Diplomatie russe en Afrique et en Asie – Point de situation au 12/05/23

Le 7 mai, le Ministère des Affaires étrangères russe a félicité la Ligue arabe pour sa décision de réintégrer la Syrie parmi ses futures réunions et rencontres. Le Kremlin étant très proche du régime de Bachar el-Assad, le message de félicitations et le soutien de Moscou face aux «sanctions unilatérales et illégitimes adoptées contre Damas» paraissent tout à fait cohérents.
Trois jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères iranien, syrien et turc ont été conviés à Moscou, afin de discuter de l’avenir de la situation syrienne, et des relations entre Damas et Ankara. «Les Ministres ont noté une atmosphère positive et constructive pour leurs échanges au cours des rencontres, et ont accepté de maintenir des contacts à haut-niveau, ainsi que des discussions techniques dans ce format quadripartite dans un futur proche», indique le service de presse des Affaires étrangères russes.
Cette rencontre, basée sur le modèle du processus d’Astana (un ensemble de conférences multilatérales autour de la question de la guerre en Syrie), s’est effectivement grandement focalisée sur les tensions entre les voisins syriens et turcs. L’agence de presse TASS rapporte que la Syrie a demandé le retrait des troupes illégalement installées sur son territoire, notamment celles commandées par la Turquie, déclarant qu’elle se tenait prête à assister son voisin dans ce retrait.
Pour finir, le journal The Moscow Times indique qu’une feuille de route est actuellement en construction de la part des quatre pays. L’objectif recherché est bien entendu d’assurer la détente des relations entre Damas et Ankara, mais aussi de renforcer la position russe en tant que médiatrice des situations conflictuelles au Proche et Moyen-Orient.
À propos de l'auteur
Enzo PADOVAN
Biographie non renseignée



