Divers UE et États-membres – Point de situation au 05/05/23

Les dirigeants de la Serbie et du Kosovo se sont rencontrés le 2 mai afin de discuter du plan de normalisation des relations soutenu par l’Union Européenne. Cette rencontre à Bruxelles a permis d’avoir un accord de coopération au sujet des personnes disparues pendant la guerre dans les années 90, mais elle n’a pas réussi à apaiser les tensions dans le Nord du Kosovo, qui ont eu lieu après les élections du mois d’avril.
Le plan de normalisation, proposé par l’UE en 11 points consiste à «développer des relations normales et de bon voisinage, fondées sur l’égalité des droits», ainsi qu’à «la non-opposition à l’adhésion du Kosovo à une quelconque organisation internationale».
Les deux parties ne sont pas entièrement d’accord sur les points proposés par l’UE, mais aussi, elles n’arrivent pas à trouver des solutions plus ambitieuses de ce qui était proposé par l’UE. Selon le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, «Les parties n’ont pas pu trouver une solution mutuellement acceptable aussi ambitieuse que celle que nous avons proposée».
Un autre facteur qui empêche l’avancement des relations entre les deux parties est le scrutin, qui a eu lieu en avril dernier. Les élections dans quatre municipalités du Nord du Kosovo, où la population est majoritairement serbe, ont enregistré un taux de participation historiquement bas, avec seulement 3,47 % de votants.
Après la démission en novembre 2022 d’un certain nombre de fonctionnaires serbes et de responsables politiques locaux, un vote a eu lieu. Cette démission faisait suite à la décision de Pristina d’exiger que toutes les voitures kosovares soient équipées de plaques d’immatriculation du Kosovo. Cette exigence a été perçue comme problématique par certains Serbes du Kosovo qui ne reconnaissent pas l’indépendance du Kosovo par rapport à la Serbie.
Le plus grand parti serbe du Kosovo, la Liste serbe pour le Kosovo (Srpska Lista za Kosovo), a pris la décision de boycotter les élections. Par ailleurs, les institutions serbes ont régulièrement appelé les Serbes du Kosovo à suivre cette même démarche. Le 18 avril, le Premier ministre élu du Kosovo, Albin Kurti, a déclaré que Belgrade intimidait les Serbes du Nord pour qu’ils ne participent pas aux élections.
À propos de l'auteur
Yuliana Glazunova
Biographie non renseignée



