Humanitaire, aide au développement, Droits de l’homme – Point de situation au 07/05/2023

Un rapport publié le 2 mai par l’ONG Human Right Watch (HRW) sur les affrontements de septembre 2022, lancés par le Tadjikistan à la frontière tadjiko-kyrghize, accuse les armées des deux pays de crimes de guerre.
Après avoir interrogé plus de 80 personnes, d’après un article publié sur leur site internet, HRW à pu déterminer la mort d’une quarantaine de civils directement liée à l’action des deux armées. La plupart des violations ont eu lieu le 16 septembre, trois jours après le début des opérations. Ainsi, l’armée Kyrgyz aurait lâché une bombe à guidage laser sur une mosquée, tuant ainsi une dizaine de personnes, et aurait aussi attaqué deux ambulances tadjiks, faisant 10 victimes supplémentaires. De son côté, l’armée tadjik aurait pillé et incendié des bureaux et écoles kirghiz, rapporte le média eurasianet. Radio Free Europe/ Radio Liberty a pu interroger Jean-Baptiste Gallopin, chercheur senior auprès de la division Crises et conflits à HRW qui a supervisé ce rapport, et qui affirme que ces tensions entre les deux Etats sont déconnectées d’une population locale fatiguée par les conflits. Le média étasunien rappel que près de la moitié de la frontière entre le Kirghizstan et le Tadjikistan n’a pas encore été délimitée. De plus, le président kirghize, Sadyr Japarov, à réaffirmé que les négociations appelées par le rapport de HRW étaient en cours mais que la partie tadjik bloquait les pourparlers en se basant sur une carte de 1924. Le gouvernement tadjik n’as pas réagi à la publication du rapport.
À propos de l'auteur
Lucien Moreels
Biographie non renseignée



