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VEILLE SUD-CAUCASE – du 17 septembre au 23 septembre 2022

19/09/2022 : Rencontre des ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais à New-York.

Les ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et arménien, Djeyhoun Bayramov et Ararat Mirzoyan se sont rencontrés en présence du secrétaire d’État états-unien, Anthony Blinken le 19 septembre à New-York, dans le cadre de la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il s’agissait des premiers pourparlers directs officiels entre les deux pays depuis l’escalade militaire de la semaine passée qui s’était soldée par les bilans officiels suivants : du côté arménien 204 soldats morts, trois civils tués et deux disparus, 293 soldats et 3 civils blessés et ainsi que 20 soldats prisonniers, et du côté azerbaïdjanais 80 soldats morts, 282 soldats et deux civils blessés.

Le MAE arménien a insisté sur le nécessaire retrait des forces armées azerbaïdjanaises du territoire souverain de l’Arménie et l’inacceptabilité de l’usage de la force tout en insistant sur l’ «importance de la résolution des problèmes humanitaires incluant le rapatriement des prisonniers de guerre». Tandis que le MAE azerbaïdjanais a affirmé que l’Arménie avait «provoqué des affrontements en menant des provocations et des attaques contre l’Azerbaïdjan» et «[entravait] les processus et [violait] grossièrement ses obligations dans le cadre des déclarations tripartites» et que l’Azerbaïdjan «[n’était] pas intéressé pat la déstabilisation».

Du 17 au 19 septembre, une délégation états-unienne du Congrès s’est rendue à Erevan conduite par Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, qui a parlé lors d’une conférence de presse avec le président de l’Assemblée nationale arménienne, Alen Simonian  de «sécurisation officielle des États-Unis [concernant la] reconnaissance du génocide arménien» et d’ «attaques illégales et meurtrières de l’Azerbaïdjan sur le territoire arménien» qu’elle a fermement condamné ou de violence «initiée par les Azéris» tout en déclarant : «En tant que Californiens, nous reconnaissons tous les trois [avec le Congrès et le président Biden] que 40% des Arméniens américains sont en Californie. Nous pensons donc qu’il s’agit d’une visite familiale pour nous car nous sommes entourés non seulement de leur héritage, mais également de leur grande foi et de leur patriotisme en Amérique», tout en disant des «Américains» vouloir être «utiles tout en étant discrets».

Ces propos avaient évidemment provoqué les réactions du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères qui avait qualifié cette déclaration, qui selon lui «fausse la situation dans la région», de «regrettable» tout en déclarant : «les accusations infondées et injustes portées par N. Pelosi contre l’Azerbaïdjan sont inacceptables. L’incident qui s’est produit à la frontière non délimitée dans la nuit du 12 au 13 septembre 2022 était une provocation militaire à grande échelle de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan» et en dénonçant le fait que Nancy Pelosi «utilise cette visite pour son agenda politique intérieur et pour gagner le soutien des cercles de pression arméniens aux États-Unis» jugeant «inacceptable» de «transférer les intrigues politiques et les intérêts de lobbying de l’agenda politique intérieur américain à la région du Caucase du Sud via l’Arménie».

19/09/2022 : Déclaration télévisée alarmiste du «président du Haut-Karabakh» plébiscitant le soutien de la Russie.

Le «président du Haut-Karabakh», Arayik Haroutiounian, a prononcé un discours télévisé alarmiste le 19 septembre durant lequel il a déclaré : «Nous devons honnêtement admettre que l’État arménien se tient au seuil d’une nouvelle guerre catastrophique, qui pourrait conduire à des conséquences non moins graves que la guerre de 44 jours. […] Compte tenu de l’attention détournée de la Russie, une certaine brèche s’est ouverte dans les garanties fournies par les casques bleus russes et l’Azerbaïdjan en profite.D’autre part, toutes les forces hostiles étrangères entreprennent constamment des provocations de nature militaire et d’information afin de saper le rôle des soldats de la paix russes et de créer la méfiance à l’égard de la Russie parmi le peuple d’Artsakh. […] Malgré les réarrangements géopolitiques et les défis existants dans le monde et la région, la Fédération de Russie continue d’assurer la sécurité du peuple d’Artsakh. […] Nous espérons qu’il sera possible d’accroître l’efficacité de la mission russe de maintien de la paix et d’assurer sa présence indéfinie en Artsakh en tant que garantie la plus importante de la sécurité de notre peuple. […] En raison de ces défis, nous n’avons épargné aucun effort et n’épargnerons aucun effort pour moderniser notre propre système de défense au mieux de nos capacités. […] Nous devons faire le maximum d’efforts pour assurer une paix à long terme, qui permettra à l’Artsakh de rester arménien. […] Le conflit Azerbaïdjan-Karabakh n’est pas réglé et doit encore l’être, principalement sur la base de la reconnaissance pleine et non négociable du droit à l’autodétermination du peuple d’Artsakh».

Il est à noter que le député russe, premier vice-président de la Commission de la Douma d’État russe pour les affaires de la CEI, l’intégration eurasienne et les relations avec les compatriotes, Konstantin Zatulin, s’est rendu en Arménie entre le 16 et le 18 septembre où il a notamment rencontré «les anciens présidents de la République du Haut-Karabakh Arkady Ghoukasian et Bako Sahakian» ainsi que Robert Kotcharian, ancien président de l’Arménie et auparavant du «Haut-Karabakh». Il a ainsi publié les commentaires suivants : «Il s’est avéré que l’Azerbaïdjan et la Turquie attendent des Arméniens et de l’Arménie un rejet total de leurs compatriotes du Haut-Karabakh, ce qu’ils leur rappellent par l’usage de la force. L’Arménie, comme toute la région, a besoin de paix, mais pas au prix d’une humiliation permanente. Le traité de paix et la démarcation de la frontière arméno-azerbaïdjanaise ne règlent pas le problème du statut du Haut-Karabakh, dont la recherche d’une solution est à l’ordre du jour des relations internationales depuis 30 ans.[…] Je suis parti, mais Nancy Pelosi est restée. C’est une plaisanterie amère. Mais cela reflète une situation dans laquelle le gouvernement arménien et ceux qui le soutiennent tentent de se rapprocher des États-Unis et de l’Occident afin d’obtenir leur soutien, à l’intérieur et à l’extérieur du pays. L’Occident joue avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan, son objectif principal est de se débarrasser de toute influence russe dans la région. Et il a obtenu un succès toujours plus grand dans cette direction. […] L’absence d’une évaluation claire et publique des événements de notre part suscite la déception de la société arménienne. Agissant sans ménagement, l’Azerbaïdjan – avec la Turquie derrière lui – a en fait reçu un levier qui provoque la montée des sentiments anti-russes dans l’Arménie alliée, dont les autorités elles-mêmes ne sont pas contre le fait de rejeter la responsabilité de toutes les difficultés sur la Russie, y compris la responsabilité des Arméniens au Nagorno -Karabakh».

20/09/2022 : Le président du groupe démocrate azerbaïdjanais condamné à 30 jours de prison pour des propos anti-gouvernementaux.

Ahmad Mammadli, président du groupe démocrate azerbaïdjanais a été condamné à 30 jours de prison par un tribunal bakinois suite à un enlèvement dans la rue par des policiers en civils le même jour, du fait de ses déclarations de la veille : «Ne défendez pas le monarque qui vous opprime, vous enlève tous vos droits fondamentaux et transforme le pays en entreprise. Plus vous le défendez, plus il vous écrase. Ilham Aliyev est un dictateur qui a du sang sur les mains » et qui avait critiqué le 15 septembre les décisions du président Ilham Aliev concernant les affrontements frontaliers avec l’Arménie.

20-23/09/2022 : Mission de l’OTSC conduite par Stanislav Zas en Arménie

Le secrétaire général de l’OTSC, Stanislav Zas, est arrivé en Arménie le 20 septembre, à la tête d’une mission de plusieurs jours comprenant des représentants des États membres de l’organisation «chargée d’évaluer la situation actuelle, de préparer un rapport détaillé à soumettre aux chefs des États membres de l’OTSC sur la situation dans la région et d’élaborer des propositions pour désamorcer la tension qui a surgi dans certaines zones à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan».

21/09/2022 : Discours du président azerbaïdjanais Ilham Aliev à Latchin

En visite le 21 septembre dans le district de Latchin, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a prononcé un long discours faisant référence au «vandalisme arménien dans chaque ville et chaque village» en rappelant la situation des villes d’Agdam, Latchin, Fizouli et Jabrayil, la construction de colonies illégales dans le district de Latchin qualifiant tout cela de «crime de guerre» qui a eu lieu «sous les yeux de la communauté internationale» et «y compris les coprésidents du Groupe de Minsk qui s’occupaient directement de cette question, fermaient simplement les yeux sur cela» tout en déclarant : «J’ai toujours dit que nous n’autoriserions jamais la création d’un deuxième État arménien sur nos terres. Je tiens à répéter que la libération du district et de la ville de Lachin de l’occupation est un événement historique. […] Lorsque les districts de Lachin et de Kalbajar ont été occupés au début des années 1990, une connexion géographique s’est établie entre l’Arménie et le Karabakh. Le district de Lachin a été occupé le 18 mai 1992 et le district de Kalbajar début avril 1993. Ainsi les Arméniens ont réalisé leur rêve. Ils croyaient qu’ils vivraient dans ces terres pour toujours. Ils croyaient qu’ils pouvaient réussir. Ils ont vu que plusieurs pays qui les fréquentaient, que l’organisation qui s’occupait directement de ces questions fermait les yeux sur leurs crimes. […] Nous leur avons offert la paix immédiatement après la guerre. C’est peut-être l’un des rares exemples dans l’histoire militaire mondiale où des terres ont été occupées pendant 30 ans, des personnes vivant dans la souffrance et les privations, des monuments historiques et religieux détruits, des villes rasées, plus d’un million de mines ont été planté, et pourtant nous offrons la paix. Cependant, nous voyons à nouveau que l’Arménie n’est pas intéressée par la paix ».

Il s’est ainsi plaint du manque d’avancée du processus de délimitation frontalière, de signature d’un traité de paix, du retrait des forces armées arméniennes du Karabakh, de construction d’un couloir entre l’Azerbaïdjan et son exclave du Nakhitchevan, ou de construction du chemin de fer reliant la portion bientôt achevée du côté azerbaïdjanais. Tout en dénonçant les «provocations militaires répétées» arméniennes, le dépôt de «plus de 1400 nouvelles mines terrestres». 

21/09/2022 : 31ème anniversaire de l’indépendance de l’Arménie

Le 21 septembre, l’Arménie a fêté le 31ème anniversaire de son indépendance, à l’occasion duquel le Premier ministre, Nikol Pachinian a déclaré : «Aujourd’hui, c’est à nouveau le 21 septembre et aujourd’hui, un nouveau référendum sur l’indépendance a lieu. Le référendum de 1991 a eu lieu, mais n’a pas été achevé, et le référendum sur l’indépendance a lieu aujourd’hui. Nos martyrs qui ont donné leur vie pour la Patrie ont dit Oui à l’Indépendance et il est très important que nous ne nous agenouillions pas devant l’amertume de leur perte. […] Et il est important de dire Oui à l’Indépendance, de dire Oui à la Souveraineté, de dire Oui à la démocratie et, si nécessaire, de réaffirmer ce Oui dans la partie des 29 mille 800 kilomètres carrés de l’État-Mère, où ce Oui sera le plus nécessaire». Des lettres de félicitations ont été envoyées par les présidents français et états-unien.

21/09/2022 : Rencontre du ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais avec ses homologues du GUAM et du Mouvement des Non Alignés à New-York.

Djeyhoun Bayramov a rencontré le 21 septembre ses homologues du GUAM (Organisation pour la Démocratie et le Développement créé en 1997 et composé de la Géorgie, de l’Ukraine, de l’Azerbaïdjan et de la Moldavie) à l’occasion de la 39ème réunion de son Conseil des ministres des Affaires étrangères qui a eu lieu à New-York et durant laquelle il a déclaré : «en dépit de l’activité destructrice de l’Arménie, l’Azerbaïdjan est déterminé à faire avancer le programme de paix et poursuit les négociations » tout en soulignant le caractère préoccupant de la situation en Ukraine « qu’il est important de résoudre le problème par la diplomatie et sur la base du droit international, en particulier conformément aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale à l’intérieur des frontières internationalement reconnues des États» et en appelant l’aide humanitaire apportée par son pays ainsi qu’une aide financière à hauteur de 15 millions d’euros.

Le même jour, le MAE azerbaïdjanais a présidé une réunion ministérielle du Mouvement des non-alignés avec 50 homologues où il a été à nouveau réaffirmé que l’Azerbaïdjan n’était pas «intéressé à la déstabilisation» dans le sud-Caucase.

22/09/2022 : Discours du Premier ministre arménien à la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations-Unies le 22 septembre en prononçant un discours dans lequel il a déclaré : «Je tiens à souligner que le risque d’une nouvelle agression de l’Azerbaïdjan reste très élevé, compte tenu notamment du fait que l’Azerbaïdjan viole chaque jour le cessez-le-feu. […] La réaction inappropriée à cette situation par les organisations de sécurité régionales, qui a soulevé des questions très difficiles au sein de la société arménienne, peut servir de facteur supplémentaire pour une nouvelle escalade. […] l’Azerbaïdjan utilise les sujets du traité de paix avec l’Arménie, la délimitation des frontières et l’agenda d’ouverture de la communication régionale. Pourquoi n’y a-t-il pas de progrès tangibles dans ces directions ? La raison est très simple : l’Azerbaïdjan utilise tous ces sujets pour des revendications territoriales contre l’Arménie. […] Maintenant que la commission de délimitation et de sécurité des frontières a été formée et fonctionne, l’Azerbaïdjan a lancé une nouvelle phase d’agression».

Il a ensuite rencontré, le président iranien, Ebrahim Raisi, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le secrétaire d’État américain, Antony Blinken. Le président de la République islamique d’Iran a réaffirmé l’inadmissibilité de modifications des frontières dans la région, ce à quoi a répondu le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères en ces termes : «La partie iranienne n’a exprimé aucune attitude envers le changement de frontières par la force pendant 30 ans. Nous ne savons pas à qui s’adressent ces déclarations de l’Iran. Il y a eu des réunions des dirigeants de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie aux formats de Moscou et de Bruxelles. Les négociations dans ces formats se poursuivent. Dans le cadre des négociations menées dans ces formats, avec le consentement des deux parties, la Commission d’État sur la délimitation des frontières a été créée et sa composition a été arrêtée. Nous pensons que les relations arméno-azerbaïdjanaises, y compris les questions frontalières entre les deux États, doivent être résolues sans ingérence extérieure».

22/09/2022 : Discours du Premier ministre géorgien à la 77ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le Premier ministre géorgien, Irakli Garibashvili, s’est adressé à l’Assemblée Générale des Nations Unies en déclarant : «Bien que nous ayons fait des progrès significatifs, nous devons reconnaître les actes d’agression en cours contre les membres de cet organe – les mêmes types d’actes qui ont conduit à la création des Nations Unies après la Seconde Guerre mondiale. En 2008, mon pays a été attaqué par la Russie, entraînant l’occupation continue de 20 % de notre territoire. […] Nous recherchons toutes les opportunités de collaboration avec nos partenaires internationaux pour faire avancer la cause de la paix. À cet égard, les discussions internationales de Genève sont particulièrement cruciales pour amener la Fédération de Russie autour de la table. […] La décision historique du Conseil européen de nous donner une perspective européenne, a créé un nouvel ensemble de repères. Tout comme par le passé, la Géorgie atteindra et dépassera ces critères. […] ici aujourd’hui, à l’Assemblée générale des Nations Unies, je veux m’adresser directement à mes frères et sœurs abkhazes et ossètes et leur dire une fois de plus que notre force réside dans l’unité. Nous construirons ensemble la Géorgie et la transformerons pacifiquement en un État européen prospère, libre et unifié. La guerre reprend, non loin des portes de mon pays. La guerre à part entière de la Russie en Ukraine porte atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté de l’Ukraine, ainsi qu’à la Charte des Nations Unies et aux principes fondamentaux du droit international. La Géorgie est aux côtés de l’Ukraine. […] Nous avons parrainé, rejoint ou soutenu près de 400 résolutions, déclarations, déclarations conjointes et autres initiatives faites ou proposées par toutes les grandes organisations et institutions internationales en faveur de l’Ukraine. […] Comme le confirme le rapport du Département d’État américain sur le climat d’investissement en Géorgie, «la Banque nationale de Géorgie et les institutions financières géorgiennes agissent pleinement conformément aux sanctions financières imposées par les États-Unis et d’autres à la Fédération de Russie». […] Plus la région de la mer Noire devient prévisible, plus nous pouvons libérer son potentiel économique au profit de notre population et de l’économie mondiale. C’est pourquoi nous développons des corridors de transport stratégiques reliant l’Asie à l’Europe. […] Malgré la situation complexe de notre région, nous ne ménageons aucun effort pour favoriser le rapprochement entre nos voisins. Nous avons déjà eu des réussites, notamment le retour en toute sécurité de 15 détenus arméniens dans leur patrie en échange de cartes des territoires minés en Azerbaïdjan. En juillet dernier, pour la première fois, les ministres des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie se sont rencontrés à Tbilissi. Nous sommes prêts à servir de cadre à ce dialogue pour apporter la paix et la stabilité dont notre région a tant besoin. Dans cet esprit, la Géorgie a promu l’Initiative de voisinage pacifique, qui envisage la participation des trois États du Caucase du Sud. […] Notre objectif est d’attirer davantage d’investissements étrangers institutionnels, de faciliter des projets d’importance régionale et de renforcer nos capacités infrastructurelles – devenant ainsi un véritable pont entre l’Est et l’Ouest. Notre objectif est de transformer le Caucase du Sud en une région d’opportunités et de croissance économique».

Le 20 septembre, une délégation de la commission d’association parlementaire de l’UE s’est rendue en Géorgie pour rencontrer les responsables du parti au pouvoir «Rêve géorgien» comme le président du parlement Shalva Papuashvili, ou le président du parti au pouvoir, Irakli Kobakhidze, et des députés des partis d’opposition. Cette délégation a tenu sa 11ème session au Parlement le lendemain, coprésidée par la députée Maka Botchorishvili, présidente de la commission parlementaire de l’intégration européenne, et Marina Kaljurand, députée européenne, présidente de la commission d’association parlementaire UE-Géorgie.

23/09/2022 : Visite des coprésidents des Discussions Internationales de Genève à Moscou

Les co-présidents des Discussions Internationales de Genève, le représentant de l’ONU Cihan Sultanoglu et le représentant spécial de l’UE pour le sud-Caucase,Toivo Klaar, se sont rendus à Moscou le 23 septembre afin de rendre visite au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Andreï Rudenko qui a insisté sur la caractère «inacceptable» de la «politisation de la plate-forme de Genève». Les parties se sont félicitées de la stabilité et du calme dans les régions frontalières entre la Géorgie et ses entités séparatistes. Cette rencontre faisait suite à celles qui ont eu lieu à Tbilissi, Sokhoumi et Tskhinvali la semaine dernière, les précédentes ayant été annulées en mars et en juin dernier.

23/09/2022 : 108ème réunion du Mécanisme de Prévention et de Réponse aux Incidents à Ergneti.

Le 108e Mécanisme de Prévention et de Réponse aux Incidents (MPRI) s’est tenu le 23 septembre à Ergneti, co-animé par le chef de la mission d’observation de l’UE en Géorgie, Marek Szczygieł et le représentant spécial du président en exercice de l’OSCE pour le sud-Caucase, Viorel Moşanu, qui se sont félicités des ouvertures temporaires des points de passage lors des fêtes religieuses de Lomisoba en juin et fin août. Ils ont également «salué la récente libération des détenus et ont appelé à une approche humanitaire pour la résolution des cas de détention existants». Différents points ont été discutés tels que l’accès à l’éducation, la poursuite des activités de «frontièrisation», ainsi que l’accès à l’irrigation et à l’eau potable. Les représentants ont également engagé les participants à utiliser la ligne directe gérée par l’EUMM pour faciliter l’échange d’informations. La prochaine réunion devrait avoir lieu le 10 novembre prochain.

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