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Veille géopolitique Europe de l’est – Du 11 mars au 17 mars 2023.

Publié le 18/03/2023
17 min de lecture
Par Michel Dupont
Europe

Politique intérieure ukrainienne – Olga Chekhurska –

Les moines de l’Eglise orthodoxe ukrainienne rattachée jusqu’à récemment au patriarcat de Moscou pourraient être expulsés d’un monastère de la Laure des Grottes de Kiev

La direction de la réserve nationale du monastère Laure des Grottes de Kiev a envoyé une lettre d’avertissement qui exige les moines de l’Église orthodoxe ukrainienne occupant actuellement la Laure des Grottes de Kiev de quitter les lieux avant le 29 mars. La raison en était que l’Église orthodoxe ukrainienne située sur le territoire de la Laure violait les conditions d’utilisation de la propriété de l’État. Le monastère Laure des Grottes est le plus vieux monastère de Kiev et le lieu de résidence du primat de l’Église orthodoxe ukrainienne. Il héberge des moines qui font partie de la branche de l’Eglise orthodoxe ukrainienne soumise avant la guerre au patriarcat de Moscou. La réserve nationale justifie cette démarche par les conclusions du groupe de travail interministériel qui a constaté une violation par l’Église des termes de l’accord concernant l’utilisation des biens de l’État.

Le métropolite Kliment, porte-parole de l’Église orthodoxe ukrainienne a déclaré que les moines de l’Église orthodoxe ukrainienne ne pouvaient pas être expulsés du monastère « parce qu’il n’y a aucune justification légale à cela ». «Quant au travail du groupe de travail interministériel mentionné, le contenu de ses conclusions n’a été rapporté nulle part, et elles ont été manifestement rédigées de manière biaisée et en violation flagrante des normes légales. Ainsi, la seule raison de la réinstallation des moines d’un sanctuaire orthodoxe n’est qu’un caprice des fonctionnaires du ministère de la Culture, comme c’était le cas sous le régime soviétique dans les années 60 du siècle dernier», a noté le métropolite Kliment.

Le métropolite Pavel (Lebed), gouverneur de la Laure des Grottes de Kiev, a déclaré que les moines de l’Église orthodoxe ukrainienne ne vont pas quitter les lieux. «Nous n’avons pas l’intention de déménager et nous ne le ferons pas, car maintenant il y a des lois qui protègent les gens, nous ne sommes pas en 1917. Aujourd’hui, il existe une communauté mondiale, il existe une sorte de culture», a déclaré le métropolite Pavel dans un message vidéo publié sur la chaîne YouTube de la Laure.

Selon le chef de l’Eglise orthodoxe russe, le Patriarche Kirill, la demande de quitter la Laure des Grottes de Kiev est comparable à la persécution de la foi en temps d’impiété. Il a qualifié l’ultimatum d’expulsion « d’acte monstrueux » et les actions des autorités ukrainiennes d’anarchie et de manque de respect pour les droits de leurs concitoyens.

Relations UE – Ukraine et processus de résolution du conflit Ukraine/Russie -Séverine Ly-

Avancées sur l’accord céréalier entre l’ONU, la Turquie, l’Ukraine et la Russie :

Le 13 mars, le vice-ministre des Affaires étrangères de la fédération de Russie, Sergey Vershinin, a averti que son pays acceptait de prolonger «l’Initiative de la mer Noire» de soixante jours seulement au lieu des cent-vingt initialement prévus.  Cette annonce fait suite à une série d’échanges entre le gouvernement russe et l’ONU au sujet des accords d’Istanbul conclus le 22 juillet au sujet de «l’exportation de produits alimentaires et matières premières ukrainiens et d’engrais russes». Moscou considère en effet que seul Kiev a obtenu des «bénéfices considérables» alors que «les restrictions imposées aux exportateurs agricoles russes sont toujours en place». Le même jour, l’ONU publiait une note aux correspondants dans laquelle elle a souligné «l’impact positif  sur la sécurité alimentaire mondiale» de l’accord et son intention de «préserver son intégrité […] et assurer sa continuité». Le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, a toutefois reconnu que «des obstacles subsistent notamment en ce qui concerne les systèmes de paiement».

Sur les réseaux sociaux, les Occidentaux ont multiplié les messages et vidéos promouvant «l’importance cruciale» de l’initiative pour «combattre la famine mondiale» selon les mots de Samantha Power, présidente de l’USAID. L’agence UNCTAD a partagé une affiche titrée «un espoir commercial» suivi d’un rapport affirmant que «23 millions de tonnes de céréales ont été exportées dans le cadre de l’Initiative» en destination autant de pays développés qu’en développement tout en nuançant par les progrès à faire avec la nécessité de maintenir l’accord pour étendre les résultats et permettre aux «plus vulnérables du monde» de «traverser les crises». Le Conseil européen a aussi publié le 14 janvier un article présentant la place de l’Ukraine dans les importations mondiales, les conséquences de la guerre et les bienfaits de l’accord céréalier dans les pays pauvres comme le Yémen. En conclusion, l’UE s’est dite «unie contre la Russie en soutenant les nations dans le besoin». D’autres personnalités politiques ont affirmé leur soutien à l’Initiative et à son extension comme le Secrétaire américain Antony Blinken profitant de son tour en Afrique pour montrer l’arrivée de graines ukrainiennes sur le continent, le ministère des Affaires étrangères autrichien, celui de l’Allemagne,  la Suède ou encore le vice-premier ministre pour la restauration de l’Ukraine qui a dénoncé la décision «contradictoire» de la Russie vis-à-vis du document initial.

Candidature de l’Ukraine à l’UE :

Olga Stefanishyna, vice-première ministre chargée de l’intégration européenne de l’Ukraine a annoncé le 13 mars s’attendre à «une première évaluation de la Commission européenne concernant les progrès de l’Ukraine dans le respect des critères de candidature en mai». En effet, sept critères ont été imposés à l’Ukraine pour accéder au statut de candidat à l’UE. La vice-première ministre a affirmé que des avancées ont déjà été faites en particulier dans les domaines «de l’anti-corruption, de l’application de la loi et du judiciaire» même si «des problèmes techniques subsistent» comme la loi sur les minorités nationales et la mise en œuvre de mesures contre l’oligarchie. «Le 20 mars, je participerai à une réunion informelle du Conseil sur les questions générales, où nous discuterons des sept recommandations et déterminerons une date précise» a-t-elle conclu.

La politique extérieure de la Biélorussie – Vladimir Krsmanovic –

Le 12 et 13 mars 2023, le Président biélorusse Alexandre Loukachenko s’est rendu officiellement à Téhéran, afin de renforcer la coopération entre la Biélorussie et l’Iran. Pour rappel, la dernière visite d’Alexandre Loukachenko date d’il y a 17 ans, en 2006.

Cette visite s’inscrit dans la stratégie «arc de coopération», développée par la Biélorussie dans les années 2000 pour renforcer sa position dans les relations internationales. En hiver, Alexandre Loukachenko s’était rendu aux Emirats arabes unis et au Zimbabwe, pour finir en Chine au printemps.

Dès le lendemain de son arrivée à Téhéran, Alexandre Loukachenko a débuté les premiers entretiens avec le Président iranien Ebrahim Raïsi et l’après-midi avec le Guide suprême de la Révolution Islamique Ali Khamenei. Les entrevues entre les dirigeants se sont déroulées toute la journée dans le complexe du palais et du parc de Sa’adabad.

En 2021, les échanges commerciaux entre les 2 pays ont rapporté un chiffre d’affaires de plus de 33 millions de dollars, soit deux tiers de plus que l’année 2020. Or, à la fin de l’année 2022 ce chiffre a triplé, atteignant les 100 millions de dollars. Le poids des échanges mérite d’être souligner car il constitue le moteur du renforcement des liens entre les deux pays. Ainsi, il semblerait que cette visite ait principalement pour objectif de redynamiser les relations entre les deux partenaires. Alexandre Loukachenko a d’ailleurs souligné que « La particularité de cette visite est que nous avons réussi à surmonter cette pause […] pour la première fois, nous nous sommes mis d’accord sur toutes les questions de coopération bilatérale et avons conclu de nombreux traités et accords ». De plus, selon le chef d’Etat, la valeur de ces accords, s’ils rentraient en application, serait de 100 millions de dollars. Un chiffre significatif qui annonce que les relations bilatérales entre Minsk et Téhéran pourraient «franchir une nouvelle étape».

L’enjeu de cette coopération est avant tout économique pour la Biélorussie. En se rapprochant encore plus de Téhéran, Minsk souhaite participer au projet commun de la Russie, de l’Azerbaïdjan et de l’Iran visant à construire un axe de transport ferroviaire et d’autoroute Nord-Sud.

Ce corridor de transport mesurant plus de 7.200 km relierait le port indien de Nava Sheva au port de Saint-Pétersbourg, en passant par l’Iran. Ce projet présente plusieurs avantages, des distances plus courtes et des coûts de transport moins élevés par rapport aux autres itinéraires. L’Iran représente un corridor logistique de première importance dans le Moyen Orient, dont la Biélorussie souhaite tirer profit.

Par ailleurs, l’objectif de cette coopération est stratégique pour les deux pays.  En effet, l’Iran est sous la pression des sanctions occidentales depuis la chute du Shah en 1979. Suite aux élections présidentielles de 2020, la Biélorussie subit aussi de lourdes sanctions infligées par l’Union européenne. S’agissant des tentatives d’affaiblissement de la part des Etats occidentaux envers ces parias, Alexandre Loukachenko a déclaré lors d’un entretien : pendant «Cette période […] nous avons réalisé à quel point nous avons besoin les uns des autres». Il en a profité pour assurer que l’Etat biélorusse soutiendrait l’Iran face à ces sanctions unilatérales jugées injustes. Ce à quoi Ali Khamenei a répondu : «Les pays qui ont été sanctionnés par les Etats-Unis doivent coopérer les uns avec les autres et former une assemblée commune pour détruire l’arme des sanctions». Pour compléter les dires de son homologue iranien, Alexandre Loukachenko a partagé sa vision de l’équilibre dans les relations internationales au côté de l’Iran : «L’essentiel est que la Biélorussie et l’Iran sont attachés à l’idée de construire un monde multipolaire juste».

A l’issue des entretiens, les deux Présidents ont signé une feuille de route pour la coopération globale entre leurs deux pays pour la période 2023-2026. Cette feuille prévoit une coopération dans les domaines politique, économique, scientifique et technique ainsi que dans les domaines de l’éducation, de la culture, des arts, des médias et du tourisme. L’accord sur la rédaction de ce document avait été conclu en septembre 2021 lors de la réunion des Présidents en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai au Tadjikistan. Le voilà désormais concrétisé.

– Gouvernement de Transition unifié du Bélarus Libre et Diaspora bélarussienne -Olivier Husson-

L’exposition d’artistes réprimés du Bélarus a ouvert ses portes au Musée du Bélarus libre.
Une exposition de peintures d’artistes bélarussiens réprimés sous le nom de Vitanki du Bélarus  s’est ouverte à Varsovie selon Nasha Niva. Les dix-sept créateurs-participants ont été contraints de quitter leur pays, la plupart d’entre eux ont même purgé des peines de prison. On peut aussi y voir des photos de Pavlo Severinets, qui est toujours en prison.

D’ailleurs le Parlement Européen a fait passer une résolution le 15 mars condamnant la vague de répression touchant le Bélarus selon le site du Parlement Européen. La résolution salue l’établissement de la «Mission pour une Biélorussie démocratique» à Bruxelles et appelle les institutions de l’UE à soutenir la Mission ainsi que le Parlement à formaliser les liens entre les députés européens et les forces démocratiques bélarussiennes. La chef du Gouvernement de Transition, Svetlana Tsikhanouskaïa a déclaré sur Twitter: «J’applaudis vivement la résolution sur la Biélorussie adoptée par le Parlement Européen aujourd’hui. Elle appelle à formaliser les relations avec la Biélorussie démocratique, à imposer des sanctions crédibles au régime, à aider les Bélarussiens en exil et à lancer des procédures sur les crimes contre l’humanité de Loukachenko».

– Affaires intérieures au Bélarus et prisonniers politiques – Olivier Husson –

Des femmes journalistes ont été condamnées à de lourdes peines de prison cette semaine. Un tribunal de Minsk a condamné la rédactrice en chef du site d’information Tut.by, Marina Zolotova, 45 ans, et la directrice générale Lyudmila Chekina, 54 ans, à 12 ans de prison selon Viasna. Le procès à huis clos a duré plus de deux mois.

Lyudmila Chekina a été reconnue coupable en vertu de trois articles du Code pénal :

  • art. 243 : évasion fiscale
  • art. 130 : organisation d’actions intentionnelles visant à inciter à l’inimitié sociale sur la base de l’appartenance raciale, nationale, religieuse, linguistique qui ont été commises par un groupe de personnes ou ont eu des conséquences graves) ;
  • art. 361 : appels à l’action visant à nuire à la sécurité nationale de la République du Bélarus

L’ancienne rédactrice en chef Marina Zolatova a été reconnue coupable pour les mêmes chefs d’accusation sauf pour l’accusation d’évasion fiscale qui a été retirée. En fait, ces journalistes ont couvert les événements en Ukraine pendant la révolution de Maidan en 2014 et en 2010, elles ont écrit sur les manifestations post-électorales au Bélarus et ainsi que sur la répression contre les manifestants bélarussiens pacifiques en 2020.

La chef de l’opposition en exil, Svetlana Tikhanovskaïa, condamné ces longues peines d’emprisonnement selon son compte Twitter.
«Le verdict prononcé à l’encontre de Marina Zolotova et de Lyudmila Chekina est une nouvelle tentative du régime de tuer le journalisme honnête au Belarus» a-t-elle déclaré sur Twitter.
Zolotova et Chekina ont toutes les deux été arrêtées en mai 2021 avec une douzaine de collègues et Tut.by a été déclaré «organisation extrémiste» en 2022 et fermé. Les journalistes qui ont réussi à échapper à la répression en quittant le pays ont créé un nouveau journal, Zerkalo (miroir en russe). Les employés n’ont pas révélé leur identité de peur d’attirer l’attention des forces de l’ordre sur les membres de leur famille qui se trouvent encore au Belarus.

«Mila, Marina, nous sommes fiers de vous. Votre intégrité et votre résistance sont un exemple pour nous tous. Nous poursuivrons votre travail, en informant le peuple du Bélarus des informations de qualité, quoi qu’il arrive», a déclaré le personnel de Zerkalo avant le verdict sur le site Zerkalo.

Situation en Moldavie et en Transnistrie -Sarah Wilpotte-

Le 11 mars, les autorités moldaves ont annoncé avoir arrêté les membres d’un réseau qui serait orchestré par Moscou. 25 hommes ont été interrogés par les enquêteurs et sept d’entre eux ont été placés en détention, a déclaré lors d’une conférence de presse le chef de la police Viorel Cernautean. « Des personnes sont venues de Russie avec un rôle bien précis de formation », a ajouté le responsable, qui a également expliqué avoir agi après avoir « reçu des informations sur l’organisation par les services spéciaux russes d’actions de déstabilisation sur notre territoire via des manifestations ».

Les 12 et 14 mars, de nouvelles manifestations ont eu lieu dans la capitale Chisinau, organisées par le parti de l’oligarque prorusse Ilan Shor. Selon les propos du secrétaire général de l’administration présidentielle moldave, ces manifestations seraient un moyen pour la Russie de déstabiliser le pays, des allégations approuvées par le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de l’exécutif américaine John Kirby. Les Etats-Unis ont, en outre, annoncé renforcer leur partage d’informations avec les dirigeants moldaves. Anatolie Nosatii, le ministre de la Défense moldave, a dénoncé dans un entretien pour l’AFP le 13 mars des opérations de « désinformation » et des « provocations » dans le cadre d’une guerre hybride menée par la Russie afin de renverser le gouvernement. Cependant, la Moldavie ne serait pas selon lui confrontée à un « danger militaire imminent ».

Le 14 mars, le Parlement EUropéen a discuté de la situation en Moldavie. Lors de cette séance, le député roumain Siegfried Mureșan a mis en avant le fait que l’entrée de la Moldavie dans l’Union Européenne était la seule manière de garantir la stabilité et la sécurité dans le pays au long terme, et a demandé des sanctions contre les oligarques qui entreprendraient des actes contre ce cheminement vers l’entrée dans l’Union Européenne.

Le même jour, un document semblable à celui à propos des plans russes sur la Biélorussie aurait été découvert par des journalistes d’investigations moldaves en collaboration avec dix autres agences de presse européennes et états-uniennes, selon RISE (Moldova). Ce document, intitulé “Objectifs stratégiques de la Fédération de Russie concernant la République de Moldavie” date de 2021, et mettrait en avant divers objectifs pour prendre le contrôle politique de la Moldavie et éloigner le pays de l’Union Européenne d’ici 2030, avec un stratégie basée sur les domaines militaire, politique, économique et humanitaire, toujours d’après ce média

Politiques extérieures du Kosovo, de la Serbie et de l’Albanie -Fiona Bessioud-

Isabel Santos, rapporteuse permanente du Parlement Européen, rédige une résolution sur l’Albanie : entre critiques et approbations.

Isabel Santos, rapporteuse permanente du Parlement Européen pour l’Albanie, a rédigé et mis en avant une résolution qui a fait échos au sein du pays cette semaine. Les thématiques principales concernent la liberté d’expression ou les problématiques liées au non accès des archives de la période soviétique. On peut lire dans ce texte les propos suivants : « [Le Parlement européen] s’inquiète de l’absence de progrès en matière de transparence institutionnelle, de liberté d’expression et de liberté des médias et souligne le rôle des dirigeants politiques dans la création d’un environnement favorable à ces libertés ». Isabel Santos avait déjà proposé une résolution sur des sujets similaires en 2021, entraînant ainsi  l’adoption d’un texte par le Parlement européen après discussions. 

La député européenne ne dresse cependant pas un tableau totalement noir de la situation politique, économique et sociale de l’Albanie, pays où l’accord d’adhésion à l’Union Européenne fait encore son chemin. En effet, dans la nouvelle résolution, elle approuve et met en lumière les progrès réalisés en matière de lutte contre la corruption ou encore de protection de l’environnement. 

De fait, Mirela Kumbaro, Ministre du Tourisme et de l’Environnement du pays, annonçait ce 15 mars que le fleuve Vjosa, après décision du gouvernement, devenait le premier fleuve à avoir le statut de « Parc national » sur le continent européen. Cette information a été publiée de nombreuses fois sur son compte twitter, sur lequel elle informe sa population à propos des avancées du gouvernement en matière environnementale. En plus de s’inscrire dans la voie des objectifs de développement durable, le pays collabore avec d’autres entités pour mener à bien ce projet. L’IUCN travaille de ce fait avec l’Etat et la ministre pour ce grand pas écologique alors que le fleuve abrite des espèces menacées.

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