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VEILLE EUROPE DE L’EST – Du 21 janvier au 27 janvier 2023.

Publié le 28/01/2023
16 min de lecture
Par Michel Dupont
Europe

Equipe de la veille géopolitique hebdomadaire Europe de l’Est : Séverine Ly, Matisse Grenier, Claire Aréthuse, Sarah Wilpotte, Olivier Husson

21/01/2022 : Un ancien agent du FBI accusé d’avoir reçu des paiements secrets d’au moins un fonctionnaire des Balkans -Olivier Husson-

Charles McGonigal, un agent du FBI pendant 22 ans jusqu’à sa retraite en 2018, est arrêté le 21 janvier 2023 à l’aéroport de John F. Kennedy alors qu’il revenait d’un voyage international, a déclaré à CNN une source familière avec l’arrestation.

Charles McGonigal est accusé d’avoir reçu de l’argent d’un milliardaire russe Oleg Deripaska alors qu’il dirigeait l’unité de contre-espionnage du bureau de New York et enquêtait sur les oligarques russes, dont M. Deripaska. L’oligarque russe Oleg Deripaska avait subi des sanctions américaines pour avoir interféré dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Selon l’acte d’accusation Charles McGonigal est aussi soupçonné d’avoir reçu au moins 225 000 $ en paiements secrets d’un ancien employé d’un service de renseignement albanais alors qu’il était encore à l’agence en échange d’intérêts commerciaux, sans divulguer sa relation avec le bureau. Cet ancien agent albanais s’est converti en homme d’affaires, il est aujourd’hui un citoyen américain naturalisé et vit dans le New Jersey.

La justice américaine a ouvert une enquête sur des éventuels cadeaux que l’ancien agent du FBI Charles McGonigal aurait reçus de la part de fonctionnaires du Monténégro, d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine et du Kosovo, ont rapporté CNN.

Les procureurs déclarent qu’au cours de plusieurs voyages à l’étranger, en Albanie, en Autriche et en Allemagne, McGonigal a omis de déclarer qu’il avait rencontré « le premier ministre albanais, un politicien kosovar et d’autres personnes » alors qu’il était tenu de déclarer ses voyages à l’étranger et ses contacts avec des ressortissants étrangers en tant qu’employé du FBI.

En tout, il est visé par neuf chefs d’accusation annoncées par les bureaux du procureur américain du district sud de New York et de Washington. Charles McGonigal a plaidé non coupable par l’intermédiaire de son avocat lors d’une mise en accusation le 23 janvier à New York. La chute est spectaculaire pour McGonigal, qui a dû rendre son passeport et est actuellement interdit de tout voyage international.  

22-24/01/2023 : Vague de démissions et licenciements pour corruption parmi de hauts responsables ukrainiens -Séverine Ly-

Dans son adresse quotidienne du 22 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que «le Cabinet des ministres de l’Ukraine a limogé un vice-ministre qui a été dénoncé par la NABU», le Bureau national anti-corruption d’Ukraine, tout en alertant que d’autres «décisions ont déjà été préparées» et que «des actions concrètes» étaient à venir afin de lutter efficacement contre la corruption. Accusé par le NABU d’avoir reçu «des fonds pour faciliter la conclusion de contrats d’achat d’équipements et de machines à des prix gonflés», le vice-ministre du développement des communautés, des territoires et des infrastructures, Vasyl Lozynskyi, a servi d’exemple. Le président ukrainien se veut intransigeant afin de garder la confiance des Occidentaux. 

Le 24 janvier a été une journée décisive. Les quatre chefs d’administration militaire des oblast de Kherson, Sumy, Zaporizhzhia et Dnipro ont été licenciés sur accords réciproques  selon des décrets publiés sur le site du président. Kyrylo Timochenko, chef adjoint du bureau du président a annoncé sur Telegram sa démission. Il a été remplacé par Oleksii Kuleba, démis pour se faire de son poste de chef de l’administration militaire de l’oblast de Kiev. Le même jour, selon le représentant du gouvernement au Parlement ukrainien Taras Melnychuk sur Telegram, le cabinet des ministres a limogé un vice-ministre de la Défense pour surfacturation de l’approvisionnement alimentaire pour l’armée, un de la politique sociale, et deux du ministère du développement des communautés, des territoires et des infrastructures ainsi que deux chefs adjoints du Service d’État des transports maritimes et fluviaux et de la navigation de l’Ukraine. Le chef adjoint du parti présidentiel « Serviteur du peuple », a été limogé sur fond d’accusations de corruption liée à l’achat d’une propriété à Kiev pour un montant supérieur à ses revenus déclarés.

La Justice n’a pas été épargnée puisque le 24 janvier, «le procureur général Andrii Kostin a signé une ordonnance sur le renvoi du procureur général adjoint Oleksii Symonenko de son poste» a informé un communiqué du service de presse du procureur général, en raison d’un voyage familial en Espagne pendant les fêtes de fin d‘année.

D’autres enquêtes sont en cours dont une portant sur le département de l’éducation de l’administration du district Holosiivsk de Kyiv soupçonné d’avoir détourné 1,3 million de hryvnias du budget selon le bureau du procureur de Kyiv sur Telegram.

22/01/2023 : Visite de Boris Johnson à Kyiv -Séverine Ly-

L’ancien Premier ministre britannique et membre du parlement, Boris Johnson, a annoncé sur Twitter s’être rendu à Kyiv le 22 janvier, jour de l’unité de l’Ukraine, et a remercié le président Zelensky et «tous en Ukraine pour [leur] accueil chaleureux». 

Selon un communiqué officiel du cabinet présidentiel, Boris Johnson et Volodymyr Zelensky «ont échangé leurs points de vue sur les mesures pratiques (…) pour aider l’Ukraine en cette période difficile», notamment au sujet de l’organisation d’un «sommet de la paix» qui permettrait la mise en oeuvre de la «formule de paix» proposée par le président ukrainien. Ce dernier a aussi insisté sur l’adhésion de son pays à l’OTAN comme «la meilleure garantie de sécurité» ainsi que sur les besoins matériels militaires de son armée: «des chars, des avions, des missiles à longue portée». Il a enfin remercié «le soutien public actif» de son visiteur à l’Ukraine. «J’ai entendu vos déclarations à Davos, merci beaucoup pour elles. Merci de soutenir notre pays», a déclaré Volodymyr Zelensky. 

Après une visite à Bucha et Borodianka, l’homme politique britannique a participé à une conférence avec les étudiants de l’Université nationale Taras Shevchenko dont un résumé est disponible sur le site officiel du président ukrainien. Avec ce dernier, ils ont souligné la nécessité et la possibilité de remporter la guerre en 2023 afin d’y mettre un terme. Mais cette finalité rapide «dépend de deux choses : la force à l’intérieur de l’Ukraine et celle de l’extérieur». Et un ralentissement d’une ou des deux forces «prolongera la guerre» selon les termes du président. Boris Johnson a exprimé son profond soutien à l’Ukraine en critiquant ceux qui auraient peur d’une escalade occidentale. «Comment pouvons-nous intensifier la confrontation, où une partie utilise déjà les avions modernes les plus avancés pour bombarder des zones résidentielles ?» a-t-il demandé.

23/01/2023 : Le président serbe dénonce les “pressionseuropéenne et américaine visant à lui faire signer le Plan Kosovo. -Matisse Grenier-

D’après Balkan Insight, le président serbe Aleksandar Vucic a déclaré lundi 23 janvier, lors d’une conférence de presse, que les représentants de l’Union européenne et des Etats-Unis, rencontrés vendredi, menaçaient la Serbie de suspendre le processus d’intégration européenne et de bloquer les investissements en cas de refus de signer la proposition franco-allemande sur le règlement du différend avec le Kosovo.

Ces déclarations ont provoqué des réactions agacées de l’opposition serbe qui y voit « une humiliation supplémentaire » de son pays. Le représentant spécial de l’UE pour le dialogue Serbie-Kosovo avait déclaré à l’issue de la rencontre que lui et ses collègues européens et américains « se sentaient encouragés » après la réunion.

La proposition dite franco-allemande n’a pas été rendue publique mais elle prévoirait le “développement de relations normales de bon voisinage fondées sur l’égalité des droits, “l’inviolabilité actuelle et future de la frontière existant entre euxet le “respect de l’intégrité territoriale de l’autre. Tous ces éléments, s’ils étaient acceptés, constitueraient un revirement stratégique majeur pour la Serbie dans sa politique vis-à-vis du Kosovo, dont elle serait implicitement contrainte de reconnaître l’existence.

25/01/2023 : Approbation par le parlement de Bosnie-Herzégovine du nouveau conseil des ministres -Séverine Ly-

Presque quatre mois après l’élection présidentielle en Bosnie-Herzégovine et un mois après la nomination de Borjana Kristo à la présidence du Conseil des ministres, la chambre des représentants du pays a approuvé le 25 janvier, à 23 voix contre 19, le gouvernement proposé par la Première ministre, selon un communiqué de presse du conseil des ministres

Ce nouveau gouvernement est composé de représentants de différents partis politiques : l’Union démocratique croate de Bosnie-Herzégovine (HDZBiH)dont est issue Borjana Kristo, l’Alliance des sociaux-démocrates indépendants (SNSD) dirigée par le dirigeant sécessionniste serbe de Bosnie Milorad Dodik, et une coalition de huit partis politiques bosno-musulmans dirigée par le parti social bosniaque Parti démocrate (SDP). Le président du HDZ a salué sur Twitter «la formation rapide» de ce conseil des ministres prouvant «qu’un dialogue politique constructif existe», ce processus ayant par le passé pris plusieurs mois faute d’entente entre les partis. 

Ces nominations renforcent la position pro-européenne de la présidence tripartite. Dans une adresse de la Première ministre Borjana Kristo à son homologue croate, Andrej Plenković pour le féliciter de l’entrée de la Croatie dans la zone euro et l’espace Schengen, elle a souligné les «aspirations identiques» de la Bosnie-Herzégovine et la volonté «d’un avenir d’intégration similaire». Josep Borrell l’a en outre félicitée sur Twitter, attendant «avec impatience de nouveaux progrès sur le programme de l’UE» et affirmant le soutien de l’UE «pour travailler ensemble sur les réformes essentielles».

25/01/2023 : La ville ukrainienne d’Odessa inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO -Séverine Ly-

Le 25 janvier, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a inscrit «le centre historique de la ville portuaire d’Odessa» sur la liste du patrimoine mondial, pour la «valeur universelle exceptionnelle de ce site et le devoir de toute l’humanité de le protéger» selon un communiqué de presse de l’ONU. Cette reconnaissance permet à l’Ukraine de bénéficier de  «mécanismes renforcés d’assistance internationale, techniques et financiers» afin de «garantir la protection d’Odessa (…) et d’aider à sa réhabilitation. En outre, les 194 Etats membres de la Convention, dont la Russie, ne peuvent prendre délibérément une mesure susceptible d’endommager directement ou indirectement le centre historique de la ville. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déposé la candidature de la ville en octobre 2022 en ayant recours à une procédure d’urgence en raison des menaces d’endommagements ou destructions causées par la guerre. En parallèle, l’agence onusienne a mobilisé plus de dix-huit millions de dollars «en faveur de l’éducation, des sciences, de la culture et de l’information» en Ukraine ce qui a notamment permis de réparer le musée des beaux-arts et celui d’art moderne à Odessa. 

La décision a été saluée par la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture qui a décrit Odessa comme «ville-libre, ville-monde, port légendaire qui a marqué le cinéma, la littérature, les arts». Le président Zelensky s’est dit sur Twitter «reconnaissant aux partenaires qui aident à protéger notre perle des attaques des envahisseurs russes». 

25/01/2023 : Suspension et résiliation par le parlement biélorusse des accords culturels et éducatifs bilatéraux avec la France et la Pologne -Séverine Ly-

Le 25 janvier, des médias locaux (charter97.org, belta.by et belarus.kp) ont rapporté que lors de la neuvième session de la Chambre des représentants de la septième convocation, les députés biélorusses ont «résilié l’accord» entre la Biélorussie et la France signé à Paris le 20 janvier 2010 portant sur «la coopération culturelle, éducative, scientifique, technique et médiatique» et «suspendu» celui avec la Pologne portant sur «la coopération dans le domaine de l’éducation» signé le 20 juillet 2016.

Ces deux décisions ont été votées après des projets de loi présentés respectivement par le ministre de la culture biélorusse Anatoly Markevich et le ministre de l’éducation Andrei Ivanets. Selon les mêmes sources locales, le ministre Anatoly Markevich a expliqué que «la France n’a montré aucun intérêt pour des contacts bilatéraux dans le cadre de cet accord» et que «la poursuite de la coopération (…) était inappropriée». L’Elysée n’a pas encore commenté l’événement. Quant à l’accord avec la Pologne «l’un des motifs de sa conclusion était la normalisation des relations» entre les deux pays. Or le ministre Andrei Ivanets  a défendu qu’«au cours des deux dernières années», la Pologne a effectué «un certain nombre de pas inamicaux» entraînant un «changement fondamental des circonstances qui existaient au moment de la signature» de la convention et rendant possible sa suspension. 

25/01/2023 : Envoi de chars à l’Ukraine – Claire Aréthuse –

Le 25 janvier, selon le site du Ministère fédéral allemand de la Défense, le chancelier Olaf Scholz a donné son aval à la livraison de chars Leopard à l’Ukraine, après de longues réticences imputées à la crainte d’une escalade militaire avec la Russie. Ces hésitations n’avaient pas manqué d’attiser les tensions entre Berlin et ses alliés tenus par une clause de non-réexportation, dont la Pologne qui s’était dite prête à envoyer des chars à l’Ukraine sans l’accord de son homologue allemand. Ce changement de position de l’Allemagne permettrait également à la Finlande, à l’Espagne ou encore à la Norvège de prendre part à la livraison de chars.

Selon de nombreux experts, cette livraison de chars, réclamée depuis longtemps par l’Ukraine, pourrait constituer un tournant majeur dans sa guerre qui l’oppose à la Russie. Selon le média Le Parisien, celle-ci n’aurait par ailleurs pas tardé à réagir à l’annonce de l’envoi de chars, mettant en garde l’Occident contre le risque d’une aggravation dangereuse du conflit.

Selon le média L’OBS, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada auraient également promis l’envoi de chars à destination d’Ukraine. La France, quant à elle, semble toujours en proie à des doutes et ne s’est pas encore prononcée sur la question.

26/01/2023 : Menace de boycott des Jeux Olympiques par l’Ukraine – Sarah Wilpotte –

Le 26 janvier, la maire de Paris Anne Hidalgo a laissé entendre la possibilité de participation de sportifs russes sous une bannière neutre. Cette déclaration fait suite à la signature le 25 janvier d’une feuille de route par le Comité International Olympique (CIO) dans ce même objectif. Depuis février 2022, les russes et biélorusses sont écartés de la plupart des manifestations sportives. Cependant, le CIO a cette fois déclaré qu’« aucun athlète ne devrait être interdit de compétition sur la seule base de son passeport ».

En réponse, l’Ukraine a menacé de boycotter les Jeux Olympiques de Paris 2024 en cas de participation effective de sportifs russes. Le ministre des sports ukrainien Vadym Goutzeït a déclaré le 26 janvier que cette situation était « inacceptable » pour l’Ukraine, qui ferait actuellement pression sur le CIO et d’autres organisations internationales pour bannir les sportifs russes et biélorusses des Jeux Olympiques. « Si nous ne sommes pas entendus, je n’exclus pas la possibilité que nous boycottions et refusions de participer aux Jeux olympiques », a-t-il ajouté. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà demandé le 24 janvier au président français Emmanuel Macron le bannissement de ces sportifs. D’autres états comme la Grande-Bretagne et le Danemark se sont également opposés à la décision du CIO. 

27/01/2023: Approbation par le cabinet ministériel ukrainien d’une résolution «interdisant aux fonctionnaires de voyager à l’étranger sans raisons valables» -Séverine Ly

Le 27 janvier, le cabinet des ministres d’Ukraine a approuvé une résolution «interdisant aux fonctionnaires de voyager à l’étranger sans raisons valables pendant la guerre» a annoncé le Premier ministre Denys Shmyhal dans un communiqué publié sur le site du gouvernement. Seuls les voyages d’affaires officiels sont donc autorisés à l’étranger comme «des négociations, un traitement médical ou pour s’occuper d’enfants mineurs»

Cette déclaration fait suite à une décision de principe portant sur les voyages des fonctionnaires à l’étranger, prise par le Conseil national de sécurité et de défense le 23 janvier et dont le président ukrainien a affirmé dans son annonce quotidienne du même jour avoir signé le décret correspondant. Volodymyr Zelensky a été clair : si les responsables «veulent se reposer maintenant, ils le feront en dehors de la fonction publique. Les fonctionnaires ne pourront plus se rendre à l’étranger pour des vacances ou pour tout autre motif non gouvernemental». Le Premier ministre a regretté que certains n’aient «pas compris ces choses fondamentales». Ces interventions ont en effet suivi le scandale lors de la révélation de vacances en Espagne du procureur général adjoint Oleksii Symonenko entre décembre 2022 et janvier 2023 grâce à une enquête menée par Mykhailo Tkach, journaliste de Ukrainska Pravda.

Le 26 janvier, un nouveau scandale a éclaté autour du député du parti présidentiel “Servant du peuple”, Mykola Tyshchenko. Un message officiel sur le site de l’ambassade ukrainienne en Thaïlande invitait à une rencontre le 27 janvier à Bangkok avec Mykola Tyschenko pour discuter «des problèmes d’amélioration de l’interaction avec les représentants de la communauté ukrainienne au Royaume de Thaïlande», indiquant donc sa présence dans le pays asiatique. Il a aussitôt été démis de son poste de chef adjoint du parti et expulsé de ce dernier selon la chef du parti, Olena Shuliak, sur Telegram. Le président Zelensky a réagi assez durement dans son allocution du 26 janvier. «Malheureusement, je dois le répéter pour ceux qui ne l’ont pas bien entendu» a-t-il dit, «tous les voyages à l’étranger doivent être conformes à la décision pertinente du Conseil de sécurité nationale et de défense». Tyshchenko se serait indigné de la situation selon le média local pravda.com. Il aurait dit s’être déplacé «à ses frais», quelques jours, «seul sans sa famille» et en faisant un «travail titanesque» sans avoir le temps de voir la mer.

 

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