Le mois de mai 2023 dans l’Union européenne en bref…

La Suède poursuit ses efforts auprès de la Turquie pour que celle-ci lève son veto à l’adhésion du royaume scandinave à l’OTAN. Tobias Billström, ministre suédois des Affaires étrangères, a réaffirmé plusieurs fois son objectif : rejoindre l’Alliance atlantique avant le prochain sommet de celui-ci, prévu à Vilnius les 11 et 12 juillet 2023. Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, continue à soutenir vivement ce processus.
Au mois de mai, la Pologne a continué de jouer un rôle majeur dans la guerre en Ukraine comme le témoignent les tensions diplomatiques avec la Russie, la présence du Premier ministre à la remise du prix Charlemagne à Volodymyr Zelensky et à la formation des pilotes ukrainiens aux F-16. La Hongrie s’est rapprochée de la Serbie sur le plan économique via la construction d’un oléoduc, et Viktor Orbán a grandement félicité Recep Tayyip Erdoğan après le 1e tour des élections turques. Les relations du pays avec l’UE continuent de se dégrader : les eurodéputés discutent d’une résolution sur la présidence hongroise du Conseil de l’UE début juillet 2024.
En mai, Berlin a renforcé son ancrage atlantique et son soutien afférent à l’Ukraine ; cela se caractérisant par l’acquisition prochaine de 60 hélicoptères de manœuvre et d’assaut lourds Boeing CH-47 Chinook et la remise du prix Charlemagne au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour récompenser son engagement européen. La région de la mer Baltique, visité par le même président ukrainien à l’occasion d’un déplacement surprise en Finlande, s’impose quant à elle comme un théâtre incontournable des tensions entre l’Occident et la Russie, alors que la mer septentrionale est sur le point de devenir un lac otanien et que les incidents entre les aviations américaine et russe se multiplient.
À propos de l'auteur
Etienne Mathieu
Biographie non renseignée



