Diplomatie russe en Afrique et en Asie – Point de situation au 28/04/23

Le 25 avril, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, s’est rendu au débat ouvert du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui portait ce jour-ci sur la situation au Moyen-Orient.
Disponible sur le site du ministère russe, le discours de Sergueï Lavrov y évoque les objectifs de son pays dans la région : «Nous accordons une priorité importante dans la construction d’une architecture de coopération et de sécurité durable et inclusive au Moyen-Orient, tout en encourageant un dialogue interconfessionnel et interculturel». Le ministre rajoute d’ailleurs : «Nous constatons un intérêt croissant vis-à-vis de la prise d’initiative russe pour assurer une sécurité collective et l’implication de tous les Etats côtiers du Golfe Persique – les pays arabes comme l’Iran».
Ainsi, la délégation russe a tenu à se présenter comme une potentielle médiatrice dans le cadre de nombreuses relations hostiles, notamment celles entre Riyad et Téhéran, mais aussi entre Israël et la Palestine. Sergueï Lavrov a rencontré, la même journée, Riyad al-Maliki, son homologue palestinien, afin de réaffirmer la volonté russe de trouver une solution à deux Etats au conflit. Cette rencontre, tout comme celle avec l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis, Khalifa Shaheen Almarar, s’inscrivent bien entendu dans l’intérêt croissant que porte Moscou à la zone Moyen-Orientale.
Le lendemain, le 26 avril, une rencontre consultative des États des BRICS s’est tenue au Cap, en Afrique du Sud. L’agence de presse TASS rapporte que Mikhail Bogdanov, ministre adjoint des Affaires étrangères russes, y était présent. Ont été abordées les questions de la stabilisation du Golfe Persique, mais aussi celle du Yémen, où les hostilités se poursuivent. Bien entendu, la rencontre a aussi traité du problème soudanais, que la Russie, en raison de sa présence militaire et économique dans la région, suit de près.
À propos de l'auteur
Enzo PADOVAN
Biographie non renseignée



