volodymyr Zelensky ont discuté des moyens de prévenir une catastrophe nucléaire et, surtout, de plan d’établir une zone de sécurité autour du site régulièrement atteint par des frappes et victime de coupures de courant. Depuis plusieurs mois le chef de l’AIEA mène des consultations avec l’Ukraine et la Russie pour mettre en place cette zone de protection.

« C’est un travail en cours. Il est très important que nous nous mettions d’accord sur le principe fondamental selon lequel une centrale nucléaire ne doit en aucun cas être attaquée, et elle ne doit pas non plus être utilisée pour attaquer d’autres », a déclaré Rafael Grossi.

Selon Rafael Grossi, la visite de mercredi lui a permis de constater les dégâts survenus notamment lors des bombardements de novembre.  « Il est évident que l’activité militaire augmente dans toute cette région. On parle ouvertement d’offensives et de contre-offensives. Cette région est peut-être confrontée à une phase plus dangereuse en termes de conflit en cours », a ajouté le chef de l’AIEA.

Rafael Grossi reste déterminé à poursuivre ses efforts diplomatiques pour protéger la centrale et aider à prévenir un accident nucléaire qui pourrait avoir de graves conséquences pour les populations et l’environnement en Ukraine et ailleurs.

Depuis septembre 2022 l’AIEA établie une équipe d’experts à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia et lors de cette visite un nouveau groupe d’experts de l’AIEA est arrivé. C’est la 7e équipe de ce type présente sur le site depuis la création de la Mission de soutien et d’assistance de l’AIEA à Zaporijia (ISAMZ) il y a sept mois.

Armée russe en Biélorussie – Vladimir Krsmanovic- 

La Russie prévoit de déployer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie.

Dans une interview, le chef de l’Etat russe, Vladimir Poutine a déclaré la construction d’un espace de stockage d’armes nucléaires tactiques en Biélorussie d’ici le 1er juillet 2023 et que par la suite seront déployées des armes nucléaires tactiques en Biélorussie. 

Selon le Président russe, le déploiement d’armes nucléaires tactiques russes en Biélorussie serait à l’origine une idée du Président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, il le souligne : «Même en dehors du contexte de ces évènements, Alexandre Loukachenko soulève depuis longtemps la question du déploiement d’armes nucléaires tactiques russes sur le territoire de la Biélorussie».

Afin de justifier le déploiement d’armes nucléaires tactiques en Biélorussie, le service de presse du Ministère des Affaires étrangères biélorusse a signalé que depuis deux ans la Biélorussie subit une pression de la part des Etats-Unis et de ses alliés de l’OTAN et qu’il était nécessaire de renforcer ses capacités de sécurité et de défense. De plus, dans le cadre de la coopération militaire entre la Biélorussie et la Russie, le Ministère des Affaires étrangères biélorusse insiste sur le fait que la formation de pilotes biélorusses capables de piloter des avions dotés d’ogives nucléaires ainsi que le placement d’armes nucléaires tactiques sur le territoire biélorusse sans en transférer le contrôle à Minsk respectent bien le droit international, particulièrement les articles 1 et 2 du Traité sur la non-prolifération.

Pour faire face à d’éventuelles critiques de la part des Etats occidentaux sur le déploiement d’armes nucléaires tactiques de la part de la Russie, Vladimir Poutine a déclaré que «les Etats-Unis le font depuis des décennies. Ils ont déployé leurs armes nucléaires tactiques il y a longtemps sur le territoire de leurs alliés, les pays de l’OTAN, en Europe».

A la suite de la déclaration de Vladimir Poutine sur le convenu entre Moscou et Minsk, Igor Khlobukin, membre de la Chambre des représentants de l’Assemblée nationale de Biélorussie a précisé que la dernière raison qui a poussé la Biélorussie à vouloir déployer des armes nucléaires tactiques russes sur son territoire est que le Royaume-Uni aurait fait la promesse à l’Ukraine de lui fournir des obus à l’uranium appauvri. 

Cependant, le Ministère des Affaires étrangères ukrainien a affirmé dans un communiqué que la mise en place de ce complexe nucléaire en Biélorussie par la Russie viole le TNP et a demandé qu’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations unies soient convoquée. En outre, le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borel a rétorqué sur Twitter que cela provoquera « une escalade irresponsable et une menace pour la sécurité européenne » et que « l’Union Européenne est prête à réagir par de nouvelles sanctions ».

Si des armes nucléaires tactiques sont déployées sur le territoire biélorusse, la Biélorussie détiendrait en matière de sécurité et de défense une force de dissuasion considérable. En revanche, la Biélorussie perdrait d’autant plus d’indépendance et de souveraineté au profit de la Russie. Cette dernière prendra un ascendant encore plus marqué sur la Biélorussie dans le cadre de l’Etat-Union et de l’OTSC. Dès lors, la Biélorussie représenterait une menace majeure pour la structure européenne de sécurité. Ainsi, il est fort à parier que l’OTAN et l’ensemble des Etats européens réviseront leurs stratégies de défense à l’égard de la Biélorussie afin de se préparer à toutes éventualités de violation de leur intégrité territoriale. 

Politique extérieure de la Biélorussie – Vladimir Krsmanovic-

La Biélorussie et le Zimbabwe se mettent d’accord sur un plan de coopération.

Le 27 mars, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Zimbabwe, Frederick Shava, s’est rendu au Palais de l’Indépendance à Minsk pour négocier avec le Président Biélorusse Alexandre Loukachenko.

Cette entrevue fait suite à la première visite d’Alexandre Loukachenko au Zimbabwe, le lundi 30 janvier 2023, où il a rencontré son homologue Emmerson Mnanagwa et discuté des relations entre leurs pays. Une feuille de route a été approuvé dans laquelle comprennent 65 mesures concernant différents domaines : politique et diplomatique, commercial et économique, agricole, militaire.

Les deux principaux sujets évoqués étaient la sécurité alimentaire et la participation de la Biélorussie à la mise en œuvre de la stratégie de développement à long terme du Zimbabwe « Vision 2030 ». Les deux pays ont mis en avant l’intérêt pour l’augmentation des fournitures d’équipements agricoles biélorusses au Zimbabwe et l’étude de l’expérience et des compétences de la Biélorussie en matière d’industrialisation de mécanisation de l’économie nationale zimbabwéenne. Comme l’a souligné Alexandre Loukachenko, la Biélorussie pourrait investir au Zimbabwe et à l’inverse : « Nous sommes prêts à créer des entreprises communes dans votre pays. Nous sommes prêts à accepter vos investissements en Biélorussie ».

Pour finir, un protocole d’accord a été signé entre le Centre national pour la commercialisation et l’étude des prix de la Biélorussie et l’Organisation nationale de promotion et de développement du commerce du Zimbabwe. De plus, à la suite de  cette rencontre à Minsk, une assistance a été fournie pour l’ouverture d’une ambassade zimbabwéenne en Biélorussie, et ont été constituée des groupes de travails conjoints Biélorussie-Zimbabwe sur la coopération militaire et sur l’agriculture. 

Gouvernement de Transition unifié du Bélarus Libre et Diaspora bélarussienne -Olivier Husson-

Le 25 mars, Svetlana Tsikhanouskaïa est arrivée aux Etats-Unis pour une tournée diplomatique. Elle a rencontré la Secrétaire d’État adjoint des États-Unis Wendy Sherman. Le même jour elle a rencontré le sénateur Dan Sullivan et le sénateur Lindsey Graham pour y évoquer la présence militaire russe au Bélarus et à la répression croissante au Bélarus. Le 25 mars, jour de l’indépendance, qui célèbre la troisième Charte Constituante de la République du Bélarus le 25 mars 1918 Svetlana Tsikhanouskaïa a tenu un discours devant la Maison Blanche. C’est devenu la Journée de la liberté au Bélarus. Par la suite, elle a été invitée à l‘université de Harvard, Kennedy School, pour y tenir une conférence avec des étudiants à propos des valeurs communes que défendent les Bélarussiens et les Ukrainiens. Le 27 puis le 28 mars Svetlana Tsikhanouskaïa a tenur une conférence à l’université American University et à American Enterprise Institute. Elle a aussi tenu un discours à Boston devant des défenseurs de la liberté au Bélarus, le drapeau de l’indépendance du Bélarus a flotté devant le perron de l’hôtel de ville.
Enfin le 29 mars une rencontre entre le Conseiller National à la Sécurité Jake Sullivan et Svetlana Tsikhanouskaïa s’est réalisée à la Maison Blanche.
Avant de retourner à Vilnius, elle a pu exposer la position du Gouvernement de Transition unifié du Bélarus Libre sur les plateaux de télévision de CNN et de Fox News.

La Rhénanie du Nord-Westphalie a le 30 mars, a fait passer la résolution condamnant les violations des droits de l’homme au Bélarus. «C’est un signal fort et le symbole fort de l’amitié des Allemands envers le peuple bélarussien» selon Svetlana Tsikhanouskaïa sur son compte Twitter. 

Politique intérieure du Bélarus et prisonniers politiques – Claire Aréthuse

Le 31 mars, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a délivré un discours à l’attention de la population et du Parlement, selon l’Agence d’Etat biélorusse BelTA. Ce discours annuel a regroupé plus de 2 500 personnalités issues d’organismes divers, tels que des membres du Parlement ou encore des représentants du corps diplomatique. Cet événement a été l’occasion pour le président biélorusse de répondre à de nombreuses questions touchant à des thèmes variés, allant de l’indépendance du pays au développement de l’économie, en passant par la culture.

Selon le président biélorusse, le pays jouit d’un «énorme potentiel» sur le plan économique. Il est donc de son devoir de maintenir la croissance économique à un taux élevé d’environ 105% par an. Pour cela, il a déclaré que le complexe industriel devait jouer un rôle fondamental dans le développement de l’économie biélorusse. Il s’est en outre félicité des avancées technologiques dans le secteur de l’industrie. Il a également évoqué la coopération scientifique avec la Russie, dans le cadre de laquelle le lancement de nombreux projets est déjà prévu. Le développement économique du pays doit aussi se faire à travers des partenariats internationaux avec les pays africains et asiatiques, entre autres. Par ailleurs, ce discours s’est concentré sur les régions biélorusses éloignées de la capitale Minsk, qui doivent être soutenues via la construction de logements, l’octroie de privilèges et la création de nouveaux emplois.

Sur le plan culturel, une attention toute particulière doit être adressée à la sauvegarde du patrimoine national selon le président Alexandre Loukachenko, à travers la promotion des traditions, des symboles et des valeurs biélorusses. Il a également promu les valeurs familiales traditionnelles qui « devraient être le mode de vie des Biélorusses ». Il a appelé en ce sens les médias et l’industrie cinématographique à « faire revivre les traditions d’une famille nombreuse, amicale, complète et classique ».

Par ailleurs, le président biélorusse n’a pas manqué de s’exprimer sur les tensions internationales liées à la guerre en Ukraine. Selon lui, la souveraineté et l’indépendance du pays doivent être préservées grâce à l’unité populaire. Il a mentionné les Etats-Unis, qui tenteraient selon ses mots de « maintenir leur insaisissable domination mondiale » en tourmentant la Russie et la Chine. En raison du contexte géopolitique, le président biélorusse a rappelé qu’il avait intensifié les négociations avec le président russe Vladimir Poutine concernant le retour des armes nucléaires sur le territoire biélorusse. L’Occident tenterait par ailleurs d’ « entraîner la Biélorussie dans la guerre » en Ukraine. Il est donc impératif selon le président Alexandre Loukachenko de préserver la souveraineté biélorusse, y compris à travers l’utilisation de l’arsenal nucléaire.  Enfin, celui-ci a déclaré que l’Ukraine avait mené une politique « inacceptable » d’éloignement de la Russie et de rapprochement avec l’OTAN. La résolution du conflit ne passera que par la négociation « sans conditions préalables » selon lui.

Situation politique en Crimée et dans les «républiques du Donbass» dans le contexte de la guerre en Ukraine -Valérian Cérino-

Vendredi 17 Mars, Mr Poutine a tenu une réunion dédiée au développement socio-culturel de la Crimée, à l’occasion du 9ème anniversaire de l’annexion de 2014. C’est aussi en ce jour que la Cour Pénale Internationale a émis un mandat d’arrêt pour crimes de guerre à l’encontre du président russe.

Le lendemain, samedi 18 Mars, Vladimir Poutine s’est rendu en visite surprise à Sébastopol en Crimée. Selon Dimitry Peskov, porte-parole du gouvernement russe, il aurait initialement dû participer à cet événement en visioconférence.

Rossiya-1 a publié des images de Poutine visitant le Centre d’Art et d’Esthétique pour enfants du Parc historique et archéologique de Chersonèse, une ancienne colonie antique grecque en Crimée. D’autres images le montrent visitant le port de Sébastopol en compagnie de Mikhail Razyovzhayev, le gouverneur de la ville, des officiels des institutions orthodoxes et du pope orthodoxe Tikhon Shevkunov, son confesseur personnel.

Plus tard dans la soirée, Poutine est arrivé à Marioupol en hélicoptère pour constater l’avancement des travaux dans les premiers quartiers de la ville en cours de reconstruction.

Après un passage en voiture devant les sites symboliques de la ville, il a visité la salle de concert Centre Philharmonique de Marioupol.  Des images montrent Poutine assit au premier rang d’une salle refaite à neuf. Avant l’arrivée de l’armée russe, cette salle a servi d’abris pendant les bombardements. Ce bâtiment aurait également été utilisé en tant que tribunal après la prise de la ville, afin de juger les soldats ukrainiens fait prisonnier durant l’offensive finale de l’usine Azovstal.

Sur RIA, des photographies montrent Maran Khusnullin, le vice-premier ministre de la Fédération, présentant les plans de la future « ville-neuve » de Marioupol. La reconstruction de la ville devrait s’étaler sur l’ensemble de l’année 2023[7]. Les Nations Unies estiment que 90% des zones résidentielles de la ville ont été détruites pendant la prise de la ville.

D’après Rossiya-24, cette visite éclair s’est achevée avec une réunion au poste de commandement de la ville de Rostov-sur-le-Don pour un point complet sur la situation militaire du front ukrainien en présence du Général Valery Gerasimov.

Où en sont les réparations du pont de Crimée ? -Valérian Cérino-

Le 8 Octobre dernier, une violente explosion a endommagé une section du pont de Crimée. Ouvert au trafic en 2018, ce pont de 19 kilomètres de route et de rail relie la ville de Kertch en Crimée à la ville de Krasnodar en Russie continentale.

Cette infrastructure est d’importance stratégique : le pont a permis le transport de troupes et le ravitaillement en matériel nécessaire à l’effort de guerre sur le front sud. L’ouverture de ce nouveau front a favorisé l’avancée des troupes russes en direction du Dniepr et la prise en étaux des forces ukrainiennes présentes dans les villes côtières de la Mer d’Azov.

Le chantier routier du pont de Crimée serait terminé. Le trafic aurait repris depuis le 23 Février[8][9]. En revanche, le chantier ferroviaire ne devrait pas se terminer avant Juillet 2023[10]. Contrairement au pont soutenant la route, la structure du pont ferroviaire a été lourdement endommagée, nécessitant la réparation de plusieurs mètres de rail et de plusieurs piles du pont[11]

Le chef du Comité d’Investigation Fédéral russe, Alexander Bastrykin, a accusé les services secrets ukrainiens d’être à l’origine de l’explosion. Douze personnes[12] auraient été identifiées, dont des ukrainiens, des arméniens, des géorgiens et des russes ; huit d’entre-elles seraient déjà en état d’arrestation[13].

Politiques extérieures du Kosovo, de la Serbie et de l’Albanie – Fiona Bessioud – 

Les matchs qui conditionnent la participation des équipes de football à l’Euro 2024 ont débuté. Alain Giresse, sélectionneur du Kosovo, souhaite que son équipe soit qualifiée en vue de cet événement. Ce pays, dont l’équipe nationale n’a été admise par la FIFA et l’UEFA que depuis 2016, connaît encore des frontières contestées, en grande partie par la Serbie qui ne reconnaît pas sa souveraineté. Même avec ces intégrations tardives au sein des entités principales du football international, Alain Giresse juge aujourd’hui que son équipe est suffisamment préparée pour prétendre à cette participation.

Cependant, du fait du contexte très particulier dans lequel le pays évolue, ces démonstrations footballistiques revêtent des aspects beaucoup plus grands que de simples compétitions sportives. Elles sont également géopolitiques. Le soft power kosovar est au rendez-vous et se précise de plus en plus dans le domaine sportif.

En premier lieu, cette participation pourrait donner plus de visibilité au pays, encore trop mal connu de la plupart des européens et trop peu présent sur la scène internationale – si ce n’est uniquement pour la mise en avant de son instabilité interne. Il s’agirait ainsi de faire connaître le pays, sa culture mais aussi ses revendications. Pour couronner cette idée, comme les autres équipes nationales, les joueurs ont présenté leur maillot lors des trêves internationales. Le pays a choisi un motif tout particulier : sa propre cartographie. Il met ainsi en avant ses frontières et se présente comme une nation indivisible.

La participation du Kosovo à l’Euro 2024 pourrait ainsi susciter des tensions du côté serbe. Ces dernières ne se reflètent pas seulement par une critique de l’équipe mais aussi via des tensions relatives à des joueurs d’origine kosovare au sein d’autres équipes nationales. Ainsi, Nati Granit Xhaka, joueur de l’équipe Suisse, a déjà provoqué la Serbie à plusieurs reprises lors de matchs en 2018 ou en 2022 dans le cadre des deux Coupes du monde. La population serbe quant à elle, ne s’est pas non plus limitée dans ses provocations. Enfin, au-delà des Serbes et dans le cadre des sélections pour l’Euro 2024, la confrontation du Kosovo avec la Biélorussie prévue le 19 juin prochain est aussi problématique ; ce pays étant très proche de la Russie alors qu’elle ne reconnaît pas non plus la souveraineté kosovare. 

 

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