Sanctions et droits de l’homme en Russie – Point de situation au 01/04/23

Le 1er avril, la Russie a pris la direction du Conseil de sécurité de l’ONU pour une durée d’un mois. Ce pouvoir ne donne pas toutes les mesures exécutoires nécessaires. Ce rôle sert à diriger les réunions, signer les documents adoptés, contrôle les comités permanents, tout en gardant les mêmes pouvoirs en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité. Selon la BBC, cela n’affectera que peu les décisions déjà en cours. Récemment, des propositions telles qu’une enquête russo-chinoise sur le sabotage de Nord Stream ont été refusées. L’impact serait donc faible. Selon le Moscow Times, d’autres acteurs membres du Conseil de Sécurité, comme les Etats-Unis, ont déclaré que la Russie n’avait pas sa place au sein de ce conseil, «à cause de ce qu’elle a fait en Ukraine», selon les mots de l’ambassadrice américaine de l’Organisation, Linda Thomas Greenfield. Toutefois, il est clair qu’aucune disposition diplomatique ne permet de retirer la Russie du Conseil de Sécurité.
Les diplomates américains s’attendent à une vaste campagne de désinformation contre l’Ukraine et ses alliés. Selon l’agence de presse TASS, Le président américain Joe Biden a réitéré les sanctions pour une durée minimale d’un an, pendant que la Russie dirige ce Conseil de Sécurité. D’après TASS, et le représentant russe auprès de l’ONU Vasily Nebenzya, les thèmes abordés lors de cette présidence du conseil seront les violations sur les exportations et livraisons d’armes, et la propagation incontrôlée de celles-ci. Mais aussi, seront abordés le multilatéralisme pour défendre les principes de la charte de l’ONU, et enfin la question du règlement des conflits au Moyen-Orient.
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Enzo PADOVAN
Biographie non renseignée



