Diplomatie
Russie

Diplomatie russe en Afrique et en Asie – Point de situation au 17/12/23

Publié le 17/12/2023
3 min de lecture
Par Enzo PADOVAN
Russie

Le 8 décembre, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a félicité dans un communiqué de presse l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui ont récemment annoncé qu’ils travaillaient ensemble à l’élaboration d’un traité de paix. La Russie était très investie dans la résolution du conflit au Haut-Karabagh, et a accueilli avec plaisir cette nouvelle. Afin d’obtenir un accord, l’Arménie a accepté de retirer sa candidature à l’hébergement de la COP29, en 2024, qui reviendra donc à l’Azerbaïdjan. Le Kremlin s’est dit prêt à aider les deux pays dans leurs efforts pour la paix.

La veille, le président iranien Ebrahim Raïssi a été reçu à Moscou, où il s’est entretenu avec Vladimir Poutine. Quelques jours plus tard, le journal Reuters indiquait que le président russe avait annoncé qu’un «nouvel accord interétatique majeur» allait être prochainement conclu avec l’Iran. Cet accord devrait inclure une coopération plus poussée en matière de recherche ou d’économie, mais devrait aussi s’accompagner d’avancées militaires ; l’Iran demeure un fournisseur d’armes important pour la Russie, toujours active dans le conflit contre l’Ukraine.

Toujours sur la question iranienne : le 11 décembre, les ministres des Affaires étrangères russe et iranien ont échangé par téléphone à propos de l’accord, mais aussi sur l’avancée de la crise au Proche-Orient. Un communiqué de presse du Ministère russe révèle que les deux diplomates auraient souligné l’importance d’obtenir un cessez-le-feu et une aide humanitaire pour les familles des victimes. Pourtant, l’Iran finance et arme le Hamas, qui cherche activement à détruire l’Etat Israélien. La relation plus qu’amicale qu’entretient la Russie, pourtant officiellement neutre dans le conflit, avec l’Iran suscite actuellement de fortes critiques de la part du gouvernement de Benjamin Netanyahou.

En règle générale, la relation entre Israël et la Russie est devenue plus délicate ces dernières semaines. Le 14 décembre, lors d’une conférence de presse, Vladimir Poutine a qualifié de «catastrophe» la situation humanitaire de la bande de Gaza, et a décrété qu’elle n’était pas comparable, de par sa gravité, à celle que connaît l’Ukraine. Le média en ligne Times of Israel a fortement critiqué cette position, en affirmant que la Russie attaquait délibérément des cibles civiles dans le cadre de sa guerre d’agression, contrairement à Tel Aviv qui ne ferait que riposter à l’offensive du Hamas.

Les affirmations du Times comme celles de Vladimir Poutine sont discutables : après 2 mois d’affrontements, 19 000 personnes, civils comme combattants, ont perdu la vie lors des hostilités entre le Hamas et Tsahal. Cette donnée représente près du double du nombre de victimes civiles en Ukraine depuis février 2022, selon les Nations Unies. Néanmoins, il est sûr que la Russie est désormais plus proche des adversaires d’Israël que de ce dernier. Alors que Tel Aviv a fait preuve d’une relative neutralité à l’égard de la situation en Ukraine, les divergences avec Moscou pourraient amener la Likoud à reconsidérer sa position sur la question. 

À propos de l'auteur

Photo de Enzo PADOVAN

Enzo PADOVAN

Biographie non renseignée

Auteur vérifié

Articles à lire dans cette rubrique

Afrique
Diplomatie
+ 2
il y a 2 mois
En savoir plus
En savoir plus
ASEAN
Conflit
+ 3
il y a 4 mois
En savoir plus
Asie de l'ouest
Diplomatie
+ 2
il y a 4 mois
En savoir plus
Restez informé !

Recevez notre newsletter 4 à 5 fois par mois et restez en connexion avec l'actualité internationale.

  • Analyses mensuelles thématiques exclusives
  • Décryptage des enjeux mondiaux
  • Désabonnement facile à tout moment
Newsletter

Cultivez-vous et montez en compétences !
Recevez en exclusivité nos dernières parutions et nos offres de formation.

En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir nos emails.
Désabonnement en un clic