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Axe franco-allemand et relations intra-européennes avec les pays frugaux, relations Allemagne / Europe de l’est, pays nordiques – Point de situation au 30/06/2023

Publié le 01/07/2023
3 min de lecture
Par Antoine Bézier
Europe

Ce vendredi 30 juin, Vilhelm Junnila, ministre de l’Économie du nouveau gouvernement finlandais dirigé par Petteri Orpo, a démissionné dix jours seulement après son entrée en fonction sur fond de propos et actions passés controversés : «Dans un souci de permanence du gouvernement et de réputation de la Finlande à l’international, je constate qu’il est impossible pour moi de continuer à être ministre d’une manière satisfaisante.» (Reuters) Comme le rapporte The Guardian, le ministre issu du parti nationaliste Perussuomalaiset (Parti des Finlandais) était sous le feu des critiques après la révélation par la presse de deux événements controversés s’étant produits en 2019 : une blague sur le nombre 88 (faisant référence à la formule nazie «Heil Hitler» ; H étant la huitième lettre de l’alphabet) pour féliciter un collègue au sein du parti pour son numéro de candidature, et la prononciation d’un discours à l’occasion d’un événement organisé par un groupuscule d’extrême-droite. Alors (comme le rapporte Euractiv) qu’il avait survécu à un vote de défiance au Parlement de Finlande ce jeudi 29 juin (par une courte majorité de 95 sur un total de 181 votants), de nouvelles révélations quant à des déclarations faisant la promotion de l’«avortement climatique» sur le continent africain pour combattre l’explosion démographique et le changement climatique ont encore fragilisé sa position. Lors d’une interview donnée au média finlandais MTV Uutiset, le président de la Finlande Sauli Niinistö avait évoqué une situation «pour le moins embarrassante». Petteri Orpo, issu du parti conservateur Kansallinen Kokoomus (Parti de la coalition nationale) vainqueur des élections législatives d’avril dernier et à la tête de la nouvelle coalition rassemblant la droite et l’extrême-droite, a salué la «bonne et seule décision possible» prise par Vilhelm Junnila : «Cela a rendu son maintien [au pouvoir] impossible, ce qui n’était bon ni pour le gouvernement ni pour la Finlande.» (Reuters) Riikka Purra, dirigeante du Parti des Finlandais, avait défendu l’éphémère ministre de l’Économie jusqu’au bout et a exigé une unité du gouvernement : «Sous la pression des accusations, Junnila a eu la force de voir la situation dans son ensemble et de faire passer les intérêts de la Finlande avant tout le reste. Merci à Vilhelm. Il a montré qu’il était plus grand que la plupart des partis qui le critiquent aujourd’hui. […] Le Parti des Finlandais est prêt à travailler pour la Finlande. Cependant, cela ne peut se faire selon la manière que l’on voit à l’œuvre aujourd’hui […]. Je le dis maintenant de la manière la plus catégorique qui soit : ce gouvernement agira ensemble ou n’agira pas du tout.» (Helsingin Sanomat)

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