La Chine et les grandes organisations internationales – Point de situation au 22 mai 2023

La Chine a réagi au dernier communiqué du G7, dans lequel le pays d’Asie de l’Est est devenu le principal sujet de discussion. Dans sa réponse, un porte-parole du ministère des affaires étrangères a dénoncé «l’ingérence dans les affaires intérieures» du bloc. La déclaration a soulevé des protestations sur certaines questions, notamment l’accusation de violation des droits de l’homme à Hong Kong, au Tibet et à Xinjiang, le problème des mers de Chine méridionale et orientale et la question de Taïwan. Sur le premier point, le ministère a déclaré que la Chine «s’oppose fermement à l’ingérence» de gouvernements extérieurs dans ses affaires. Il a ajouté que «le G7 doit cesser de pointer du doigt» les problèmes de droits de l’homme dans ces régions et plutôt «examiner attentivement sa propre histoire et son bilan en matière de droits de l’homme». En ce qui concerne le problème de la mer de Chine méridionale et orientale, le rapport indique que «la mer de Chine orientale et la mer de Chine méridionale sont restées globalement stables. Les pays concernés doivent respecter les efforts déployés par les pays de la région pour maintenir la paix et la stabilité, et cesser d’utiliser les questions maritimes pour creuser un fossé entre les pays de la région et inciter à la confrontation des blocs». En ce qui concerne la question de Taïwan, le ministère a déclaré que «la résolution de la question de Taïwan est l’affaire des Chinois, une affaire qui doit être résolue par les Chinois». Le ministère s’est ensuite attaqué au G7, lui demandant de ne pas être complice de la coercition économique, en se référant aux diverses sanctions émises par ces pays.
Dimanche dernier, le bloc des sept pays a publié un communiqué et une fiche d’information alors que leur sommet d’Hiroshima s’achève. Le sommet d’Hiroshima a permis de renouveler les engagements concernant les priorités du G7 pour l’avenir, notamment le soutien à l’Ukraine, le désarmement nucléaire, la résilience économique et la sécurité, ainsi que la réduction des risques liés à la Chine. Toutefois, cette réunion de haut niveau s’est déroulée dans une période difficile pour les pays membres : les États-Unis sont confrontés à des problèmes de droits de l’homme sur leurs frontières au Sud, l’Allemagne doit faire face aux conséquences de sa dépendance à l’égard du gaz russe et la France doit gérer les conséquences de sa réforme des retraites.
À propos de l'auteur
Protasius Isyudanto
Biographie non renseignée



