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VEILLE EUROPE DE L’EST – Du 29 janvier au 4 février 2022

Equipe de la veille Europe de l’Est : Olga Chekhurska, Liliia Kuzyk, supervisée par Clelia Frouté

31/01/2022 : Réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur le déploiement de troupes russes près de la frontière avec l’Ukraine – Liliia Kuzyk – 

Le 31 janvier, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies s’est tenue à New York à la demande des États-Unis, suite au déploiement des troupes russes le long des frontières ukrainiennes. Le Conseil a entendu les déclarations du secrétaire général adjoint de l’ONU, ainsi que celles des 15 membres du Conseil, en particulier des cinq membres permanents, la Russie, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Chine, ainsi que celles de l’Ukraine. 

La Russie, qui a d’abord demandé un vote de procédure le matin dans le but de faire annuler la séance, arguant que les troupes sont déployées sur son propre territoire,  et considérant que l’examen du déploiement de ses forces constituait “une ingérence dans les affaires intérieures russes” et “une tentative de tromper la communauté internationale”. La représentante américaine, Mme Thomas-Greenfield, a justifié la tenue de cette séance en estimant que plus d’une centaine de réunions avec des représentants russes et européens avaient eu lieu ces dernières semaines et que “le moment [était] venu d’avoir une réunion publique”. Elle a notamment déclaré : si vous aviez 100 000 soldats massés à votre frontière, ne seriez vous pas mal à l’aise?”. La Chine, qui s’était jointe à la Russie dans le vote contre l’ordre du jour, a déclaré que plusieurs membres du Conseil avaient convenu que la situation appelait à “une diplomatie discrète, pas une diplomatie du micro”. 

Le représentant de la Fédération de Russie, Vassili Nebenzia, a ainsi déclaré que des “mouvements de troupes similaires par le passé [n’avaient] jamais suscité pareille hystérie“. Il a tenu à rappeler que la Russie n’avait jamais exprimé son intention d’envahir l’Ukraine tout en demandant aux Etats-Unis de fournir des preuves de la présence de 100 000 soldats russes à la frontière ukrainienne. Il s’est par ailleurs livré à une accusation de ses “collègues occidentaux” d’avoir “appuyé le coup d’Etat en Ukraine en 2014 et [d’avoir] installé un pouvoir russophobe, raciste et nazi”. Il a dénoncé une tentative de brouiller l’entente “entre ces deux nations soeurs” pour affaiblir la Russie et créer “une sphère d’instabilité à ses portes” et déclaré la volonté russe de régler la crise en Ukraine en la présentant comme “une crise interne au pays” tout en invitant à la mise en oeuvre des accords de Minsk et au dialogue direct avec Donetsk et Lougansk. “Si ce n’est pas le cas, ce sera néfaste, non parce que l’Ukraine sera détruite mais parce qu’elle se détruira elle-même” a-t-il conclu. 

Le représentant de l’Ukraine, Sergiy Kyslytsya,  a dénoncé la présence de 130 000 militaires russes à la frontière, le renforcement des positions des séparatistes au Donbass, et la mise en place d’une grande formation militaire au Bélarus et en mer Noire, désignant implicitement la phase 2 de l’opération “Résolution de l’Union 2022”. Tout en interrogeant ces mouvements de troupes, il a assuré que l’Ukraine ne lancerait pas d’offensive militaire “ni dans le Donbass, ni en Crimée, ni ailleurs”. Il a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas d’alternative ni au règlement pacifique du conflit en cours ni au rétablissement de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Il a en outre contesté les “fausses accusations” russes selon lesquelles l’Ukraine aurait planifié une attaque militaire: « cela n’arrivera pas », a dit Sergiy  Kyslytsya dénonçant la “réticence de la Russie à désamorcer la tension”.  Il a finalement réaffirmé la détermination ukrainienne à ne pas succomber aux provocations russes tout en réitérant  le ferme engagement de l’Ukraine en faveur de la paix. 

01/02/2022: Visite à Kiev des premier ministres britannique et polonais – Olga Chekhurska – 

Le 1er février, le premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue polonais Mateusz Morawiecki étaient en visite officielle à Kiev, au cours de laquelle ils entendaient annoncer la création d’un nouveau format de coopération avec l’Ukraine. L’annonce officielle de cette nouvelle collaboration  a été reportée à une date ultérieure et n’a pu être effectuée par la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, qui a déclaré une infection par le coronavirus l’empêchant de se rendre en Ukraine. Néanmoins la création de cette nouvelle coopération, dont le format a été  discuté lors de la visite du président Volodymyr Zelensky à Londres en décembre dernier, a été confirmée par le président ukrainien, s’exprimant à la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien), et par le premier ministre Denys Shmihal lors d’une conférence de presse avec son homologue polonais Mateusz Morawiecki. La coopération anglo-polono-ukrainienne serait avant tout de nature défensive et consisterait en l’élaboration d’une stratégie de sécurité commune et de prévention des menaces. Elle pourrait aussi couvrir les secteurs économiques, sociaux et culturels. Depuis plus d’un an, la coopération entre la  Grande-Bretagne et l’Ukraine s’est accrue et s’apparente selon certains experts à une tentative d’influence croissante en Europe de l’Est et à un contournement des États-Unis. 

Boris Johnson a souligné à Kiev l’engagement du Royaume-Uni envers la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Les deux pays ont convenu de travailler ensemble au renforcement des capacités de sécurité et de défense de l’Ukraine. Les dirigeants ont également exprimé leur engagement à renforcer la sécurité énergétique de l’Ukraine et à soutenir ses efforts dans le domaine de la transformation «verte». Le premier ministre britannique a également annoncé qu’il apportera une aide financière de 88 millions de livres sterling pour «contribuer à réduire la dépendance de l’Ukraine vis-à-vis de l’énergie russe». En janvier, Londres a déjà fait parvenir à l’Ukraine environ 2 000 missiles antichars.

La réaction de Moscou a été sans équivoque :  «le véritable objectif de l’alliance trilatérale de l’Ukraine, de la Pologne et de la Grande-Bretagne est une provocation», a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

02/02/2022: Sanctions biélorusses sur le transit de marchandises en provenance de la Lituanie, en réponse à la rupture du contrat sur la potasse avec Belaruskali  – Clelia Frouté –  

Anatoly Glaz, porte-parole du ministère des Affaires étrangères biélorusse, a annoncé le 2 février l’entrée en vigueur de sanctions sur le transit ferroviaire et l’importation d’un groupe de marchandises en provenance de Lituanie. Ces sanctions concernent « les produits pétroliers, les engrais chimiques et les minéraux expédiés depuis la Lituanie par voie de chemins de fer, et chargés dans les gares de chemins de fer lituaniennes », a-t-il précisé.

Cette décision a été prise en réponse aux sanctions appliquées dans les faits par la Lituanie depuis le 1er février 2022 sur les exportations et le transit ferroviaires et maritimes de potasse en provenance de la République du Bélarus. Ces sanctions s’alignent à celles imposées par les États-Unis depuis décembre 2021 sur Belaruskali, et leur précédente non-application dans le cadre du contrat de transit de la potasse biélorusse avec Belaruskali avait été source de troubles importants au sein du gouvernement lituanien.

La décision d’empêcher l’accès aux port lituanien de Klaipeda pour l’export de potasse a été qualifiée d’illégale par le gouvernement biélorusse, celui-ci considérant que conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Biélorussie, en tant que pays enclavé, a un droit d’exploitation de la zone maritime internationale, ce qui est empêché par ces sanctions. Le premier ministre biélorusse Roman Golovchenko a promis que les autorités répondraient de manière symétrique, et le gouvernement biélorusse prévoit de récupérer les indemnités de réparation lituaniennes dues pour la résiliation du contrat en question. Le contrat avait été signé en 2018, et prévoyait le transit ferroviaire à travers la Lituanie et la charge de 11 millions de tonnes d’engrais de potasse biélorusses par an dans le port de Klaipeda, et ce jusqu’en 2023. La réclamation aurait déjà été déposée auprès du tribunal compétent lituanien.

Roman Golovchenko a ajouté que ces sanctions étaient finalement une punition des Lituaniens envers eux-mêmes. Nikolai Mezhevich, directeur du Centre d’études biélorusses de l’Institut d’Europe de l’Académie russe des Sciences, docteur en économie, a déploré les pertes énormes que l’arrêt du flux de marchandises biélorusses allait entraîner pour le port de Klaipeda. Il parle même d’un fonctionnement déficitaire, puisque en-dehors des exportations biélorusses, le port n’est pas la solution économique pour les exportations russes et chinoises qui transitent plutôt par les ports lettons de Ventspils et Liepaja. 

Belaruskali aurait déjà pris des mesures alternatives pour affréter les marchandises sanctionnées via la Russie, ce qui a été confirmé le 2 février par le porte-parole présidentiel russe Dmitri Peskov. Il a précisé que la question restait pour le moment « à l’ordre du jour », mais que la « réorientation de ces flux n’a pas encore commencé ». L’Inde a également l’intention d’acheter 1 million de tonnes d’engrais de potasse biélorusses, a rapporté le Times of India. Cet accord s’inscrit comme une réponse alternative aux sanctions occidentales imposées à la République du Bélarus. La publication confirme que la banque publique indienne va autoriser l’ouverture d’un compte en roupies à la Compagnie Biélorusse de Potasse, ce qui aidera la Biélorussie à contourner le blocage du commerce d’engrais de potasse biélorusses en euros et en dollars. Cette annonce suit la réunion entre la présidente du Conseil de la République du Bélarus Natalya Kochanova et l’ambassadeur d’Inde en Biélorussie Alok Ranjan Jha ayant eu lieu le 2 février à Minsk, qui a donné lieu à une déclaration du président de la Commission des Affaires internationales et de la sécurité nationale du Conseil de la République du Bélarus, Sergei Rachkov, confirmant l’importance de l’Inde en tant que porte d’entrée aux exportations biélorusses sur les marchés des pays tiers.

03/02/2022 : Conversation téléphonique entre les présidents ukrainien et français surl’intensification du processus de paix au format Normandie. – Olga Chekhurska – 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est entretenu jeudi 3 février par téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron. Le même jour, Emmanuel Macron a également échangé avec le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine. Les échanges ont porté sur «les conditions de l’équilibre stratégique en Europe, devant garantir la sécurité sur le continent» et sur les «récentes avancées positives au format Normandie». Le dirigeant ukrainien a notamment écrit : «nous avons convenu de nouvelles mesures communes pour maintenir la sécurité de l’Ukraine et de l’Europe et renforcer la coopération au format Normandie». Plusieurs entretiens téléphoniques entre le président Macron et ses homologues russe et ukrainien ont eu lieu ces derniers jours ainsi qu’avec le président américain Joe Biden. Le but de ces conversations est l’apaisement des tensions et la poursuite de dialogue pour «identifier les éléments devant mener à une désescalade».

Lors de la conversation du président français Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine, la situation autour de l’Ukraine et des mesures proposées par Moscou pour les garanties de sécurité ont été discutées, selon le service de presse du Kremlin. En outre, les présidents ont discuté de la situation actuelle et se sont mis d’accord sur la poursuite de la coopération. Selon le Kremlin, les chefs de la Russie et de la France ont convenu de rencontres physiques ultérieures qui devraient avoir lieu à Moscou lundi 7 février et à Kiev mardi 8 février.

03/02/2022: Convocation de l’attaché militaire de l’ambassade d’Ukraine en Biélorussie suite à des accusations de survol du territoire par un drone ukrainien. – Clelia Frouté-

Le 3 février, le ministère de la Défense de la République du Bélarus a déclaré avoir repéré un drone qui aurait volé depuis l’Ukraine vers la Biélorussie le 24 janvier 2022. C’est le service frontalier biélorusse qui a enregistré ce vol non-autorisé en association avec des unités de l’armée de l’air et du commandement de la défense aérienne des forces armées de la République du Bélarus. Ce serait une analyse des données enregistrées qui porterait à indiquer que le drone a été lancé depuis l’Ukraine. Ce drone aurait été lancé à 10h58 le 24 janvier 2022 depuis une zone à proximité du village Pishcha, dans le district de Kovel de l’Oblast de Volyn, se situant à 1,7 km de la frontière avec la Biélorussie, et aurait ensuite traversé la frontière biélorusse près du village de Khmelishche, district de Malorita, avant de continuer son vol jusqu’à la zone d’entraînement militaire Brestsky.

Sachant que cet incident pourrait constituer une violation de l’espace aérien biélorusse, le ministère de la Défense de la République du Bélarus a convoqué l’attaché militaire de l’ambassade d’Ukraine, le colonel Sergei Katsuba, ce 3 février. Selon une note destinée à Sergei Katsuba, cette violation constituerait la troisième depuis novembre 2021. La partie ukrainienne a fait savoir qu’elle allait enquêter sur l’incident et informerait la partie biélorusse des résultats des recherches.

 03/02/2022 : Renforcement des sanctions estoniennes sur la République du Bélarus – Clelia Frouté

L’Estonie a décidé de durcir les sanctions sur les importations et le transit de produits pétroliers depuis la République du Bélarus, a annoncé le premier ministre d’Estonie Kaja Kallas ce jeudi 3 février 2022. Ainsi, des sanctions supplémentaires seront appliquées aux produits portant le code douanier 2707 vers et via l’Estonie, bien que ces produits ne fassent pas l’objet de sanctions européennes pour le moment. Mais le premier ministre a affirmé que pour des raisons de principes et d’harmonisation avec leur ligne de politique étrangère, il avait été décidé d’étendre leurs sanctions à ces produits. La ministre des Affaires étrangères Eva-Maria Lyimets en a profité pour souligner qu’un embargo complet n’avait pas été imposé à la République du Bélarus, et que le transit de certains groupes de marchandises continuerait d’être autorisé. « Nous voulons changer le régime en Biélorussie, pas le retirer de la carte du monde », a-t-elle ajouté.

Ces sanctions interviennent suite à une enquête dévoilée par le journal Eesti Paevaleht, qui a pu révéler l’augmentation des exportations de ces produits pétroliers depuis la Biélorussie vers l’Estonie. Le rapport détaille notamment que le commerce de ces produits a utilisé les failles des sanctions de l’Union Européenne, et a été permis par des entreprises associées à l’oligarque et homme d’affaires Mikhail Voroby, lui-même faisant l’objet des sanctions de l’Union Européenne et américaines du fait de sa proximité avec Alexandre Loukachenko. Les sanctions sur ces produits avaient été évitées jusqu’à présent en changeant les codes douaniers sur les expéditions de ces produits dérivés du pétrole. Ce rapport aurait également indiqué que ces exportations de produits pétroliers en provenance de Biélorussie et à destination d’Estonie seraient d’une valeur de 534 millions d’euros pour la période de janvier à novembre 2021, contre 161 millions d’euros pour l’année 2020.

03/02/2022 : Visite du président Erdoğan en Ukraine – Liliia Kuzyk – 

Le 3 février, le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’est rendu  en Ukraine en visite officielleA cette même date, il y a 30 ans, les relations diplomatiques ont été établies entre la Turquie et l’Ukraine.  Avant son départ, le président turc s’est proposé comme médiateur au conflit entre Kiev et Moscou en incitant les deux parties à faire preuve de retenue et à rester dans le dialogue pour maintenir la paix dans la région. Il a également déclaré que la crise devait être résolue dans le cadre du droit international. Il a confirmé que suite à sa visite en Ukraine, Vladimir Poutine lui rendrait visite en Turquie, ce qui lui permettrait de rencontrer les deux parties. 

Le président Recep Tayyip Erdoğan a confirmé le soutien de la Turquie à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, y compris de la Crimée où la Turquie apporte une attention particulière à la situation des Tatars. Le sujet des Tatars de Crimée est un des principaux éléments des relations bilatérales avec l’Ukraine et a été inscrit à l’ordre du jour.

La Turquie se positionne dans cette affaire en tant que membre de l’OTAN dont elle veut assumer les responsabilités, ce qui a été affirmé par le ministre de la Défense turc, Hulusi Akar, et la visite du président turc suit celles d’autres dirigeants de pays membres de l’OTAN, la Grande-Bretagne, la Pologne et les Pays-Bas. D’autant plus que la Turquie a rappelé son rôle stratégique auprès de l’OTAN et des parties au conflit, étant cosignataire de la Convention de Montreux de 1936 qui réglemente la circulation vers et sur la Mer Noire par les détroits de Dardanelles et du Bosphore, en temps de paix et en temps de guerre, et en limite l’utilisation pour les Etats non-riverains. La Turquie en a l’avantage géostratégique, ce qui en fait un interlocuteur de poids dans le conflit qui oppose l’Ukraine et la Russie. C’est sur la base de cette convention que les Etats-Unis avaient renoncé au déploiement de deux navires de guerre en avril 2021.

La Turquie s’est toutefois opposée à la mise en place des sanctions proposées par d’autres pays membres de l’OTAN contre la Russie dans le cas où une incursion militaire russe en Ukraine aurait lieu, tandis que Moscou et Minsk continuent d’affirmer que les déploiements de troupes ne constituent aucun danger pour l’Ukraine et les pays Occidentaux, et ne consistent qu’en des exercices se limitant à leurs propres territoires. Un responsable turc, sous couvert d’anonymat,  a déclaré à Reuters que “l’approche de la Turquie n’est pas de choisir un camp ou de s’opposer à un pays dans les tensions“.

Après la réunion, les présidents de l’Ukraine et de la Turquie, Volodymyr Zelensky et Recep Tayyip Erdoğan, ont signé un accord pour une zone de libre-échange entre les deux États, ainsi que pour la coopération dans les domaines de  l’éducation et de l’industrie. L’un des objectifs est de hisser le volume de leurs échanges à 10 milliards de dollars, a affirmé le président turc. En outre, un accord de coopération dans les domaines des hautes technologies, de l’aviation et de l’espace a été signé entre les deux Etats, qui devrait donner un nouvel élan à la coopération turco-ukrainienne dans le développement, la production et l’exploitation du drone de catégorie Bayraktar. Le ministre de la Défense de l’Ukraine, Oleksii Reznikov, a déclaré que les “[Bayractars] seront produits en Ukraine. En conséquence, un centre de formation sera créé pour former [le] personnel militaire à la gestion de ces drones de différentes catégories.” Il rappelle que sur la base de “la décision de la société turque qui produit les Bayraktars, la prochaine génération de ces moteurs sera produite par la société de construction de moteurs d’aéronefs ukrainienne Motor Sich”.  

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