Politique étrangère iranienne – Point de situation au 02/04/2024

Le 1er avril, une frappe aérienne attribuée à l’armée israélienne a touché le bâtiment consulaire de l’ambassade iranienne à Damas, tuant au moins sept personnes dont deux hauts responsables du Corps des Gardiens de la Révolution, d’après plusieurs médias locaux (iranintl, tehrantimes, ifpnews). Parmi eux figuraient entre autre le Général Zahedi, responsable de la Force Al-Qods au Liban et en Syrie, ainsi que le Général Aminallah, chef de cabinet de cette même unité d’élite.
Suite à cet évènement, plusieurs membres du gouvernement de la république islamique ont pris la parole et dénoncé fermement cette attaque. Le président Ebrahim Raïssi a pour sa part qualifié l’offensive supposée de Tsahal « d’agression inhumaine », et affirme que cette opération «[est] en violation claire des régulations internationales ». Le guide suprême et Ayatollah Ali Khamenei a lui-même garanti à Israël une réponse de taille : « Nous leur ferons regretter ce crime et d’autres similaires ». Ces déclarations sont d’une part une réaction directe aux évènements touchant l’ambassade en Syrie, mais s’inscrivent plus globalement dans un contexte de tensions exacerbées avec l’Etat hébreu.
Bien qu’elle n’ait pas été revendiquée officiellement par Israël, l’attaque de Damas s’est produite le lendemain de la frappe d’un drone sur une installation de la base navale d’Eilat, détectée à 1h30 du matin. D’abord non identifié, le porte-parole de Tsahal Daniel Hagari avait déclaré lundi que ce drone avait été « fabriqué en Iran » mais également « dirigée par l’Iran ».
À propos de l'auteur
Raphaël SILBERT
Etudiant de Relations Internationales en Master 1 à l'ILERI, et aspirant à spécialiser prochainement en Défense, Gestion des risques et Cybersécurité, Raphaël possède un intérêt particulier pour la zone Moyen-Orient, renforcé par l'apprentissage de l'arabe et de l'hébreu en parallèle de sa formation.



