Axe franco-allemand et relations intra-européennes avec les pays frugaux, relations Allemagne / Europe de l’est, pays nordiques – Point de situation au 14/04/2023

Ce 13 avril, la ministre des Affaires étrangères allemande Annalena Baerbock a atteri à Tianjin et a entamé un voyage de trois jours en République populaire de Chine. Comme le rapporte Reuters, il s’agissait particulièrement pour l’élue écologiste de réaffirmer une politique commune et claire de l’Union européenne à l’égard de Pékin, alors que la Chine mène des exercices militaires autour de Taïwan et que les propos récents du président français Emmanuel Macron ont suggéré une fracture européenne à ce sujet. Elle a ainsi mis en garde contre les conséquences néfastes d’une aggravation des tensions en mer de Chine méridionale : « Une escalade militaire dans le détroit de Taïwan […] serait le pire des scénarios au niveau mondial et nous affecterait particulièrement en tant que l’une des plus grandes nations industrielles […] 50 % du commerce mondial passe par le détroit de Taïwan, 70 % des semi-conducteurs passent par le détroit de Taïwan, de sorte que le libre passage est également dans notre intérêt économique. » (Deutsche Welle) Annalena Baerbock a rappelé ce qui fonde la politique européenne à l’égard de la Chine, selon la formule devenue iconique : « Partenaire, concurrent, rival systémique : telle est la boussole de la politique européenne à l’égard de la Chine. La direction que prendra l’aiguille à l’avenir dépendra en partie de la voie choisie par la Chine. » (Deutsche Welle) Elle a aussi incité Pékin à jouer un rôle auprès de la Russie pour que cette dernière mette fin à son intervention militaire en Ukraine (Reuters). « Taïwan appartient à la Chine », a rétorqué son homologue chinois Qin Gang lors d’une conférence presse commune, alors que ce dernier était visibement irrité par le franc-parler de la chef de la diplomatie allemande à propos des tensions entre Pékin et Taipei (RFI).
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Antoine Bézier
Biographie non renseignée



