Relations entre la Turquie et l’Union européenne – Point de situation au 04/02/2025

Le 24 janvier, la Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, s’est rendue à Ankara pour rencontrer le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan. Cette rencontre a porté sur l’état des relations entre la Turquie et l’Union européenne, ainsi que sur plusieurs questions régionales et internationales.
Concernant les relations bilatérales, la Turquie a réaffirmé que son objectif reste l’adhésion à l’Union européenne et a évoqué la nécessité de « relancer » le processus, notamment par une « modernisation de l’union douanière » et des avancées dans le dialogue sur la « libéralisation des visas ». Selon le ministre turc, des obstacles politiques freinent ces discussions et pourraient être dépassés par une approche renouvelée. De son côté, Kaja Kallas a rappelé l’importance du « partenariat » avec la Turquie, en mettant en avant les liens économiques et la coopération en matière de sécurité, tout en soulignant que certains « désaccords » persistent, notamment sur des questions politiques et institutionnelles.
Sur le dossier syrien, Hakan Fidan a exprimé ses préoccupations concernant les relations de « certains États » avec des groupes qu’elle considère comme une menace sécuritaire et a évoqué la nécessité d’une révision des sanctions imposées à la Syrie. La Haute représentante a indiqué que les sanctions restent liées à l’évolution de la situation politique et aux actions des autorités syriennes. La question du retour des réfugiés syriens a également été abordée, la Turquie mettant en avant la nécessité de « garantir un retour bien organisé et sécurisé », tandis que l’UE a souligné l’importance des « conditions de sécurité et de stabilité » pour que ces retours puissent avoir lieu.
En ce qui concerne l’Ukraine, Kaja Kallas a rappelé son engagement en faveur de Kiev, notamment par un soutien financier et des formations militaires, ainsi que par des mesures restrictives contre la Russie. Hakan Fidan, tout en maintenant des relations avec les deux parties, a mis en avant l’importance des voies diplomatiques et des initiatives permettant de favoriser une résolution politique du conflit.
Sur la situation à Gaza, les deux parties ont évoqué les enjeux humanitaires et sécuritaires. Hakan Fidan a mis en avant la nécessité de préserver le cessez-le-feu et a exprimé ses préoccupations concernant les violations signalées. Kaja Kallas a mentionné l’importance d’une solution politique à long terme et l’augmentation de l’aide humanitaire dans la région.
À propos de l'auteur
Ikbal Bas
Étudiant en première année de master en affaires européennes à Sorbonne Université, Ikbal est passionné par les politiques régionales, la politique de cohésion européenne, l’élargissement de l’Union européenne ainsi que par les relations entre la Turquie et l’Union européenne. Il a commencé son parcours à Strasbourg pour ses études supérieures, avec l’objectif de mieux comprendre les enjeux européens, et poursuit aujourd’hui ses études à Paris, où il effectue son master pour découvrir de près le milieu européen dans la capitale française.



