Sanctions et droits de l’homme en Russie – Point de situation au 17/04/23

Le 17 avril, le tribunal municipal de Moscou, et son procureur, ont condamné Vladimir Kara-Murza, opposant politique russe, à 25 ans de prison ferme sur plusieurs cas de «trahison contre l’armée russe».
Pour rappel, l’opposant russe a déjà été victime de 2 empoisonnements successifs. La défense a assuré que Kara-Murza ne pouvait aller en prison, pour des raisons de santé dues à ses empoisonnements successifs. Lors de son dernier discours avant le verdict, il a déclaré : «Je suis en prison pour mes opinions politiques. Pour m’être prononcé contre la guerre en Ukraine. Pour avoir lutté pendant de nombreuses années contre la dictature de Poutine. Pour avoir facilité l’adoption de sanctions internationales personnelles en vertu de la loi Magnitski contre les auteurs de violations des droits de l’homme. Non seulement je ne m’en repens pas, mais j’en suis fier». Il a toujours prévenu les autres de «la menace que représente Vladimir Poutine», et croit au «retour de la Russie dans les pays civilisés». L’opposant fait donc preuve d’optimisme, souhaitant voir la population russe faire basculer le pouvoir à Moscou.
De même l’avocat de Mr Kara-Murza, Vadim Prokhorov, a été contraint de quitter la Russie suite aux très fortes pressions subies en une semaine après le procès. Selon le Moscow Times, il encourt des poursuites judiciaires pour sa défense de Mr Kara-Murza.
À propos de l'auteur
Huss Arnaud
Biographie non renseignée



