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VEILLE IRAN – Du 31 décembre 2022 au 6 janvier 2023

Équipe de veille géopolitique Iran / Pakistan / Afghanistan : Daniel Marco et Jeremie Patot.

 

01/01/2023 : L’Inde et le Pakistan échangent des listes de prisonniers et de biens nucléaires. -Daniel Marco-

Le 1er janvier, dans le cadre d’un accord de 1988 qui leur interdit de cibler leurs infrastructures nucléaires respectives, le Pakistan et l’Inde voisine ont échangé les listes de leurs installations nucléaires. C’est ce qu’indiquent les annonces officielles des deux parties, informe RFE RL. Le Ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que «la liste des sites et installations nucléaires au Pakistan a été officiellement remise à un représentant de la Haute Commission indienne à Islamabad au ministère des Affaires étrangères», selon The Hindu

Les deux pays voisins se sont engagés dans trois guerres et d’autres engagements militaires au cours des dernières années. Un missile indien qui a atterri involontairement au Pakistan l’année dernière a suscité des inquiétudes dans le monde entier, rappelle Al Jazeera.

De plus, conformément à un accord conclu en 2008, les deux pays ont également partagé des listes de détenus sous la garde de l’autre partie. D’aprés Dawn, le Pakistan a publié une liste de 705 Indiens emprisonnés, 51 civils et 654 pêcheurs. L’Inde a divulgué une liste des 434 Pakistanais qu’elle détenait, dont 95 pêcheurs et 339 civils. The Indian express explique que les pêcheurs indiens et pakistanais sont détenus pour avoir franchi la frontière maritime non marquée entre les pays. Les bateaux des pêcheurs sont saisis et emprisonnés par leur agence de sécurité maritime; ils ne sont généralement libérés qu’après des discussions entre les deux nations.

De surcroît, l’accord de 2008 prévoit l’échange de listes de détenus sous la garde de chaque partie en janvier et en juillet de chaque année, et accorde à chaque partie un accès consulaire aux prisonniers.

 

 

01/01/2023 : Une explosion à l’aéroport militaire de Kaboul fait plusieurs morts et blessés. -Daniel Marco-

Le 1er janvier, dans une explosion à l’extérieur de l’aéroport militaire de Kaboul, dix Afghans ont été tués et huit autres ont été blessés, selon Radio Pakistan. 

«Plusieurs de nos compatriotes ont été tués et blessés à la suite d’un attentat à la bombe qui a eu lieu à l’extérieur de l’aéroport militaire de Kaboul», a déclaré le porte-parole du ministère, Abdul Nafi Takoor. Ce dernier a ajouté que de plus amples informations sur l’incident seraient communiquées ultérieurement, mais n’a pas fourni de chiffres ni d’informations supplémentaires, rapporte Arab News.

CBS News souligne que cette attaque n’a pas été immédiatement revendiquée, mais depuis que les talibans ont pris le contrôle de la province en 2021, la branche locale de l’organisation État islamique, connue sous le nom d’État islamique dans la province de Khorasan, a multiplié les attaques, ciblant des patrouilles de talibans et des membres de la minorité chiite d’Afghanistan.

 

04/01/2023 : Téhéran ferme l’Institut Français de Recherche en Iran en réponse à une caricature publiée par Charlie Hebdo. -Jérémie Patot –

Le 4 janvier, Charlie Hebdo a publié un numéro spécial en soutien aux manifestations en Iran, réunissant des caricatures sur la République islamique suite à un concours organisé le 8 décembre appelant à partager des dessins satiriques du guide suprême. 

Dès sa publication du numéro, le ministre des Affaires étrangères iraniennes, Hossein Amirabdollahian, a condamné sur twitter les insultes du journal envers le guide et a souligné qu’un geste aussi offensif ne restera pas sans réponse, rapporte Khabar Online.

Le 4 au soir, le ministère des Affaires étrangères iranien a convoqué l’ambassadeur français en Iran Nicolas Roche au sujet de ces caricatures, selon Tehran Times. Le porte-parole du ministère a exprimé son désaccord à M. Roche, déclarantes que «la République islamique d’Iran ne tolère en aucun cas les insultes à son caractère sacré et à ses valeurs islamiques, religieuses et nationales» et «la France n’a pas le droit de justifier des insultes aux saintetés d’autres pays et nations musulmans sous prétexte de liberté d’expression».

Le 5 janvier, le ministère iranien a publié une déclaration qui condamne fermement les caricatures et pointe la responsabilité de la «liberté d’expression» et du gouvernement français. La déclaration informe aussi que dans un premier temps l’Institut Français de Recherche en Iran est sommé de fermer, et informe que les liens culturels et les activités culturelles françaises en Iran seront vérifiés. 

La même journée, la ministre Catherine Colonna a déclaré en réponse sur LCI que «la mauvaise politique est celle qui est suivie par l’Iran, qui pratique des violences à l’encontre de sa propre population, mais qui pratique aussi une politique des otages qui est particulièrement choquante. Donc, rappelons simplement qu’en France, la liberté de la presse existe, contrairement à ce qui se passe en Iran, et qu’elle s’exerce sous le contrôle du juge, dans le cadre d’une justice indépendante – là aussi c’est quelque chose que l’Iran sans doute connaît mal.»

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