Politiques étrangères Pologne/Hongrie et relations avec l’UE – Point de situation au 16/06/2023

Le président de la République de Pologne Andrzej Duda s’est rendu le 12 juin avec Olaf Scholz à Paris sur l’invitation du président français Emmanuel Macron dans le cadre du Triangle de Weimar.
Selon un communiqué de presse de l’Élysée, Emmanuel Macron s’est d’abord entretenu avec son homologue polonais avant de discuter en trio de plusieurs enjeux liés à la guerre en Ukraine : assistance militaire, assistance humanitaire ou encore garantie de sécurité à l’Ukraine. Si la dernière réunion de ce format remonte au 19 février dernier, cet échange a permis de discuter des prochaines échéances, en particulier du Sommet de l’OTAN à Vilnius qui devrait se tenir les 11 et 12 juillet prochain.
Le site officiel du Président de la République de Pologne reprend les propos de Andrzej Duda, qui met en avant la nécessité d’éteindre «l’impérialisme russe» et de discuter «Tant la future adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne que sa future adhésion à l’Alliance de l’Atlantique Nord».
Si l’objectif premier du format du Triangle de Weimar était de rapprocher la Pologne de l’UE et de l’OTAN, la Deutsche Welle explique qu’il est question pour Emmanuel Macron d’entretenir une coopération étroite entre la Pologne, l’Allemagne et la France pour continuer à aider l’Ukraine.
_ Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont prononcés le 8 juin en faveur d’un accord sur le nouveau pacte migratoire – à l’exception de la Bulgarie, de Malte, de la Lituanie et de la Slovaquie qui se sont abstenues, et de la Pologne et de la Hongrie qui ont voté contre.
Les deux pays se sont fermement opposé au système de solidarité obligatoire concernant la gestion des demandeurs d’asile. Viktor Orbán dénonce un accord «inacceptable destiné à transformer par la violence la Hongrie en un pays de migrants» selon le Courrier International.
Le média Notes from Poland explique que le parti au pouvoir en Pologne, quant à lui, a adopté avec l’extrême-droite une résolution s’opposant au plan de relocalisation des migrants et des demandeurs d’asile dans l’UE. Un référendum national devrait aussi être organisé pour laisser les Polonais s’exprimer sur la question. Pour le Premier Ministre Mateusz Morawiecki, «l’accueil de migrants et de réfugiés extra-européens menacerait la sécurité des Polonais». De plus, Jarosław Kaczyński, président du parti PiS, affirme que la proposition de l’UE «porte atteinte à la souveraineté polonaise» et est «contraire aux traités».
En réalité, le nouveau système serait basé non pas sur la relocalisation obligatoire mais bien sur la solidarité obligatoire, laissant trois options aux États membres selon Euronews : accepter la relocalisation de certains demandeurs d’asile, prendre en charge le retour de ceux dont la demande est refusée, ou contribuer financièrement au soutien opérationnel.
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Emma Chlebowski
Biographie non renseignée



