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Axe franco-allemand et relations intra-européennes avec les pays frugaux, relations Allemagne / Europe de l’est, pays nordiques – Point de situation au 19/05/2023

Publié le 22/05/2023
4 min de lecture
Par Antoine Bézier
Europe

Ce dimanche 14 mai, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a reçu le prix Charlemagne, une distinction créée en 1949 après les destructions de la Seconde Guerre mondiale et qui récompense chaque année à Aix-la-Chapelle, résidence de l’empereur Charlemagne au IXe siècle, un engagement en faveur de la construction européenne. Le chef d’État ukrainien a reçu la récompense à l’occasion d’une cérémonie organisée dans la salle de couronnement de l’hôtel de ville d’Aix-la-Chapelle, en présence du chancelier allemand Olaf Scholz et de la présidente de la Commission européenne

Ursula von der Leyen (Euronews). Comme le rapporte Deutsche Welle, Volodymyr Zelensky, comme pour répondre aux nombreux manifestants allemands se mobilisant pour la paix et contre les livraisons d’armes à Kiev, a insisté sur le fait que le retour à la paix, que les Ukrainiens désireraient profondément, ne passerait que par une victoire militaire de l’Ukraine, et a réitéré la volonté d’ukrainienne d’intégrer l’OTAN et l’Union européenne, que la Russie, «capable de toutes les cruautés et de toutes les bassesses», voudrait défaire. «Ukrainians will always make Europe stronger» («Les Ukrainiens vont rendre l’Europe plus forte»), a-t-il déclaré en anglais avant de poursuivre en ukrainien. Olaf Scholz a quant à lui félicité l’Ukraine pour sa résilience militaire et morale et a insisté sur son caractère européen : «La guerre d’agression de la Russie a rapproché l’Union européenne et l’Ukraine comme jamais auparavant. […] Dans toute l’Europe, la guerre a permis de prendre conscience d’une chose: l’Ukraine fait partie de notre famille européenne. […] Si Vladimir Poutine pensait pouvoir détourner par la force la nation ukrainienne de son chemin vers l’Europe, il n’a obtenu que l’effet inverse avec tous ses chars, ses drones et ses lance-roquettes. […] La volonté de liberté et la résistance dans une période sombre donnent de l’espoir et de l’inspiration bien au-delà de l’Ukraine.» Ursula von der Leyen a également salué la portée de l’action du président ukrainien : «Le président Zelensky et le peuple d’Ukraine se battent pour les valeurs et pour l’obligation que ce prix incarne. […] Ce faisant, ils se battent également pour notre propre liberté et nos valeurs. La démocratie et l’État de droit, la liberté d’expression et la liberté de créer son propre destin. » (Euronews)

Il s’agissait de la première visite de Volodymyr Zelensky en Allemagne depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022, et le chef d’État ukrainien a également été reçu par le président allemand Frank-Walter Steinmeier au château de Bellevue à Berlin, lieu de résidence des présidents de la République fédérale d’Allemagne. Le président natif de la ville ukrainienne de de Kryvyï Rih a remercié le peuple allemand pour sa «fantastique solidarité» et a écrit en anglais les mots suivants dans le livre d’or du président allemand : «Dans la période la plus difficile de l’histoire moderne de l’Ukraine, l’Allemagne s’est révélée être notre véritable amie et alliée fiable, se tenant résolument aux côtés du peuple ukrainien dans la lutte pour la défense de la liberté et des valeurs démocratiques.» (Deutsche Welle) Alors que Berlin, comme le rapporte Reuters, a annoncé une aide militaire à l’Ukraine s’élevant à 2,7 milliards d’euros samedi 13 mai (la plus importante adressée par l’Allemagne depuis le début de la guerre), Olaf Scholz a reçu Volodymyr Zelensky avec les honneurs militaires à la chancellerie et a assuré du fait que le soutien logistique et matériel allemand allait se poursuivre tout en se montrant réticent vis-à-vis des livraisons d’avions ; le chef d’État ukrainien avait en effet proposé à l’Allemagne de rejoindre une coalition de pays qui livrerait des avions de combat moderne à Kiev (Deutsche Welle). En conférence de presse, Volodymyr Zelensky a répondu avec humour à une question sur le caractère suffisant ou non des envois d’armes occidentaux par rapport à la contre-offensive ukrainienne en préparation («Encore quelques visites et ce sera suffisant.») et a rassuré vis-à-vis des inquiétudes sur une éventuelle attaque ukrainienne du territoire russe : «Nous n’attaquons pas le territoire russe. Nous libérons notre territoire légal.» (Deutsche Welle)

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