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VEILLE SUD-CAUCASE – du 9 juillet au 15 juillet 2022

10-15/07/2022 : Le « président » abkhaze en visite en République du Tatarstan et en République du Bachkortostan

Le « président » abkhaze, Aslan Bzhania, est parti le 10 juillet en Russie et plus précisément en République du Tatarstan jusqu’au 12 juillet avant de se rendre en République du Bachkortostan jusqu’au 15 juillet, en compagnie du « président de l’Assemblée du peuple », Lasha Ashuba, du « ministre du Tourisme », Teimuraz Khishba, du « Chef de l’administration du district d’Ochamchira », Beslan Bigvava, du « Premier chef adjoint de l’administration du district de Gagra », Adamur Tsishba et du « Conseiller du président », Grigory Pilia.

Il a ainsi rencontré le président du Tatarstan, Rustam Minnikhanov à Kazan qui a félicité son « homologue » pour le développement économique de l’Abkhazie dans les domaines de « l’industrie alimentaire et viticole, l’agriculture, la production de matériaux de construction et l’industrie minière. Le tourisme et le secteur des stations thermales… » tout en rappelant le traité d’amitié et de coopération de 1994 entre le Tatarstan et l’Abkhazie. Il a également témoigné de son intérêt pour les « livraisons de camions KAMAZ, de pneus automobiles, de produits d’ingénierie et pétrochimiques, de produits médicaux et pharmaceutiques à l’Abkhazie » et pour les potentialités d’aide « dans le domaine du développement territorial et de la création d’infrastructures urbaines modernes ». Aslan Bzhania a qaunt à lui déclaré « Nous avons deux ports maritimes, il y a des opportunités de transit. Nous sommes prêts à coopérer dans ce sens » avant de visiter l’Agence de développement des investissements du Tatarstan, la technopole de Kazan « Khimgrad » et le parc technologique «Innopolis ».

Il s’est ensuite rendu à Ufa où il a rencontré le chef du Bachkortostan, Radiy Khabirov, avec lequel il s’est entretenu « des questions relatives au renforcement de la coopération internationale et à la mise en œuvre de projets communs […] dans le domaine de l’agriculture et du tourisme ». A l’occasion de son séjour, il a déclaré aux médias : « Après qu’un nombre important d’États ont annoncé un régime de sanctions contre la Russie, nous pensons bien sûr que notre territoire peut être utilisé lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre un programme d’importation parallèle, les possibilités de transit peuvent être utilisées. C’est un sujet de discussion. Nous avons deux ports maritimes, nous avons accès à d’autres États. […] Au contraire, les difficultés qui sont apparues vont nous rapprocher, et elles vont aider dans certains domaines. […] Un investisseur a déjà été identifié pour le lancement de l’aéroport de Soukhoumi, des travaux sont en cours pour développer un réseau gazier en Abkhazie, tout est question de capitaux russes, d’investissements russes. Nous devons lancer l’aéroport en 2024. […] De plus, le fonctionnement du poste de contrôle entre l’Abkhazie et la Russie sera également simplifié » et il a rappelé le traité interétatique d’alliance et de partenariat stratégique signé en novembre 2014 entre la Russie et l’Abkhazie stipulant que « la circulation des personnes, des marchandises et des marchandises à travers la frontière doit être libre, sans restrictions ». Il a ainsi déclaré : « C’est très important, car on parle en fait de 11 millions de traversées par an et 99 % des ces traversées sont effectuées par des citoyens de la Fédération de Russie. La grande majorité des résidents d’Abkhazie ont également la nationalité russe ». Le 15 juillet, il a visité la société par actions publique UEC-Ufa Engine Industrial Association s’occupant de « production de composants pour moteurs d’hélicoptères ».

La « vice-Première ministre et ministre de l’Économie » d’Abkhazie, Kristina Ozgan, est quant à elle partie pour une nouvelle visite en Russie le 13 juillet afin de rencontrer le vice-Premier ministre russe, Alexander Novak, avec lequel elle s’est entretenu de « la question de l’approvisionnement énergétique de la République d’Abkhazie et de la question de la tarification des produits pétroliers importés de la Fédération de Russie ». Elle a également rencontré le ministre russe du Développement économique, Maxime Reshetnikov, le vice-ministre du Développement économique, Dmitry Volvach, et des représentants du ministère des Transports et de l’Agence fédérale du transport aérien afin de discuter de « la création d’un espace juridique commun, de programmes de soutien interétatiques, de la restauration du trafic aérien et de projets d’investissement conjoints » afin d’augmenter l’attractivité touristique. En effet, selon le « ministère de l’Économie » abkhaze « la création de nouveaux corridors de transport et le développement du secteur touristique s’accompagneront du renouvellement des communications techniques, de l’aménagement des réseaux hôteliers et de restauration ». Le lendemain, elle a rencontré le directeur général et président du conseil d’administration des chemins de fer russes, Oleg Beloziorov, afin de discuter des moyens d’ « assurer la stabilité du trafic de fret et de passagers entre la Russie et l’Abkhazie ». Ainsi les chemins de fer russes se sont engagés à apporter leur « assistance complète pour assurer la livraison des marchandises prioritaires à l’Abkhazie ». Puis elle a rencontré le premier vice-ministre russe de l’Énergie, Pavel Sorokin, et le vice-ministre de l’Énergie, Yevgeni Grabchak, pour s’entretenir de « la mise en œuvre du programme d’installation de compteurs d’électricité » et de «la procédure de tarification des produits pétroliers en Russie et en Abkhazie ».

12/07/2022 : Rencontre du Premier ministre arménien avec le directeur général de la Société d’État russe pour l’énergie nucléaire, la nouvelle ambassadrice de Syrie en Arménie, et le ministre russe des Transports.

Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, a rencontré le 12 juillet à Erevan le directeur général de ROSATOM, la société d’État russe pour l’énergie nucléaire, AlexeÎ Likhachev, afin de s’entretenir de la poursuite de l’exploitation de la deuxième unité de puissance de la centrale nucléaire arménienne Metsamor ainsi que des « des possibilités de construction d’une nouvelle centrale nucléaire en Arménie, du développement de l’énergie nucléaire, ainsi que de la coopération dans le domaine des énergies renouvelables ». Il faut rappeler que qu’un protocole d’accord sur la coopération nucléaire, «ouvrant la voie à une coopération accrue sur les questions nucléaires civiles » avait été signé lors de la visite de ce dernier aux États-Unis le 2 mai dernier pour relancer le Dialogue Stratégique entre les deux pays. Il a également rencontré la nouvelle ambassadrice de Syrie en Arménie, Nora Arisian, et il a fait référence à « la mission humanitaire envoyée par l’Arménie en Syrie en 2019, qui a mené des activités de déminage humanitaire, une campagne de sensibilisation aux mines auprès de la population, la fourniture de services médicaux » et les deux interlocuteurs ont également « souligné le rôle de la communauté syro-arménienne dans le renforcement des liens arméno-syriens ». Le 15 juillet, il a reçu une délégation conduite par le ministre russe des Transports, Vitalï Savelev, afin de discuter de la coopération dans les domaines du transport et de la logistique, des communications aéronautiques et automobiles, et des infrastructures de transport public.

13-15/07/2022 : Visite du représentant spécial de l’UE pour le sud Caucase en Arménie et en Azerbaïdjan

Toivo Klaar, représentant spécial de l’UE pour le sud Caucase est arrivé en Arménie le 13 juillet où il a rencontré le secrétaire du Conseil de sécurité d’Arménie, Armen Grigorian, pour s’entretenir « du processus de Bruxelles pour les relations arméno-azerbaïdjanaises » avant de rencontrer le Premier ministre, Nikol Pachinian, avec lequel il a « passé en revue les processus en cours dans la région du Caucase du Sud, la situation autour du Haut-Karabakh, ainsi que les mesures visant à assurer la paix et la stabilité ». Les résultats des réunions tripartites tenues à Sotchi avec la médiation du président de la Fédération de Russie ainsi qu’à Bruxelles avec la médiation du président du Conseil européen ont été abordés. Le lendemain, il a rencontré le vice Premier ministre arménien, Mher Grigorian, afin d’aborder les progrès liés au déblocage des communications et au travail des commissions des frontières.

La semaine a été marquée par de nouvelles accusations azerbaïdjanaises de rupture du cessez-le-feu par la partie arménienne en date du 9 juillet concernant des tirs a dans la région de Kelbajar dans la direction de la colonie de Yukhari Ayrim le 8 juillet au soir, accusation démenties par la partie arménienne qui ont été réitérées le 12 juillet concernant des tirs en direction de la colonie de Damirchidam dans la même région le 11 juillet, et le 14 juillet concernant des tirs dans la direction de la colonie de Yukhari Ayrim le 13 juillet, qui ont été à nouveau démenties. La partie arménienne a également accusé l’Azerbaïdjan de rupture du cessez-le-feu dans la partie ouest de la frontière arméno-azerbaïdjanaise près du Nakhitchevan le 12 juillet.

Le MAE arménien, Ararat Mirzoyan, a publié le 9 juillet une interview accordée par lui au journal grec « I Kathimerini » dans laquelle il déclarait le 27 juin : « Le Haut-Karabakh existe bel et bien avec sa population arménienne, qui continue de vivre sur sa terre ancestrale et dont la sécurité est désormais assurée par les casques bleus russes […] Le conflit ne cesse pas d’exister simplement parce que l’une des parties déclare qu’il n’existe pas. C’est de l’auto-illusion.De plus, les déclarations officielles de nos nombreux partenaires et organisations internationales, y compris les pays médiateurs, montrent également clairement que le conflit NK a encore besoin d’un règlement final par des négociations sous le mandat de la coprésidence du Groupe de Minsk de l’OSCE ; un règlement, qui devrait fournir des garanties de sécurité et de protection de tous les droits des Arméniens d’Artsakh et, par conséquent, le statut final du Haut-Karabakh qui en découle. […] actuellement, alors que le monde concentre son attention sur l’Ukraine, l’Azerbaïdjan peut être tenté à tout moment de lancer une provocation à grande échelle. […] L’Arménie est prête pour l’établissement de relations diplomatiques avec la Turquie et l’ouverture de la frontière entre nos pays que la Turquie a fermée unilatéralement en 1993. […] L’Arménie soutient pleinement l’intégrité territoriale et la souveraineté de la République hellénique. L’Arménie considère comme inacceptables toutes les actions et mesures qui peuvent violer de manière flagrante les normes du droit international, le droit de la mer, ainsi que la Charte des Nations Unies. Quant à la question chypriote, comme dans la question du Haut-Karabakh, dans ce cas également, toute tentative de présenter les conséquences de l’usage de la force comme une solution nous est inacceptable. L’Arménie et Chypre se sont toujours mutuellement soutenues sur des plates-formes bilatérales et multilatérales ».

Le 12 juillet, Ruben Rubinian, vice-président de l’Assemblée nationale et envoyé spécial sur la normalisation des relations arméno-turques, a déclaré au sujet des accords conclus lors de sa dernière rencontre à Vienne avec le représentant Serdar Kilic « Ce sont, bien sûr, des accords positifs, mais l’une des choses les plus importantes dans des processus aussi complexes est de mettre en œuvre rapidement les premiers accords. S’ils sont mis en œuvre rapidement, cela contribue grandement à renforcer la confiance, s’ils ne sont pas mis en œuvre, au contraire, cela sape grandement cette confiance. Et j’espère que ces accords seront mis en œuvre très prochainement. […] Le fait que cela ne se produise pas demain et le fait que l’Arménie y soit prête signifient que la mise en œuvre dépend de la volonté politique de la Turquie à ce stade, car l’Arménie a évidemment cette volonté politique ». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, s’est exprimé sur ce sujet le 14 juillet en ces termes : « Il ne faut pas être sous l’emprise de l’idée occidentale que l’histoire n’a commencé que ce matin. […] Je voudrais vous rappeler que la Russie a toujours soutenu le processus de normalisation des relations entre l’Arménie et la Turquie qui a été lancé à Moscou avec notre médiation le 14 janvier 2022. […] Permettez-moi de vous rappeler une fois de plus que la contribution de la Russie à la normalisation des relations entre les deux pays n’a pas commencé cette année ».

Le 15 juillet, Toivo Klaar a rencontré le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, à Bakou, ainsi que le ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Djeyhoun Bayramov.

Le 15 juillet, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev présidait une réunion de bilan des six premiers mois de l’année durant laquelle il a souligné la « présidence réussie du Mouvement des pays non alignés », marquée par la création et la réunion du réseau parlementaire, et prolongée à l’unanimité jusqu’en 2023, la «  coopération active » avec l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ainsi qu’avec l’Union européenne pour laquelle il a déclaré : « Comme vous le savez, nous travaillons sur un nouvel accord. La majeure partie de l’accord a été convenue et les questions qui n’ont pas été convenues sont en cours de discussion. J’espère que toutes les questions seront réglées dans un proche avenir. […] Dans un avenir proche, un document important sera signé entre l’Union européenne et l’Azerbaïdjan – un document relatif à la sécurité énergétique, qui élèvera notre coopération à un niveau supérieur ». Il a également souligné la coopération avec l’Organisation des États Turciques. Il s’est félicité de la réception des deux courriers du président états-unien Joe Biden.

Au sujet du processus de paix avec l’Arménie, il a tenu à souligner les aspects jugés par lui positifs: «  Bien qu’un an et huit mois se soient écoulés depuis la guerre patriotique, malheureusement, l’Arménie ne remplit toujours pas ses obligations. Si on parle de points positifs, je peux simplement dire que la première réunion des groupes de travail sur la délimitation a eu lieu. Nous considérons cela comme une étape positive. C’est un événement qui a eu lieu à l’initiative de notre pays. Parce que c’était l’Azerbaïdjan qui essayait de prendre des mesures concernant la délimitation des frontières dès que possible. […] Une autre situation positive est que l’Arménie a accepté les cinq principes de base qui formeront la base du traité de paix à l’initiative de l’Azerbaïdjan, et les dirigeants arméniens ont officiellement accepté ces cinq principes. […] mais il n’y a pas encore de mesures concrètes. Les ministres des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie se rencontreront demain. Ce sera la première réunion entre les ministres et nous espérons que la réunion aura des résultats. […] Je pense qu’un bon résultat de cette réunion pourrait être que la partie arménienne forme son propre groupe de travail. Parce que la partie azerbaïdjanaise a déjà formé son propre groupe de travail pour la préparation de l’accord de paix »

Avant de souligner les points jugés par lui négatifs : « Malheureusement, il y a plus de points négatifs. L’un d’eux est le refus de l’Arménie de résoudre les problèmes identifiés dans la déclaration signée le 10 novembre 2020. La déclaration du 10 novembre est en fait un acte de capitulation de l’Arménie, et en tant que partie vaincue dans la guerre, l’Arménie a assumé des obligations. Ces obligations y sont clairement énoncées. L’un d’eux est le retrait des forces armées arméniennes du Karabakh. À ce jour, ce problème n’a pas été résolu. […] Les casques bleus russes – la partie russe a également signé la déclaration du 10 novembre -, comme on dit, ne les obligent pas à le faire. Bien sûr, c’est une situation intolérable. […] Le deuxième point négatif est que dans la déclaration du 10 novembre, un contact aurait dû être établi entre la majeure partie de l’Azerbaïdjan et la République autonome du Nakhitchevan, et l’Arménie s’y est soumise et a assumé cette obligation. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas eu cette possibilité. La route de Lachin est ouverte, et dans la déclaration du 10 novembre, nous nous sommes engagés à ce que la route de Lachin fonctionne et l’Azerbaïdjan garantit la sécurité de cette route. Nous l’avons pris comme un engagement et nous le suivons. Mais nous n’avons pas la possibilité d’aller au Nakhitchevan depuis la partie principale de l’Azerbaïdjan. […] A ce jour, il n’existe aucune justification technique et économique de la voie ferrée à construire dans la section Mehri du corridor de Zangezur. Aucun projet ne peut être mis en œuvre sans étude de faisabilité, et il faut plusieurs mois pour préparer une étude de faisabilité pour la construction d’une voie ferrée. Donc, ce travail n’a pas encore commencé. Le tracé de l’autoroute ne nous a pas été donné. […] L’un des autres points est que récemment, le chef de l’Arménie a recommencé à parler d’un certain statut. Cependant, lorsque la guerre a pris fin, lorsque l’Arménie a signé l’acte de capitulation, il y a eu un accord verbal entre nos dirigeants – l’Azerbaïdjan, la Russie et l’Arménie – selon lequel la question du statut n’a pas été abordée. L’Arménie l’a suivi pendant un certain temps. Mais ces derniers temps, c’est devenu courant. Parfois leur premier ministre et parfois leur ministre des affaires étrangères parlent du statut du Karabakh. […] Par conséquent, je pense que parler du statut est une question très dangereuse pour l’Arménie. Parce qu’on peut aussi parler de statut, Nous pouvons demander le statut de Zangezur. Zangezur nous a été enlevé en novembre 1920. On ne parle pas, mais on peut parler, voyons quel sera le résultat. […] Il y a encore des tentatives pour faire revivre le groupe mort de Minsk. Maintenant, le groupe de Minsk a effectivement quitté la scène. Nous, le pays qui participe à ce processus, disons qu’il n’y a pas besoin du groupe de Minsk, il n’y a pas besoin d’un groupe qui n’a produit aucun résultat depuis 28 ans.  C’est ce que nous disons. Pour le moins qu’on puisse dire, une guerre froide est en cours entre les coprésidents du groupe de Minsk ».

13/07/2022 :Des anciens combattants azerbaïdjanais de la guerre du Karabakh se réunissent devant le Parlement.

Un groupe d’anciens combattants de la « guerre de 44 jours » s’est réuni le 13 juillet devant le Parlement pour demander une rencontre avec les députés « afin de garantir leurs droits et de mettre en œuvre les décisions du gouvernement concernant les participants à la guerre ». Certains membres auraient été reçus par des membres de l’administration présidentielle le même jour, alors que le début de la semaine a été marqué par le décès d’un vétéran des suites de ses blessures après une tentative d’immolation le 10 juillet et une nouvelle tentative de suicide d’un autre vétéran le 13 juillet. Au moins 36 vétérans seraient mort d’un suicide depuis la fin de la guerre de 2020. Le même jour, le Procureur général d’Azerbaïdjan a déclaré engager des poursuites pénales pour « incitation au suicide » concernant la mort d’un soldat.

13/07/2022 : le « ministre des Affaires étrangères » abkhaze se prononce officiellement pour un déplacement des Discussions Internationales de Genève.

Inal Arzinba, le « ministre des Affaires étrangères » abkhaze a déclaré officiellement « La République d’Abkhazie a reconnu la souveraineté de la RPD et de la RPL et soutient pleinement l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine. […] Les discussions de Genève sur la stabilité et la sécurité en Transcaucasie sont suspendues. Ils ont été suspendus, ni à notre initiative, ni à l’initiative de la Russie, mais à l’initiative des pays occidentaux et de la Géorgie. Nous proposons de changer la plate-forme de Genève en une autre, en un lieu et une ville qui seraient moins biaisés, où il y aura des chances et des conditions de travail égales pour toutes les parties au processus de négociation, y compris pour la République d’Abkhazie » lors de sa rencontre avec le nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie, Mikhail Shurgalin.

14/07/2022 : La Commission européenne propose un accord avec l’Azerbaïdjan pour augmenter les importations de gaz naturel

Le 14 juillet, la Commission européenne a proposé aux pays de l’UE un accord avec l’Azerbaïdjan pour augmenter les importations de gaz naturel et soutenir l’expansion d’un gazoduc dans ce but. Le projet de protocole d’accord daté du 11 juillet que la Commission a refusé de commenter stipule : « Les parties aspirent à soutenir le commerce bilatéral de gaz naturel, y compris par l’exportation vers l’Union européenne, via le corridor gazier sud, d’au moins 20 milliards de mètres cubes de gaz par an d’ici 2027, conformément à la viabilité commerciale et à la demande du marché ». Les investissements devraient pouvoir transporter des gaz à faible émission de carbone à l’avenir, et les futurs contrats gaziers devraient s’aligner sur les objectifs de l’UE en matière de changement climatique, c’est à dire sur une chute de l’utilisation de gaz après 2030. Par ailleurs, Les deux parties devraient intensifier leurs actions pour réduire les émissions de méthane et étudier les possibilités d’interconnexions électriques et concernant le futur commerce de l’hydrogène.

La Commission européenne a annoncé le 15 juillet la visite en Azerbaïdjan d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, et du commissaire à l’énergie, Kadri Simson, le 18 juillet en déclarant : « Au milieu de la militarisation continue de ses approvisionnements énergétiques par la Russie, la diversification de nos importations énergétiques est une priorité absolue pour l’UE. Le corridor gazier sud a un rôle central à jouer dans l’approvisionnement en gaz naturel de l’UE, en particulier pour l’Europe du Sud-Est. L’UE et l’Azerbaïdjan travaillent également ensemble pour construire un partenariat à long terme sur l’énergie propre et l’efficacité énergétique, alors que les deux parties poursuivent leur transition verte et les objectifs de l’accord de Paris. L’UE et l’Azerbaïdjan négocient un nouvel accord global, qui permettra de renforcer la coopération dans un large éventail de domaines, notamment la diversification économique, l’investissement, le commerce et l’utilisation optimale du potentiel de la société civile ».

15/07/2022 : La présidente géorgienne accepte de convoquer la session parlementaire spéciale demandée par l’opposition.

Le 15 juillet, la présidente géorgienne, Salomé Zurabishvili, a accepté de convoquer une session parlementaire spéciale demandée par une partie de l’opposition le 13 juillet par le biais d’une déclaration commune jugeant nécessaire une telle disposition pour examiner les changements législatifs relatifs à la mise en œuvre des 12 recommandations émises par la Commission européenne. Elle a justifiée sa décision en ces termes : « je crois que la séance est tout à fait justifiée. Une pause maintenant ne peut être justifiée. Les comités et commissions sont également justifiés et j’appelle tout le monde – l’opposition et le gouvernement, la majorité – à participer pleinement à tout ». Le 13 juillet, Michael Rupp, représentant de la Commission européenne, a déclaré au Parlement européen que la Commission prolongerait jusqu’à l’automne 2023 le délai qu’elle avait accordé d’abord jusqu’en décembre 2022 pour la mise en œuvre des réformes demandées en expliquant : « Après mûre réflexion, nous avons décidé de ne pas précipiter l’élite politique géorgienne dans ses efforts pour dépolariser le pays afin qu’elle puisse s’asseoir à la même table et travailler dur sur les réformes ». Cette décision avait été saluée par le président du « Rêve géorgien » Irakli Kobakhidze.

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