Veille géopolitique Asie Centrale – du 4 mars au 10 mars 2023

Politique multivectorielle en Asie centrale – Alexandre Brière –
Le 9 mars, à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan, le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev a reçu une délégation de la Banque mondiale dirigée par Anna Bjerde, vice-présidente de l’institution pour l’Europe et l’Asie centrale. Cet événement s’inscrit dans un contexte d’accroissement de la participation de la Banque mondiale à la mise en œuvre de projets régionaux stratégiques, permettant d’assurer la stabilité économique et financière, ainsi que le développement durable en Asie centrale. Comme rapporté par le service de presse du président de la République d’Ouzbékistan, une attention particulière a été accordée aux questions liées à la poursuite de projets budgétaires de grande ampleur en Ouzbékistan, garantissant la réforme agraire, l’amélioration de l’efficacité du financement de l’agriculture et de la gestion de l’eau, ainsi que l’accélération du programme de privatisation des banques d’État et des entreprises. De plus, comme indiqué par l’agence d’information ouzbèke Kun.uz, la Banque mondiale a l’intention de promouvoir activement des plans ambitieux de lutte contre la pauvreté, d’élaborer une stratégie pour le financement d’entreprises locales, de moderniser les infrastructures rurales et les villes de taille moyenne, ainsi que de contribuer au développement du pays en matière d’éducation et de soins de santé. Enfin, selon l’agence de presse ouzbèke UzDaily.uz, il s’agit également de répondre aux enjeux environnementaux liés à la décarbonisation de l’économie, au développement des énergies alternatives, à l’élaboration de plans directeurs pour la production et le transport d’électricité, aux programmes assurant l’efficacité énergétique, à l’attraction d’experts étrangers spécialisés dans l’économie verte, ainsi qu’au financement de grandes infrastructures hydroélectriques.
– Mongolie et relations Asie Centrale/Asie de l’Est – Julie Eifler-Bolander –
Cette semaine a été marquée par la visite officielle de la ministre des Affaires étrangères mongoles, Batmunkh Battsetseg, en Ouzbékistan, les 8 et 9 mars, comme le rapporte le média mongol Monstame.
Pendant sa rencontre avec son homologue ouzbek, Baxtiyor Saidov, ils ont pu échanger sur la coopération commerciale et économique des deux pays. La ministre mongole a d’ailleurs fait part de sa volonté de renforcer leurs relations, étant donné que les deux pays ont pour point commun d’être en développement et enclavés. Cette visite est d’ailleurs la première entre ministres des Affaires étrangères depuis l’établissement des relations diplomatiques en 1992, comme le rappelle le site officiel du ministère des Affaires étrangères mongol. La ministre mongole en a donc profité pour aborder d’autres sujets, comme l’agriculture, notamment lors de sa rencontre avec le ministre ouzbek de l’Agriculture, ce qui a été annoncé sur le compte Twitter du ministère des Affaires étrangères mongol. Une rencontre avec le ministre ouzbek de l’Investissement, de l’Industrie et du Commerce, Laziz Kudratov, a aussi été organisée. Les exportations, la nourriture, l’investissement, les transports et la logistique ont été alors évoqués, comme précisé sur le site officiel du ministère des Affaires étrangères mongol. Pour conclure cette visite, la ministre mongole a rencontré le Vice-Premier ministre ouzbek, Jamshid Khodjaev, avec lequel ces sujets ont également été abordé, en plus d’une potentielle coordination pour protéger l’environnement et le changement climatique. Cette visite s’inscrit dans le cadre des politiques du gouvernement mongol «Vision 2050» et «Nouvelle Renaissance» («New Revival Policy» en anglais), et dans la recherche de nouveaux partenariats pour le développement du pays.
Ressources, énergie, matières premières et environnement en Asie Centrale – Audrey Colin –
Cette semaine, le ministre de l’énergie kazakh, Bulat Akchulakov, s’est rendu au CERAweek à Houston (Texas). Cette conférence, qualifiée parfois de «Davos de l’énergie», «fournit un cadre intégré pour comprendre ce qui attend les marchés mondiaux de l’énergie, la géopolitique et la technologie. Les participants comprennent des cadres supérieurs, des représentants de gouvernements, des leaders d’opinion, des universitaires, des innovateurs technologiques et des dirigeants financiers». Selon le CERAWeek, le 7 mars, le ministre de l’énergie kazakh est intervenu sur des questions de géopolitique, de souveraineté et de régulations des approvisionnements en hydrocarbures. Hydrocarbures désormais incontournables dans la vie quotidienne (carburants, plastiques, aliments, produits pharmaceutiques). À ce sujet, le ministre a déclaré ainsi : «Je crois que les événements géopolitiques créent un océan d’incertitude. Personne ne peut prédire quoi que ce soit pour les deux prochains mois avec autant de précision. Cependant, nous devons aller de l’avant, il existe de nombreuses opportunités». Dans ce contexte, le ministre a fait part de la double volonté d’Astana, qui consiste à augmenter sa production pétrolière et ses exportations, mais aussi à trouver de nouvelles routes pour exporter sa production.
Astana souhaite augmenter sa production de pétrole à 2 millions de barils par jour d’ici fin 2024. Cette augmentation des exportations devrait s’effectuer par le biais de l’oléoduc Caspian Pipeline Consortium (CPC) qui relie le Kazakhstan à la Mer Noire en traversant la Russie. Cet oléoduc, qui transporte aujourd’hui 1 % du pétrole mondial, devrait voir une augmentation de son volume de transport de 38 % entre 2022 et 2024 (soit une augmentation de 50 à 72 millions de tonnes par an). En outre, le Kazakhstan souhaite être davantage indépendant de la Russie en matière d’exportation pétrolière. En effet, le CPC représente ⅘ des exportations de pétroles du Kazakhstan et au cours de l’année 2022, des défaillances ont touché le pipeline à 4 reprises. Certains observateurs estiment qu’il s’agit de pressions de la part de la Russie afin de pousser le Kazakhstan à lui accorder son soutien dans le conflit russo-ukrainien. Cette thèse est notamment développée par le Financial Times. Dans ce contexte, le ministre Bulat Akchulakov a déclaré qu’Astana souhaitait construire un nouveau pipeline traversant la mer Caspienne afin de diminuer sa dépendance à la Russie, qui est le «problème numéro un» du Kazakhstan. La construction d’un nouveau pipeline et la mise en place d’une nouvelle flotte sont ainsi en réflexion selon le Financial Post.
Sécurité, Défense et conflits frontaliers – Maxime Delaye –
L’ancien ministre de la défense du Kazakhstan Murat Bektanov a été ce 24 février condamné par la cour militaire spécialisée inter-districts à 12 ans de prison de haute sécurité en raison de sa gestion des révoltes de 2022. Pour rappel, en janvier 2022 s’était enclenchée une série de manifestations qui avaient pour origine les problèmes socio-économiques du pays (inégalités, crise économique, corruption, …) avec comme élément déclencheur la montée subite des prix du gaz. Ces manifestations qui ont tourné en soulèvement armé avaient coûté la vie à 238 citoyens dont 19 agents des forces de l’ordre.
La condamnation a été rendue publique par le média étatique BaigeNews (Groupe QazContent) le 09 mars à la demande expresse du gouvernement kazakh, via la publication d’une déclaration de la cour indiquant ainsi : «M. Bektanov a été condamné par le verdict de la Cour militaire spécialisée inter-districts pour les affaires pénales du 02.24.2023 en vertu de la partie 3 de l’article 451 du Code pénal de la République du Kazakhstan, il a été condamné à 12 ans de prison avec une peine dans l’établissement d’un système pénal de sécurité maximale». Initialement arrêté le 20 février selon l’article 452 du code pénal kazakh, traitant du défaut d’utilisation de l’autorité et ne portant qu’une peine maximum de 10 ans de prison, les charges retenues contre lui ont finalement été revues en abus de pouvoir.
Aucun autre détail de l’affaire n’est réellement connu de par sa classification «Confidentielle». Cependant, il est possible de se demander au vu de cette reclassification des faits si le ministre n’a pas volontairement empêché ses hommes d’intervenir pour soutenir une déstabilisation du gouvernement, forçant alors le président à se tourner vers les troupes du CSTO pour remettre de l’ordre dans le pays. À ce sujet, le procureur général Berik Asylov avait notamment déclaré : « [Bektanov] a donné plusieurs ordres illégaux, y compris refuser de déployer des soldats pour protéger les bâtiments du gouvernement, […] Des gens ont été tués par des criminels et des villes ont été pillées et brûlées». Une autre lecture de l’affaire pourrait consister en le fait que le gouvernement kazakh se sert de cet ancien ministre comme d’un bouc émissaire pour justifier le fiasco que fût la gestion de la crise, celle-ci ayant causé de nombreuses réactions de la part d’ONG dénonçant de supposés actes de tortures et d’exécutions sur les manifestants.
Ce 7 mars, fût inauguré sur la base de Tokmok au Kirghizistan la 10ème édition de l’exercice Khanjar (ou dague en hindi). Cet exercice était bi-annuel entre 2011 et 2015, année marquant le premier exercice militaire de l’armée indienne au Kirghizistan. Par la suite, celui-ci est devenu annuel. Cette série de rencontres interarmées vise notamment à améliorer l’interopérabilité militaire ainsi que les relations étatiques entre les deux États. La force majeure de cet exercice réside cependant surtout dans l’environnement de haute montagne qui est particulièrement éprouvant pour les hommes comme pour la logistique.
C’est avant tout ce savoir-faire des forces kirghizes sur ce terrain difficile qui intéresse les forces indiennes. En effet, selon un capitaine de l’armée indienne interrogé par le média Eurasianet lors de l’édition 2015, l’armée indienne sait «que les soldats kirghizes ont une grande expérience dans la conduite d’activités militaires dans les montagnes et [elle espère] adopter cela, [… pour] étudier comment survivre en montagne, puisque c’est la difficulté fondamentale dans ces conditions».
En échange de cela, le Kirghizistan utilise les instructeurs indiens bien meilleurs en opérations spéciales pour améliorer la technicité de ses forces, qui furent précédemment entraînés par les forces spéciales américaines (possiblement par des éléments du 10th Special Forces Groupes) avant l’expulsion des forces de l’armée américaine du pays en 2013. Depuis, l’Inde semble être devenu le nouveau formateur tactique de l’élite de l’armée kirghize, les soldats indiens faisant pratiquer au cours de l’exercice un ensemble d’exercice de manœuvre tactique («drills») à leurs homologues kirghizes.
Semaine chargée pour la coopération militaire indo-kirghiz puisqu’en parallèle de l’exercice Khanjar, ce 6 mars a été réalisé le «flagging» du mont Stok Kangri (6153 mètres) en Inde par une expédition conjointe entre les deux armées. Une expédition composée de 8 soldats kirghizistanais et d’éléments du «Scouts Regimental Centre» appartenant au XIV corps indien (aussi surnommée le «Fire and Fury corps»), une division d’élite de l’armée indienne. Celle-ci est connue comme les plus hauts combattants du monde de par leurs positions en première ligne face aux armées pakistanaise et chinoise afin de garder le glacier Siachen (5753 mètres).
Une expédition qui selon une déclaration de la direction de l’information publique de l’armée indienne sur twitter permettra de «fournir une plateforme aux deux armées pour apprendre les meilleures pratiques d’alpinisme». Des pratiques améliorant ainsi grandement les capacités opérationnelles des scouts des deux armées qui ont un rôle très important à jouer dans les combats en milieu montagneux.
Au vu de ces deux événements de coopération indo-kirghiz, il semble que l’Inde et le Kirghizistan construisent actuellement une forme de relation privilégiée, en vue des enjeux de reprise des conflits dans la région. De plus, cette spécialisation sur le combat en haute montagne en dit également beaucoup sur le paradigme militaire indien et ses problèmes de sécurité le long de la chaîne himalayenne. À une plus grande échelle, mise en parallèle avec son action dans les autres secteurs de coopération internationale (culturelle, diplomatique, institutionnelle,…), cette présence forte de l’armée indienne dans la coopération militaire en Asie Centrale laisse présager que le pays tend de plus en plus à être l’acteur majeur en Asie Centrale afin de concurrencer les plans de son voisin et rival chinois.
Départ de l’armée ouzbek de Pithoragarh en Inde ce 05 mars, à la suite de la fin de la quatrième édition de l’exercice de coopération indo-ouzbek «Dustlik», déjà couvert au cours d’une veille précédente. Après deux semaines intenses d’entraînement tactique et d’échanges culturels, les 90 soldats du contingent se sont séparés à la suite d’un exercice de validation intense simulant la destruction d’un bastion terroriste.
Le commandant des du 14ème bataillon Garhwal (dont proviennent les hommes du contingent indien), le colonel Anuj Tyagi, a tenu à souligner que «pendant toute la durée de l’exercice, les forces armées de l’Inde et de l’Ouzbékistan ont fait preuve des plus hauts standards de conduite professionnelle, de perspicacité tactique et de discipline militaire qui ont été très appréciés et salués par tous les dignitaires».
Une déclaration qui souligne avant tout le succès de l’exercice laissant supposer une continuation de la coopération militaire indo-ouzbek et la tenue probable d’une 5ème édition de l’exercice. Une coopération déjà sur de bonne voie depuis la mise en place de la base conjointement gérée de Gissar en plein cœur de l’Ouzbékistan.
Humanitaire et aide au développement en Asie centrale – Lucien Moreels –
Ce 7 mars, le vice-ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Kairat Umarov a participé aux débats lors d’une conférence du cinquième forum décennal des pays les moins développés des Nations Unies, rapporte le site du ministère. Cette rencontre qui s’est tenue du 5 au 9 mars au Qatar a réuni près de 3000 représentants, dont des représentants et chefs d’États, et des dirigeants d’organisations internationales. Le secrétaire général des Nations unies António Guterres a ouvert l’évènement, où étaient aussi présents des représentants des milieux d’affaires et des communautés scientifiques et civiles, d’après le site Kazinform. Le service de presse des Nations unies rapporte ainsi que le vice-ministre Kairat Umarov a mis en avant la réussite du Kazakhstan dans son intégration dans l’économie mondiale malgré son enclavement, notamment en luttant ces dernières années contre la fracture numérique. Le média Astana Times souligne enfin l’appel du vice-ministre pour un développement de l’aide internationale envers les pays les moins développés, permettant une croissance durable. Le ministère des affaires étrangères qatari rapporte de plus que Kairat Umarov s’est entretenu sur des questions de coopération bilatérale avec son homologue le vice-ministre des affaires étrangères Sultan bin Saad Al Muraikhi.
Politique interne kirghize, tadjike et turkmène – Alexiane Pradier.
Le 9 mars, l’organisation non gouvernementale Freedom House a publié sur son site internet son rapport annuel intitulé «Liberté dans le monde 2023, 50 ans de lutte pour la démocratie» basé sur des données récoltées au cours de l’année 2022. Dans ce dernier, le Kirghizistan et Turkménistan ont été classé comme «pays non libres» pour respectivement la troisième et septième année consécutive. Les deux pays ont des scores très bas sur les deux variables utilisées : «droits politiques» et «libertés civiles». S’ajoute à cela un score de liberté d’Internet relativement moyen pour le Kirghizistan alors que s’il est considéré «en partie libre» sur le sujet, de nouvelles législations sont mises en place depuis 2021 dans le but d’imposer de «nouvelles restrictions visant à censurer les contenus critiques en ligne» d’après l’Alliance mondiale de la société civile CIVICUS dans son rapport annuel de 2021. Cette législation n’est cependant toujours pas officiellement active alors que le président Sadyr Japarov a prolongé le délai de finalisation du projet de loi dit «sur les médias de masse», sa troisième version devant ainsi être ou non approuvée dans les quinze prochains jours d’après le média kirghize 24.kg. De nombreuses organisations n’hésitent pas à exprimer leur «inquiétude face à l’escalade de la répression contre les journalistes et à la suppression de la liberté de la presse» au Kirghizistan depuis les deux dernières années, comme le démontre le média Azzatyk. Cette préoccupation est partagée par des ONG internationale de défense des droits de l’Homme qui ont à plusieurs reprises signalé des violations des droits de l’Homme dans le pays avec par exemple des «détentions d’activistes» comme le précise le média Kloop.
Autres formes de coopérations internationales – Sophie Marc –
La 17ème commission intergouvernementale entre le Turkménistan et l’Ouzbékistan pour la coopération commerciale, économique, scientifique, technique et culturelle s’est tenue ce lundi 6 mars à Achgabat, la capitale du Turkménistan, rapporte le Ministère des Affaires étrangères turkmène.
La délégation turkmène était dirigée par le vice-président du Cabinet des ministres du Turkménistan Batyr Atdaev et composé de plusieurs responsables importants des différents ministères concernés, tandis que celle de l’Ouzbékistan était menée par le vice-premier ministre de la République d’Ouzbékistan Jamshid Khodjaev, souligne le Uz.Daily.
Les débats ont principalement tourné autour de la mise en oeuvre des décisions des précédentes réunions de la commission et de l’élan apporté à la coopération entre les deux États grâce aux négociations entre les deux présidents des deux pays, Serdar Berdimuhamedov pour le Turkménistan et Shavkat Mirziyoyev pour l’Ouzbékistan. La nécessité de renforcer le partenariat des deux États dans les secteurs des transports, de la logistique, de l’énergie et de l’agriculture, annonce Business Turkmenistan.
A la suite de la réunion, un protocole a également été signé par les deux parties, selon Newswires.
Le Turkménistan, bien que moins évoqué, n’en reste pas moins considéré comme un pays autoritaire au même titre que le Kirghizistan par un rapport annuel de février 2022 sur le niveau de démocratie dans les pays du monde publié par The Economist Intelligence Unit. Le rapport annuel de CIVICUS évoqué plus tôt précise que le Turkménistan, déjà répressif quant aux informations disponibles sur Internet pour ses citoyens, avait intensifié sa campagne à l’encontre des divers logiciels comme des VPN qui permettent de contourner les restrictions Internet imposées par l’Etat.
Culture et religion – Marion Bretton –
Cette semaine dans les différents pays d’Asie centrale ont débuté les festivités autour de la Francophonie. Les Alliances Françaises, les Ambassades et autres partenaires organisent alors diverses activités. Le but de cette démarche est de promouvoir l’apprentissage de la langue française, la culture des différents pays francophones ainsi que les différents partenariats mis en place entre les entreprises francophones et les pays d’Asie centrale. Les programmes des festivités varient d’un pays à l’autre. L’Alliance Française de Bichkek, par exemple, organise des projections de films francophones, des ateliers axés sur la découverte de spécialités culinaires ou encore des concours de chant, de dessin et d’écriture. Plus encore, des séminaires sont ouverts afin d’orienter les étudiants francophones dans leurs études et organiser des échanges universitaires. A Almaty, l’Alliance Française met le cinéma à l’honneur avec un festival de films francophones. Si les Alliances Françaises et les Ambassades se chargent d’organiser beaucoup d’activités variées, les écoles primaires, lycées et universités dispensant des cours de français se prêtent également au jeu. De nombreuses cérémonies sont organisées durant lesquelles les étudiants et les professeurs participent à des spectacles et des démonstrations, en présence de représentants de pays francophones.
À propos de l'auteur
Julie EIFLER--BOLANDER
Biographie non renseignée



