Industrie de défense, innovation technologique et coopération militaire – Point de situation au 17/11/2024.

Roumanie : un contrat historique pour des F-35
Le 07 septembre, le gouvernement roumain aurait annoncé avoir approuvé un projet de contrat estimé à 6,5 milliards d’euros pour l’achat de 32 chasseurs-bombardiers F-35A Lightning II (soit deux escadrons). Le 13 septembre, le Département d’État des États-Unis a publié un communiqué à son tour pour approuver la possible vente.
Cet achat serait la première phase d’un programme de modernisation de sa flotte aérienne, décidée en 2022, et qui vise à l’acquisition d’un total de 48 avions. En cas de signature, la livraison devrait se faire d’ici 2031. Le pays recevrait, en attendant, 32 F-16 achetés à la Norvège.
Selon le ministre roumain de la Défense, Angel Tîlvăr, les « F-35 de 5e génération confèrent à [leur] pays une position stratégiquement renforcée dans la région, où [ils agissent ] en tant que partenaires de l’Otan » et d’ajouter que « le partenariat stratégique avec les États-Unis représente un pilier important ».
Sommet européen et élection américaine : l’importance de la coopération militaire entre Européens
Le 07 novembre, dans un contexte marqué par l’élection américaine et par la guerre en Ukraine, s’est tenu le cinquième sommet de la Communauté politique européenne à Budapest en Hongrie.
Lors de cette rencontre, le président Emmanuel Macron aurait appelé à ne pas « déléguer pour l’éternité » la sécurité de l’Europe aux Américains tandis que la Première ministre de l’Italie Giorgia Meloni aurait déclaré : « ne demandez pas aux U.S. ce qu’ils peuvent faire pour vous, mais plutôt ce que l’Europe peut faire pour elle-même ». Le Secrétaire général de l’Otan Mark Rutte aurait appuyé quant à lui sur l’importance de la collaboration au sein de la communauté européenne mais aussi dans le cadre de l’Otan, surtout dans le contexte d’un rapprochement entre la Russie, la Chine, la Corée du Nord et l’Iran.
Les marines de la France et du Royaume-Uni optent pour la « dronisation » de leur lutte anti-mine
Lors du salon EURONAVAL, le 06 novembre, l’entreprise française Exail a présenté son drone sous-marin chasseur de mine, l’A18-M AUV (Autonomous Underwater Vehicles) équipé du sonar SAMDIS 600 de Thalès. Selon le PDG de l’entreprise Jérome Bendell, « la lutte contre les mines fait partie des premiers domaines militaires à effectuer une transition [vers] des systèmes autonomes basés sur des drones ». Les premières livraisons devraient avoir lieu d’ici fin 2024-début 2025
L’évènement aurait été l’occasion pour la Direction générale de l’armement (DGA) de se procurer huit drones (plus huit en option) dans le cadre de son Système de lutte anti-mines marines futur (SLAMF). Selon Thalès, cet équipement devrait être intégré dans le programme Maritime Mine Countermeasures (MMCM) de l’entreprise qui devrait équiper les marines françaises et anglaises.
Une entreprise estonienne devrait tester son nouveau missile en Ukraine
Le 08 novembre, le ministère de la Défense ukrainien a annoncé que l’entreprise estonienne Frankenburg Technologies fournirait à l’Ukraine des missiles anti-aériens afin d’être testés en condition de combat. Le dirigeant de l’entreprise, ancien membre du ministère de la Défense estonien, aurait déclaré « proposer un prototype d’un nouveau missile bon-marché » qui devrait pouvoir « contrer principalement des drones » jusqu’à 2 km.
Livraison de matériel de déminage à l’Ukraine
Dans le cadre du Demining Capability Coalition for Ukraine, une coalition de 22 membres aurait effectué une livraison de matériel de déminage à l’Ukraine le 05 novembre. Le matériel livré concernerait du matériel de déminage, des véhicules tout-terrain et des détecteurs de mines selon le communiqué du ministère de la Défense lituanien, le tout financé par les fonds de la coalition. Selon certains médias lituaniens, l’Agence centrale de gestion de projet lituanienne (Lithuanian Central Project Management Agency) aurait déclaré avoir livré 230 véhicules et 240 détecteurs, pour un total de 8,8 millions d’euros. Cette initiative avait été lancée en Islande en octobre 2024.
À propos de l'auteur
Johann Lempereur
Biographie non renseignée



