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VEILLE IRAN – Du 5 novembre au 11 novembre 2022

Équipe de veille géopolitique Iran / Pakistan / Afghanistan : Daniel Marco, Jérémie Patot

07/11/2022 : L’Iran arrête 26 étrangers qu’il tient pour responsables de l’attaque de la mosquée de Chiraz. -Daniel Marco-

Le 07 novembre, selon le Ministère iranien du Renseignement, 26 personnes, toutes étrangères, ont été arrêtées dans le cadre de l’attentat perpétré le 26 octobre contre un lieu de pèlerinage chiite dans la ville de Chiraz, dans le sud de l’Iran, et revendiqué par le groupe militant État islamique (EI), note RFE/RL

D’après Al Arabiya, un communiqué  a été publié sur le site Web du Ministère, indiquant «Le Ministère des renseignements a identifié et appréhendé tous les agents impliqués dans l’opération terroriste de Chiraz». Les 26 «terroristes takfiri», selon le communiqué, sont originaires d’Afghanistan, du Tadjikistan et d’Azerbaïdjan. IRNA informe qu’un ressortissant azerbaïdjanais qui a pris un vol depuis l’Aéroport international Heydar Aliyev de Bakou et a atterri à l’aéroport Imam Khomeini près de Téhéran est l’élément principal et le coordinateur de l’opération terroriste. Dans l’article d’IRNA il est mentionné  que l’individu s’est identifié comme un coordinateur qui était en contact avec des membres de Daesh en Afghanistan. De plus, Abu Basir, un planificateur afghan, et Abu Ayesha, un terroriste du Tadjikistan qui a perpétré l’attentat, se trouvaient tous deux à Chiraz. 

Iran International rappelle que l’attentat du Shah Cheragh a été revendiqué par l’EI, bien que plusieurs personnes aient mis en doute la version de la République islamique, affirmant qu’il avait été orchestré par l’État lui-même pour détourner l’attention des protestations généralisées. 

08/11/2022 : Des preuves suggèrent que le journaliste, Arshad Sharif, tué au Kenya a été pris pour cible, selon le Pakistan. -Jérémie Patot-

Le ministre de l’intérieur pakistanais a déclaré mardi que des preuves suggéraient que le journaliste pakistanais, Arshad Sharif, avait été victime d’un assassinat ciblé au Kenya, et non d’une fusillade accidentelle, bien qu’il ait encore besoin de plus d’informations sur l’incident, rapporte Reuters

Selon The Guardian, le porte-parole de la police kenyane, Bruno Shioso, s’est refusé mardi à répondre aux propos de Rana Sanaullah concernant la mort du journaliste de télévision, abattu dans la soirée du 23 octobre à la périphérie de Nairobi. Fin octobre la police kényane avait déclaré un cas d’«erreur d’identité» lors d’une recherche d’une voiture similaire impliquée dans une affaire d’enlèvement d’enfant, informe RFE.

RFE rappelle aussi que Sharif était un critique virulent de l’établissement militaire pakistanais ; il vivait au Kenya après avoir quitté son pays d’origine pour éviter d’être arrêté pour sédition. Il était également connu comme un partisan de l’ancien Premier ministre Imran Khan, qui a été évincé lors d’un vote de censure parlementaire en avril et qui a été victime d’une attaque à l’arme à feu la semaine dernière lors d’un meeting politique. 

Reporters sans frontières (RSF) a accusé le 8 novembre les autorités kenyanes de perdre du temps à l’investigation depuis la fusillade et exige une enquête indépendante de l’ONU sur l’assassinat du journaliste.

10/11/2022 : L’Iran prétend avoir créé un missile balistique supersonique. -Daniel Marco-

Le 10 novembre, l’Iran a mis au point un missile balistique hypersonique, selon les déclarations commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la Révolution Amir Ali Hajizadeh, rapporte la presse semi-officielle Tasnim News Agency.

«Ce missile a une vitesse élevée et peut manœuvrer dans et hors de l’atmosphère. Il vise les systèmes antimissiles avancés de l’ennemi et constitue un grand saut de génération dans le domaine des missiles», comme annoncé par le commandant.  D’après France24, en raison de leur grande vitesse et de leur maniabilité, les missiles hypersoniques présentent des difficultés pour les concepteurs de radars. Reuters souligne que même si l’Iran a développé son industrie nationale de l’armement en réponse aux restrictions et aux embargos internationaux, aucun rapport ne fait état de l’essai d’un tel missile par la République islamique, et les analystes militaires occidentaux affirment que l’Iran exagère parfois les capacités de son arsenal.

Cependant, Agence Anadolu note que les experts prévoient que les inquiétudes de l’Occident vont s’accroître en raison du développement par l’Iran de ce type de missile balistique.

10/11/2022 : L’Iran a accepté une visite de l’IAEA. -Jérémie Patot-

Téhéran a accepté d’accueillir une visite de l’organisme de surveillance nucléaire de l’ONU en fin de ce mois-ci. Cette visite aura pour but de commencer à donner des réponses à l’agence sur l’origine des particules d’uranium trouvées sur trois sites, informe Reuters

Pour certains diplomates, cette invitation de l’Iran permettrait de compromettre la résolution du conseil de l’AIEA qui devrait faire pression sur Téhéran pour plus de coopération. Car cette offre d’une visite en Iran est annoncée juste avant la réunion trimestrielle de la semaine prochaine. Reuters rappelle qu’une résolution de la sorte avait déjà été actée en juin de cette année. 

Dans un même temps, après l’annonce de la construction d’un missile balistique hypersonique par les Gardiens de la Révolution, le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi a partagé ses inquiétudes à l’AFP que cela représente pour le programme nucléaire du pays. 

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