Point humanitaire et sécuritaire au Karabakh et dans le corridor de Latchin – Point de situation au 26/05/23

Le «Centre d’Information de l’Artsakh» a annoncé la mise à disposition prochaine de nouveaux tickets de rationnement et le passage de 3h à 6h de coupures journalières de courant électrique dans les foyers. Le bulletin du 19 mai fait état du bilan suivant dans l’enclave : 1340 citoyens privés de la possibilité d’une intervention chirurgicale, 394 personnes transférés en Arménie par le CICR depuis le 12 décembre, 10900 personnes ayant perdu leurs emplois, 860 entreprises ayant suspendu leur activité, une chute du PIB de 35%, plus de 61 383 tonnes de produits de première nécessité non livrés depuis le 12 décembre, 20 000 enfants privés de «conditions stables pour une éducation appropriée», 3900 personnes dont 550 enfants dans l’incapacité de se rendre dans leurs foyers, un blocage total ou partiel de l’approvisionnement en gaz pendant 100 jours, un approvisionnement en électricité interrompu depuis 137 jours.
Le «ministère de la Défense de la république d’Artsakh» a dénoncé le 22 mai une violation du cessez-le-feu de la partie azerbaïdjanaise «dans la direction nord et est de la ligne de contact». Le lendemain, c’est le ministère de la Défense arménien qui a dénoncé des tirs azerbaïdjanais «en direction des positions de combat arméniennes situées près de Kutakan». Le 26 mai, le service national des frontières d’Azerbaïdjan a dénoncé, quant à lui, une «tentative de violation de la frontière de l’État de la République d’Azerbaïdjan par un groupe commando des forces armées arméniennes sur le tronçon de la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie passant par le district de Zangilan».
À propos de l'auteur
Morgan Caillet
Morgan est socio-anthropologue de formation, diplômé de l’IEP d’Aix en Provence en Management interculturel et médiation religieuse et de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques en gestion de projets internationaux. Il mène une recherche indépendante sur la résolution des conflits et la construction de la paix dans la région sud-caucasienne.



