Divers UE et États-membres – Point de situation au 26/05/23

La capitale serbe, Belgrade, a été le théâtre d’une manifestation «La Serbie contre la violence» le 19 mai devant l’Assemblée nationale. Cette troisième et la plus importante manifestation est causée par deux fusillades de masse qui ont fait de nombreux morts au début du mois de mai.
Le 3 mai, un adolescent de 13 ans est accusé d’avoir assassiné huit élèves et un garde dans l’établissement scolaire qu’il fréquentait dans le centre de Belgrade. Le jour après, la nouvelle fusillade a eu lieu, lorsqu’un homme de 21 ans avait assassiné par balles huit personnes dans des villages proches de Belgrade. Au total, 16 personnes sont mortes, à la suite de ces deux événements tragiques.
Le gouvernement serbe a ensuite annoncé des mesures qui visent à durcir les lois sur le contrôle des armes à feu. Les mesures proposées comprennent l’instauration d’un moratoire de deux ans sur la délivrance des permis de port d’arme et des sanctions plus sévères pour la possession d’armes illégales. «Nous allons procéder à un désarmement presque total de la Serbie», a déclaré le Président serbe Aleksandar Vucic lors de son discours le 5 mai. «Nous devons prendre la décision d’affronter ce fléau».
Les manifestants ont bloqué le centre-ville, puis l’autoroute, une stratégie qui avait fait céder le gouvernement l’an passé, sur un dossier environnemental. Cette fois, les revendications visent directement le style autocratique du pouvoir. Pour certains d’entre eux, c’est le seul moyen à contrer le régime serbe actuel. «Plus on sera nombreux, plus grandes seront nos chances. Les gens n’ont pas accès aux institutions, alors ils sortent dans la rue avec l’espoir que, comme ça, les institutions seront forcées de les entendre», manifeste l’un des participants, qui s’est nommé Boban.
Une autre revendication des manifestants s’agit de remplacer la direction de l’Agence de radiodiffusion de la Serbie, ainsi que d’interdire les chaînes nationales TV Pink et TV Happy qui, selon les manifestants, «enfreignent la loi et promeuvent la violence et l’immoralité».
Le Président serbe qualifie les manifestations de coup «politique» et a annoncé une contre-manifestation de ses soutiens pour le 26 mai qui sera selon lui «le plus grand rassemblement dans l’histoire serbe».
À propos de l'auteur
Yuliana Glazunova
Biographie non renseignée



