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VEILLE EUROPE DE L’EST – Du 2 juillet au 8 juillet 2022

Equipe de la veille géopolitique Europe de l’Est: Olga Chekhurska, Victor Martin, Amandine Paillette, supervisée par Clelia Frouté.

02/07/2022 : La Biélorussie accuse l’Ukraine d’avoir visé son territoire avec des missiles – Amandine Paillette –

À la veille de la commémoration de la libération de Minsk par l’Armée rouge du 3 juillet 1944, le président Alexandre Loukachenko a affirmé lors d’une cérémonie que des cibles militaires biélorusses avaient été visées quelques jours auparavant depuis l’Ukraine. Il a ainsi déclaré «Dieu soit loué, nos systèmes anti-aériens Pantsir ont intercepté tous les missiles tirés par les forces ukrainiennes». Selon les termes du président, il s’agirait de provocations menées à l’encontre de son pays face auxquelles il faut tenir bon, expliquant: «Une mauvaise paix vaut mieux qu’une bonne guerre». 

Alexandre Loukachenko, à qui il est reproché d’être un allié du Kremlin, a réitéré sa non-intention de participer aux combats en Ukraine mais a toutefois précisé: «Nous ne combattrons que dans un seul cas, si vous (…) entrez sur notre terre, si vous tuez nos gens, alors nous répondrons». Il a ensuite prévenu que toute attaque ennemie sur son territoire aurait des répercussions immédiates affirmant que «Si seulement vous osez frapper […] alors la réponse arrivera instantanément, en seulement une seconde».

Ces déclarations font écho à la livraison de missiles Iskander-M prévus dans les mois à venir promis par Moscou. Ces derniers ont la capacité de transporter des charges de type nucléaire.

Au cours de son allocution, le président biélorusse a expliqué qu’à peine un mois plus tôt, il avait «donné l’ordre aux unités des forces armées [de Biélorussie] de mettre dans le viseur […] les centres de décision de vos capitales, avec toutes les conséquences qui s’ensuivent».

03/07/2022 : L’armée ukrainienne a annoncé, le 3 juillet, son retrait de la ville de Lyssytchansk, ville au cœur de la région du Donbass. – Olga Chekhurska –

Le 3 juillet l’état-major des forces armées ukrainiennes a annoncé qu’après de violents combats pour Lyssytchansk, l’armée ukrainienne a été forcée de se retirer de ses positions.

«Dans le contexte de la supériorité multiple des troupes d’occupation russes dans l’artillerie, l’aviation, les systèmes de lance-roquettes, les munitions et le personnel, la poursuite de la défense de la ville entraînerait des conséquences fatales. Pour sauver les vies des défenseurs ukrainiens, la décision a été prise de se retirer», indique le communiqué de l’état-major.

Dans une allocution vidéo du 3 juillet, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis de récupérer les territoires perdus avec l’aide des armes occidentales à longue portée.

«Nous reconstruirons les murs, nous récupérerons la terre, mais il faut avant tout protéger le peuple», a déclaré Volodymyr Zelensky.

Le même jour, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a rendu compte au président russe Vladimir Poutine que l’opération offensive dans la région de Louhansk s’était achevée avec la libération de l’une des plus grandes villes de la région, Lyssytchansk. Il a également rapporté que toute «la République populaire de Louhansk» a été libérée. Selon Sergueï Shoigu, au total, 670 kilomètres carrés de territoire ont été pris sous contrôle lors d’opérations offensives actives.

Cependant, le chef de la région de Louhansk, Serhii Gaidai, a annoncé le 4 juillet que les combats dans la région de Louhansk se poursuivent. Les forces armées ukrainiennes, après avoir quitté Lyssytchansk, parviennent à tenir leurs positions dans la région de Belogorivka, qui est située à la frontière administrative avec la région de Donetsk.

Selon l’Institut pour l’étude de la guerre, la prise de Lyssytchansk, la dernière grande ville de la région de Louhansk, ouvre la voie à l’armée russe pour avancer davantage vers l’ouest dans la région de Donetsk.

07/07/2022 : Chisinau demande le retrait unilatéral des postes de Tiraspol de la zone de sécurité. -Victor Martin-

Le 7 juin, la Moldavie a demandé que la Transnistrie retire des postes frontières qu’elle a unilatéralement installés dans la zone de sécurité. Cette zone de sécurité a été installée après la guerre 1992 et se situe entre la Transnistrie et la Moldavie. Elle est contrôlée par la Joint Control Commission, une commission tripartite composée des deux parties au conflit et la Russie.

Lors de la réunion de la Commission qui a eu lieu le 7 juin, plusieurs rapports du commandement militaire conjoint ont fait état de postes de contrôle installés unilatéralement par Tiraspol dans la zone de sécurité. Les autorités moldaves ont qualifié ces actions «illégales et provocatrices» et ont demandé que la Transnistrie retire ses soldats immédiatement.

La Commission n’a cependant pas pris de décision et se réunira à nouveau la semaine prochaine.

 

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