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LE MOIS D’AOÛT EN EURASIE EN BREF

Equipe de la veille mensuelle Eurasie du mois d’août: Anna Balawender, Yanis Kourrad, Morgan Caillet, Clelia Frouté.

Alors que l’attention de tout à chacun se détourne facilement de l’actualité internationale au mois d’août, EurasiaPeace se propose, pour compenser sa pause concernant ses veilles hebdomadaires, de vous faire un résumé mensuel des événements géopolitiques estivaux notables dans la zone eurasiatique. Un moyen de se mettre à la page en cette rentrée de septembre pour ne pas perdre le fil .

Union Européenne – Anna Balawender et Yanis Kourrad

– Début août 2022, le Conseil de l’Union européenne a décidé de nouvelles sanctions à portée hautement symbolique contre l’ancien président d’Ukraine Viktor Fedorovych Yanukovych, ainsi que son fils, Oleksandr Viktorovych Yanukovych, portant le compte total à 1214 personnalités sanctionnées. En substance, ces sanctions se traduisent par le gel des avoirs financiers des personnes ciblées, ainsi qu’une interdiction d’entrer sur le territoire européen. Parallèlement à ces nouvelles sanctions, des décisions actées en avril 2022 ont également pris effet en août : l’interdiction d’acheter, d’importer ou de transférer du charbon et d’autres combustibles fossiles solides en provenance de Russie.

– Dans un communiqué de presse du 5 août 2022, le Conseil de l’UE a annoncé sa demande aux Etats membres de réduire leur consommation de gaz de 15% d’ici au 31 mars 2023. Les Etats membres sont laissés libre dans leur choix de méthode de réduction, mais peuvent être l’objet, si leurs efforts ne sont pas jugés satisfaisants, de mesures obligatoires décidées par le Conseil.

Les représentants étatiques du Conseil ont néanmoins prévu des exemptions et dérogations pour les pays enclavés ou non directement connectés aux réseaux gaziers, pour lesquels une telle réduction aurait des impacts profonds sur l’économie nationale.

– Le 30 août dernier, dans la foulée de l’annonce de fin d’approvisionnement en gaz par l’entreprise Gazprom, la ministre espagnole de l’Energie et de l’Environnement a publiquement critiqué les réserves françaises vis-à-vis du projet MidCat, un projet de gazoduc devant relier le Midi français à la Catalogne. Lancé en 2013, le projet a été suspendu en 2019 par les autorités françaises, arguant des coûts trop élevés et une meilleure rentabilité du GNL, et ce bien que les infrastructures aient déjà été achevées du côté espagnol.

Le président espagnol Pedro Sanchez a, pour sa part, plaidé fin août pour la réalisation d’un gazoduc reliant l’Espagne à l’Europe centrale, qui traverserait le territoire français. Dans un contexte de difficulté croissante dans l’approvisionnement en gaz, ce gazoduc pourrait soulager l’économie espagnol. Par ailleurs, en appelant à une extension au-delà du territoire français, l’Espagne sollicite le soutien et la solidarité des pays au-delà des frontières françaises, afin que ces derniers fassent, éventuellement, pression sur Paris.

On peut noter aussi que, face à la persistance du refus français, l’Espagne a entamé un dialogue avec Rome pour un projet de gazoduc sous-marin, qui lui permettrait d’éviter les côtes de l’hexagone.

– Plusieurs pays du territoire européen, dont l’Allemagne, la Pologne, l’Autriche, la Grèce et l’Italie, ont apporté une assistance humaine et matérielle (avions, véhicules) aux pompiers français le mois dernier. L’aide européenne est coordonnée par le MEPC (Mécanisme Européen de Protection Civile), un organisme créé en 2001 par la Commission européenne, et qui est activé en cas de catastrophes naturelles – incendies, inondations, tremblements de terre en font partie. Puisant dans les cotisations étatiques européennes, le MEPC finance puis organise l’aide aux pays membres.

Marseille, Lyon, Athènes, Florence, Helsinki, Oslo, Riga et Tirana : voici les huit villes européennes dont les maires se sont rendus à Kiev le 19 août, afin de manifester leur soutien à l’Ukraine, et de ratifier un protocole d’accord « pour une reconstruction durable des villes ukrainiennes ». Concrètement, cet accord prévoit, « dès le rétablissement de la paix », l’allocation d’une aide technique, logistique et financière aux acteurs ukrainiens. Les conseils municipaux ont également sollicité la constitution d’un groupe de travail, composé de représentants d’Eurocities et du Congrès ukrainien, afin d’identifier les besoins les plus urgents dans un premier temps, puis de coordonner les projets de reconstruction.

– Après les diverses sanctions économiques prises à l’encontre de la Russie, courant août, c’est finalement la liberté de circulation des citoyens russes sur le territoire européen qui est remise en question. L’unité de l’Europe, brillante dans les premières semaines du conflit, puis mise à mal par l’urgence et les angoisses provoquées par l’approvisionnement énergétique, laisse une fois de plus apparaître ses failles : les pays frontaliers, à savoir les pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie), la Finlande et la Pologne, se sont affirmés partisans d’une ligne dure – suspension ou révocation de l’accord permettant la délivrance de visas.

A l’autre pôle des divisions, les nations-piliers de l’Union que sont l’Allemagne et la France prônent des restrictions plus douces, avançant que ces sanctions toucheraient non seulement une société civile innocente, mais de plus mineraient les potentiels soutiens des valeurs européennes en Russie.

Afin de parer aux décisions unilatérales, l’Union européenne s’est résolue, le 31 août, à un compromis : non pas une interdiction complète de pénétrer le territoire, mais une révocation de l’accord de 2007, qui facilitait l’obtention d’un visa pour se rendre en Europe. Néanmoins, l’UE laisse la liberté aux Etats limitrophes de la Russie de prendre des mesures nationales pour restreindre l’entrée de ses ressortissants.

Du côté russe, le débat et la décision qui s’en est suivie inquiètent les européanophiles – certains parlent d’un retour du rideau de fer. D’autres disent ne pas se sentir concernés. En effet, la destination préférée des touristes russes sur le continent ne fait pas partie de l’Union européenne : il s’agit de la Turquie.

– Depuis le début de l’été 2022, les nouvelles autour de l’expulsion de l’Imam Iquioussen animent les médias français. L’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) qui lui a été adressée par le Ministère de l’intérieur a d’abord été rejetée par le Tribunal administratif. Mais suite à l’appel prononcé par le même ministère, le Conseil d’Etat a finalement validé une mesure d’éloignement du territoire. Après l’annonce de la décision, M. Iquioussen a passé les frontières pour se rendre dans un territoire non publicisé (on suppose la Belgique). L’Etat français a alors émis un mandat d’arrêt européen pour “soustraction à l’exécution” de la mesure. Mais son avocate conteste ce mandat d’arrêt: en quittant la France de lui-même, affirme-t-elle, Hassan Iquioussen a justement respecté la décision de l’Etat.

Moins médiatisées, d’autres expulsions ont pourtant eu un écho au niveau supra-étatique. Le mardi 30 août, le tribunal de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la France pour l’expulsion de deux Tchétchènes vers la Russie en 2020 – le premier a effectivement été extradé, tandis que le second a fait l’objet d’une procédure qui n’a pas abouti. Dans les deux cas, la CEDH a considéré que la France avait violé l’article 3 de la Convention de Genève, interdisant aux Etats de pratiquer la torture, ou de dégrader de quelque manière que ce soit l’intégrité physique, sociale ou psychologique d’un ressortissant.

– A l’occasion d’une conférence presse organisée le 3 septembre, Recep Tayyip Erdogan a menacé Athènes d’une intervention turque, en réaction à la présence de troupes grecques sur les îles disputées par les deux pays. Le président turc dénonce une présence illégale violant les traités signés après les deux guerres mondiales. Les autorités grecques, quant à elles, reprochent à Ankara les survols par leurs forces aériennes des îlots contentieux.

Le 5 septembre, le chef de la de la politique étrangère de l’UE Josep Borrell exprimait l’inquiétude des membres de l’Union face à “l’agressivité” d’Erdogan, appelant à une résolution “pacifique” du conflit, “dans le respect du droit international, et conformément aux principes des relations de bon voisinage”.

Europe de l’Est – Clelia Frouté

– Le 4 août 2022, Amnesty International publie un rapport dénonçant certaines tactiques de combats ukrainiennes mettant en danger la vie de la population civile. Le rapport détaille que des bases militaires sont installées dans des zones résidentielles, notamment dans des hôpitaux et des écoles, et que des attaques sont lancées depuis des secteurs habités par des civils, cela dans 19 cas, ce qui relève d’une violation du droit international humanitaire. Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International a ainsi déclaré que “le fait de se trouver dans une position défensive n’exempte pas l’armée ukrainienne de l’obligation de respecter le droit international humanitaire”.

Le rapport souligne également que cela ne justifie en rien les attaques menées sans discrimination par les forces russes, et rappelle que l’organisation a dès le 1er mars 2022 dénoncé le crime d’agression commis par la Russie en envahissant l’Ukraine, et s’est vue fermer ses bureaux en Russie le 8 avril 2022 pour n’avoir pas cessé de défendre les droits humains et de dire la vérité aux autorités russes. Le rapport précise que ce qu’il dénonce est documenté par ses équipes de recherche.

Ce rapport très contesté dans le contexte de la guerre en Ukraine a entraîné une crise interne dans l’ONG, principalement au sein des antennes en Suède, en Norvège et au Canada, avec des séries de démissions et une forte vague de protestations, et avec la démission de la responsable de l’équipe ukrainienne, Oksana Pokaltchouk, au lendemain de sa publication.  Les autorités ukrainiennes y ont aussi réagi, estimant que le rapport servait la propagande russe, ce qu’Oksana Pokaltchouk a soutenu sur un post Facebook, regrettant que les équipes de recherche ukrainiennes n’aient pu participer à sa rédaction. A cela, Agnes Callamard a réitéré que ses équipes “maintenaient pleinement leurs conclusions”, tandis que des antennes régionales de l’ONG ont tenu à critiquer les potentielles méthodes de recherche employées, démontrant que l’ONG semble divisée plus que jamais.

– La centrale nucléaire Zaporijia, plus grande centrale nucléaire d’Europe  située près de la ville d’Enerhodar, s’est trouvée “totalement déconnectée” du réseau électrique en raison de dommages sur les lignes causés par des incendies, cela pendant plusieurs heures le 25 août, déclarait la compagnie d’Etat ukrainienne Energoatom. Ce jour-là, à 12h10, le réacteur numéro 5 d’une capacité de 6000 mégawatts s’est mis à l’arrêt de par le déclenchement du système de sécurité d’urgence, et deux heures plus tard, le dernier des six réacteurs s’est également arrêté dans les mêmes conditions. Le 4 mars 2022, lors d’un assaut russe, un réacteur sur six était opérationnel, quand un autre était à l’arrêt pour maintenance et les quatre autres en arrêt à froid. 

La ville Enerhodar est occupée depuis mars 2022 par l’armée russe, et depuis, des bombardements continuent dans la zone, conditions dans lesquelles le personnel de la centrale, épuisé, poursuit son travail. En réaction au danger que représentent les combats aux alentours de la zone, l’ONU a appelé à cesser toute activité militaire à proximité. Le président Volodymyr Zelensky, inquiet d’un scénario catastrophe, a demandé à l’AIEA d’envoyer au plus vite une équipe sur place. L’AIEA a confirmé le 29 août qu’une équipe était en route, qui est arrivée dans la ville le 31 août. L’équipe s’est rendue le 1er septembre sur le site de la centrale. Rafael Grossi, le directeur général de l’AIEA, a donné une conférence de presse le 2 septembre, lors de laquelle ils a annoncé que deux d’entre eux resteraient de manière permanente à la centrale. Il a exprimé ses inquiétudes quant à “l’intégrité physique” de la centrale face à l’intensité continue des combats faisant rage dans la région. Un rapport d’expertise sera bientôt rendu.

– Le 8 août 2022, le Conseil européen a publié un communiqué de presse pour marquer le deuxième anniversaire des “élections présidentielles frauduleuses” en République du Bélarus. L’organisation y a réitéré son soutien “indéfectible [aux] aspirations démocratiques [des Biélorusses] et à leurs efforts pour défendre le respect des droits fondamentaux de l’homme”.

– Le 18 août 2022 se sont rencontrés à Lviv, en Ukraine, les présidents ukrainien, Volodymyr Zelensky, et turc, Recep Tayyip Erdogan, ainsi que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Ils ont discuté du récent accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes et sa mise en œuvre, et de la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijia qui suscite de vives inquiétudes. Le président turc et le secrétaire général ont réaffirmé leur soutien à l’Ukraine et la continuité des efforts fournis depuis le début de la guerre.

– Alors que la guerre en Ukraine en était à son sixième mois jour pour jour, les Ukrainiens ont célébré le 24 août 2022 le 31ème anniversaire de l’indépendance ukrainienne de l’URSS. Nous avons pu voir en Ukraine comme à travers le monde des drapeaux ukrainiens s’élever, et l’occasion à permis à de nombreux chefs d’Etats d’exprimer leur soutien au peuple ukrainien.

– Le 26 août 2002, le président de la République du Belarus Alexandre Loukachenko s’est adressé à l’agence de presse officielle Beita à propos des capacités russes et biélorusses à équiper les avions biélorusses Sukhoï afin qu’ils puissent transporter des armes nucléaires. Il est supposé que cela concernerait le type d’appareil Su-30SM, qui pourrait potentiellement emporter une bombe de type IAB-500. De plus, il avait été annoncé par Vladimir Poutine fin juin que seraient prochainement livrés des missiles Iskander-M, capables de transporter des charges nucléaires en Biélorussie. Cela fait suite au référendum du 27 février 2022 qui avait supprimé la clause de neutralité nucléaire de la Constitution biélorusse.

Russie – Clélia Frouté

– Le lundi 9 août, Vladimir Poutine a annoncé la suspension des inspections américaines prévues dans le cadre du traité New Start, accord qui prévoyait des mesures clefs pour le désarmement nucléaire entre les deux Etats. Cela serait selon lui en réaction à des actions d’entraves américaines aux inspections russes aux Etats-Unis.

– La Russie a annoncé le 18 août 2022 avoir déployé des missiles hypersoniques dans son exclave Kaliningrad. Le ministère russe de la Défense a affirmé que cela s’inscrivait dans “le cadre de la mise en place de mesures stratégiques de dissuasion supplémentaire”, avec, plus précisément, le déploiement de trois MiG-31 chargés de missiles hypersoniques Kinjal, positionnés sur l’aérodrome de Tchkalovsk.

– Le président Vladimir Poutine s’est exprimé lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg (25th SPIEF) le 16 août 2022. Il a mis l’accent sur le point de vue russe sur la situation économique mondiale actuelle et ses perspectives, et sur comment la Russie prévoit d’agir pour s’adapter à un paysage économique en rapide transformation. Il a rappelé sa prise de parole au Sommet de Davos en 2020, où il avait affirmé que le monde unipolaire était révolu, ce qu’il a réitéré ce jour.

– C’est dans une lettre adressée par Vladimir Poutine au Chef suprême de la République populaire démocratique de Corée Km Jung-Un qu’a été souligné l’intérêt  de la Russie à renforcer ses liens avec la Corée du Nord. Ont été évoquées la stabilité et la sécurité de la péninsule coréenne et de la région de l’Asie du Nord-Est. Kim Jung-Un a répondu par courrier en assurant de l’évolution de la “coopération stratégique et tactique, [du] soutien et [de] la solidarité” entre les deux pays. Les deux dirigeants semblent s’accorder quant à leurs orientations stratégiques et militaires, “pour contrecarrer les menaces et les provocations des forces militaires hostiles”.

– Daria Douguina, fille de l’écrivain et politologue russe Alexandre Douguine, a été assassinée le 20 août 2022 dans l’explosion de sa voiture piégée près de Moscou. Il est supposé que la cible devait être son père, étant donné que la voiture était la sienne et que la jeune femme ne l’utilisait pas habituellement. Le FSB a très rapidement accusé les services spéciaux ukrainiens d’avoir orchestré l’attentat, ce que le conseiller de la présidence ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak a réfuté en assurant que l’Ukraine n’était pas un “Etat criminel”. Le 22 août, le FSB a affirmé qu’une certaine Natalia Vovk, citoyenne ukrainienne de 43 ans, serait responsable du crime. Madame Vovk serait venue en Russie avec sa fille de 12 ans, où elle aurait loué un appartement dans l’immeuble où vivait Daria Douguina. Elle l’aurait ensuite suivie à un festival culturel ayant lieu le jour de l’explosion, aurait activé les charges explosives puis aurait quitté le territoire russe par l’Estonie. Cette version est remise en question par beaucoup, dénonçant notamment la rapidité avec laquelle le FSB aurait résolu l’enquête, mais aussi la facilité à récolter des preuves, et pour finir, le fait que le nom du potentiel coupable ait été si rapidement diffusé.

– Le Secrétaire général de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, Stanislav Zas, a rencontré le Sous-secrétaire général de l’ONU pour l’Europe, l’Asie centrale et l’Amérique, Miroslav Jenča, le 16 août 2022. Les sujets de l’alerte rapide des conflits et de la gestion de crise ont été abordés dans ce contexte d’aggravation dramatique de la situation sécuritaire et politique. Le projet de résolution de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la coopération entre l’ONU et l’OTSC, actuellement en cours d’élaboration, vise à contribuer à la réalisation des objectifs pour la préparation à l’utilisation des capacités de maintien de la paix de l’OTSC dans les opérations de maintien de la paix des Nations Unies. La sécurité régionale, plus précisément le cas de l’Afghanistan, a également fait l’objet d’échanges. Le Secrétaire général adjoint de l’OTSC, Samat Ordabaev, et le Directeur du Centre d’information des Nations Unies à Moscou, Vladimir Kuznetsov, ont aussi participé à la réunion.

– L’ancien secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, aussi surnommé “le père de la Perestroïka”, est mort le 30 août 2022 des suites d’une maladie. Ses funérailles ont eu lieu le 3 septembre, et l’absence de Vladimir Poutine à la cérémonie n’est pas passée inaperçue. 

– Gazprom a annoncé le 29 août 2022 arrêter ses livraisons de gaz à Engie à partir du 1er septembre. La cause invoquée concerne le non-acquittement d’Engie sur le paiement de livraisons de gaz de juillet. Cette annonce est intervenue à la veille d’une interruption de trois jours des livraisons de gaz russe à l’Europe avec la fermeture programmée pour maintenance, du 31 août au 2 septembre, du gazoduc Nord Stream 1, lors de laquelle une fuite d’huile aurait également été repérée. “Gazprom Export a notifié Engie de la suspension totale des livraisons de gaz dès le 1er septembre 2022, jusqu’à ce qu’il reçoive l’intégralité des paiements dus pour les livraisons déjà effectuées“, indiquait le communiqué de Gazprom.

– Le 3 septembre 2022, le président de la République de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a annoncé dans une vidéo publiée sur son compte Telegram qu’il souhaitait quitter le pouvoir. Il y précise avoir réfléchi au fait qu’il est le plus ancien dirigeant d’une république de la Fédération de Russie, cela depuis 15 ans, et en aurait conclu qu’il était temps pour lui de prendre sa retraite, “avant qu’on ne [le] chasse”. Il parle de “vacances indéfinies et longues”. Ces propos, intervenant dans un contexte plus que particulier, interrogent et restent à relativiser, sachant que le dirigeant de Tchétchénie avait déjà évoqué un potentiel départ à plusieurs reprises par le passé. En 2017, il avait effectivement déclaré que c’était son “rêve” de prendre sa “retraite”, ajoutant qu’il fut un temps où il se faisait nécessaire “pour se battre, pour rétablir l’ordre”, mais que l’ordre avait été obtenu.

Asie Centrale – Clelia Frouté, Anna Balawender

– Karim Masimov, proche de Nazabaïev alors chef de la sécurité nationale lors des troubles de janvier, et Kayrat Satybaldy, neveu de l’ancien président kazakh et homme d’affaires, ont fait l’objet d’enquêtes pour leurs potentielles implications dans les émeutes ayant provoqués de nombreux morts. Le Comité de sécurité nationale du Kazakhstan a annoncé le 25 août 2022 prolonger leurs détentions provisoires, et leurs procès devraient prochainement avoir lieu à huis clos avec pour chef d’accusation la trahison. Malgré tout, Kayrat Satybaldy pourrait n’être finalement condamné que pour fraude à grande échelle. Une enquête pour raid financier concernant Bolat Nazarbaïev, frère cadet de l’ancien président, avait été aussi confirmée en juin suite à une plainte de Karuan LLP.

– Le président du Kazakhstan Kasym-Jomart Tokaïev s’est adressé à ses citoyens le 30 août 2022 à l’occasion de la Journée de la constitution de la République. Il a félicité ses compatriotes en soulignant la réussite du référendum national sur l’amélioration des lois fondamentales de la Constitution, qui aurait démontré la capacité d’unité du peuple kazakh et son désir de voir le pays avancer, notamment au-travers des réformes. Il a rappelé les valeurs démocratiques, les principes d’Etat de droit et de la justice sur lesquels repose le “Nouveau Kazakhstan”. 

Kassym-Jomart Tokaïev a également proposé le 1er septembre 2022 d’organiser une élection présidentielle anticipée pour l’automne 2022, ainsi que la réduction du mandat présidentiel à un septennat non renouvelable. L’organisation d’élections législatives anticipées au premier semestre 2023 a aussi été évoquée. 

– Une interruption du fonctionnement du Caspian Pipeline Consortium a été signalée le 23 août 2022 suite à des travaux d’entretien ayant révélé des fissures dans les nœuds fixant les manchons des sous-marins aux réservoirs de flottabilité. Ces dommages seraient dus aux conditions météorologiques particulièrement rudes de l’hiver dernier et les réparations pourraient durer jusqu’à un mois et demi. Il est prévu que le poste d’amarrage restant continue de fonctionner au maximum de ses capacités, ce qui représenterait 60 à 70% de la capacité totale. C’est déjà la quatrième fois dans l’année que les opérations de l’oléoduc, qui transporte la majeure partie des exportations de pétrole brut kazakh et représente sa plus source de recettes fiscales, sont arrêtées pour des raisons techniques. Mais les causes techniques sont remises en question par certains, qui y voient plutôt une action de représailles de l’Etat russe contre l’Etat kazakh, ce dernier ne souhaitant pas soutenir Poutine dans sa guerre en Ukraine.

– Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a rencontré Vladimir Poutine à Sotchi le 19 août 2022. Au cours de la rencontre, les deux présidents ont “discuté en détails des questions d’actualité du partenariat multiforme kazakh-russe”. Tokaïev s’est dit satisfait du développement de la dynamique de coopération commerciale et industrielle entre les deux pays, et soulève que la Russie se classe au premier rang des partenaires du Kazakhstan avec 24,5 milliards de dollars de volume d’échanges l’année dernière. Il a également mentionné la présidence du Kazakhstan au sommet de la CEI cette année. Vladimir Poutine a confirmé les relations étroites qui lient les deux Etats, et a rappelé que ce mois d’octobre 2022 marquera la célébration de la 30ème année des relations diplomatiques entre les deux pays, avec un certain nombre d’événements prévus pour l’occasion. Des exercices militaires conjoints dans le cadre de l’OTSC sont également annoncés.

– De nombreux ressortissants du Pamir, région autonome dans laquelle des manifestations violentes ont eu lieu courant mai et juin 2022, sont accusés d’activisme et ont fait l’objet d’arrestations et de procès courant de ce mois d’août 2022. Ces procès se font dans un cadre judiciaire discutable, où les accusés ont peu, voire pas d’accès à une défense, dans une région où l’on ne trouve que “quatre avocats officiellement inscrits en tant que membres du GBAO pour 250 000 habitants”. La Commission internationale des juristes a appelé début août les autorités du Tadjikistan à s’assurer que les personnes inculpées dans le cadre des manifestations de la région autonome du Gorno-Badkhstan puissent avoir accès à un avocat: “À l’heure actuelle, les accusés dans des dizaines d’affaires ne sont pas représentés par un avocat, malgré le fait que beaucoup d’entre eux risquent des peines de prison de longue durée s’ils sont reconnus coupables”.

Le 26 juillet, le Comité d’État pour la sécurité nationale, ou GKNB, anciennement KGB, a arrêté le religieux ismaélien Muzaffar Davlatmirov, accusé d’incitation à des activités extrémistes. Davlatmirov aurait été condamné à cinq ans de prison le 3 août. Des hommes d’affaires de la région ont également été inculpés pour le même chef, tandis que plusieurs personnes, notamment des proches du leader de la communauté Pamiri, Tolib Ayembekov, ont été accusées, jugées et condamnées pour le meurtre du chef du département GBAO (Gorno-Badakhstan) du GKNB, Abdullo Nazarov, en 2012. L’un des fils d’Ayembekov, Hasanali Abdurakhmonov, a été condamné à 12 ans de prison pour hooliganisme et possession d’armes le 1er août, et l’autre fils, Gulomali, à la prison à vie le 5 août pour le meurtre en question. Leur oncle, Okil Ayembekov, et le chauffeur de leur père Hamza Murodov, avaient aussi été arrêtés pour ce chef d’accusation à l’époque. Ce sont les procès de plus de 80 personnes qui ont commencé ce mois d’août, dont de nombreuses figures militantes et politiques de la région et leurs proches.

– Des pourparlers entre l’ambassadeur tadjik Davlatshoh Gulmahmadzeda des représentants politiques et industriels de l’oblast de Sverdlovsk, dans l’Oural, ont eu lieu à Ekaterinbourg, sa capitale, le 30 août 2022. L’ordre du jour des pourparlers comprenait des questions d’interaction entre les parties dans les domaines commercial, économique, éducatif, touristique, médical et culturel. Les parties sont parvenues à un accord de partenariat dans le domaine pharmaceutique. La stimulation du tourisme avec l’augmentation des vols directs a aussi été évoquée. Des programmes universitaires en Russie pour les étudiants tadjiks afin de mettre l’accent sur la formation de spécialistes hautement qualifiés dans le domaine de l’économie feront aussi l’objet d’une attention particulière.

– L’Agence nationale pour les projets de perspective (NAPP), le régulateur ouzbek des crypto-monnaies, a bloqué le 9 août 2022 l’accès aux échanges internationaux, car ils fonctionnaient sans les licences que l’Ouzbékistan leur demande d’obtenir. Cette opération a également entraîné le blocage de certains réseaux sociaux comme TikTok. Binance est en négociations avec le gouvernement ouzbek afin d’obtenir son déblocage dans le pays.

– Le président ouzbek a négocié près de 14 milliards de dollars d’investissements de l’Arabie Saoudite lors de son déplacement dans le pays dont il est revenu le 19 août 2022. Des accords d’engagement ont été signés, et concernent principalement la sphère de l’énergie. La société saoudienne ACWA Power a prévu de construire un parc éolien de 1,5 GW au Karakalpakstan. Le ministère ouzbek de l’Énergie a déclaré qu’il serait le plus grand du monde et alimenterait 1,65 million de foyers. ACWA Power a déjà commencé à construire deux parcs éoliens plus petits dans la région de Boukhara. L’ACWA a également accepté de faire des recherches sur l’avenir de l’hydrogène vert en Ouzbékistan. Un troisième document signé entre les deux ministères de l’Énergie envisage des investissements dans l’industrie du gaz naturel en Ouzbékistan.

– Le vice-Premier ministre, ministre des Investissements et du Commerce extérieur de l’Ouzbékistan Jamshid Khodjaev a reçu le 29 août 2022 le ministre de l’Énergie et des Infrastructures des Émirats arabes unis Suhail Mohammed al-Mazrouei. Les questions de la poursuite du développement de la coopération bilatérale dans les domaines du commerce, de l’économie, de l’investissement, des transports et de la logistique, de l’agriculture, des énergies traditionnelles et alternatives, ainsi que du tourisme ont été abordées. Actuellement, le portefeuille d’investissement conjoint comprend 17 projets d’une valeur de 3 milliards de dollars, la société d’investissement conjointe Ouzbékistan-Émirats avec un capital déclaré de 1 milliard de dollars continue également à mener ses activités.

Les questions de la mise en œuvre de projets de privatisation d’unités électriques nouvelles et déjà fonctionnelles sur la base du TPP de Talimarjan par des entreprises des Émirats arabes unis ont également été examinées.

– Le président ouzbek Shavkat Mirziyoyev a reçu le 22 août deux représentants du Congrès américain, Trent Kelly et Darin Lahoud. Les parties ont échangé leurs points de vue sur les possibilités d’intensifier le partenariat stratégique ouzbek-américain et l’interaction dans d’autres domaines. Des questions de développement de partenariats dans des domaines tels que le secteur agro-industriel, les technologies numériques, l’industrie, les soins de santé et l’éducation étaient également à l’ordre du jour de la réunion.

– La Déclaration de Tashkent a été signée le 2 août 2022 à l’issue de la réunion tripartite entre les ministres des Affaires étrangères d’Azerbaïdjan, de Turquie et d’Ouzbekistan. Cette déclaration vise au renforcement de la coopération entre les trois pays, avec la promotion de projets d’investissements communs et l’utilisation efficace des opportunités de transport et logistiques.

– Le 31 août dernier, le Kirghizistan fêtait le 31ème anniversaire de sa prise d’autonomie de l’Union soviétique. A cette occasion, le président de la république kirghize a reçu des félicitations de plusieurs dirigeants, dont Vladimir Poutine et Kassym-Jomart Tokaïev. Le président russe dit espérer la poursuite d’un rapprochement entre son pays et le gouvernement kirghize, tandis que le chef exécutif du Kazakhstan se réjouit de l’amitié croissante entre les deux pays voisins.

– Les huit membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) se sont réunis à Tashkent le 24 août, pour discuter des questions de sécurité dans la région. Selon Tass, une agence de presse russe, le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Shoigu se serait exprimé sur la sécurité en Asie centrale à l’occasion de cette réunion, annonçant la “l’intensification de la préparation militaire des bases russes au Kazakhstan et au Kirghizistan, ainsi que d’autres forces de réaction en cas de crise potentielle”.

– Les officiels kirghizes et ouzbèques se sont rencontrés à Cholpon-Ata (Kirghizistan) le 26 août, à l’occasion d’une réunion de l’Union économique eurasiatique, pour poursuivre le débat sur la définition finale de leurs frontières. La frontière entre les deux pays, longue de 1314 kilomètres, a été le théâtre de plusieurs altercations au cours de ces trente dernières années – la démarcation n’ayant pas été suffisamment précisée à la chute de l’Union soviétique.

La rencontre de Cholpon-Ata fait suite à une première rencontre à Andijan en juillet, lors de laquelle un premier tracé de frontière avait été étudié. Le représentant du Cabinet des ministres kirghize, Nazirbek Borubaev, a affirmé la volonté des deux parties “d’achever la résolution des contentieux de frontières avec l’Ouzbékistan d’ici à la fin de l’année”.

Sud-Caucase – Morgan Caillet 

 – De nouveaux affrontements au Karabakh ont eu lieu le 3 août se soldant par la mort de deux soldats arméniens et un soldat azerbaïdjanais ainsi que 19 blessés, lors d’une opération nommée «vengeance» par Bakou en représailles à l’action de «membres de groupes armés arméniens illégaux» et qui a permis la reprise de contrôle de nombreux points stratégiques dont les hauteurs de Saribaba ou de Buzdukh. La veille, les autorités azerbaïdjanaises avaient fait pression pour accélérer la restitution du corridor de Latchine par l’Arménie, prévue pour 2023, par l’accord de cessez-le-feu signé sous l’égide de la Russie. Les habitants de 3 localités dont celle de Latchin ont ainsi été enjoints de quitter cette zone avant le 25 août par les autorités du «Haut-Karabakh» elles mêmes dès le 5 août, et l’évacuation a été effective dans les délais imposés par la partie azerbaïdjanaise.

Le 24 août, les États-Unis ont nommé un nouveau représentant au groupe de Minsk, Philip Reeker, provoquant les critiques du MAE azerbaïdjanais. La conférence de Choucha du 27 août sur la reconstruction du Karabakh s’est tenue en présence de la plupart des ambassades étrangères à Bakou à l’exception des représentants français et états-unien. Le 31 août, l’ancien ministre de la Défense du Haut-Karabakh, Mikhaïl Arzoumanian, a été arrêté par les autorités arméniennes pour «négligence» durant la «guerre de 44 jours».

Le 31 août, une nouvelle et quatrième rencontre a eu lieu à Bruxelles entre le Président du Conseil européen, Charles Michel, qui a qualifié les échanges d’ «ouverts et fructueux», le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian. Ont été décidé la réunion dans un délai d’un mois des MAE des deux pays pour commencer à travailler sur la préparation des textes concernant un traité de paix et une prochaine réunion des commissions de délimitation frontalières en novembre à Bruxelles. La réaction de la Russie, par la voix de Maria Zakharova, porte-parole du MAE, le lendemain a été la suivante : «L’activité de l’UE dans le Caucase du Sud est déterminée par des ambitions géopolitiques. À notre avis, cela n’a rien à voir avec le réel désir de contribuer à l’amélioration des relations entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Ce sont de fausses initiatives d’Européens, qui s’apparentent plutôt à une usurpation des lauriers de la médiation, sans rien en dessous».

Le 2 septembre, date anniversaire de la déclaration d’indépendance des autorités du «Haut-Karabakh» en 1991, Arayik Hatoutiounian, «président» de cette république auto-proclamée, a déclaré ne pas avoir renoncé à l’indépendance de cette entité.

– Le 4 août l’ambassade d’Azerbaïdjan au Royaume-Uni a été l’objet d’une attaque terroriste de la part d’un groupe islamiste qui a investi les locaux pour commettre des actes de vandalisme.

– Le 14 août, une explosion sur le marché de Sourmalou à Erevan a fait 16 morts, une soixantaine de blessés et 2 disparus.

– Alors que le 7 et 8 août la Géorgie fêtait le 14ème anniversaire de la guerre de 2008, et recevait le soutien des représentants de l’UE et des États-Unis, tandis que la Russie reportait sur ces derniers la faute concernant la suspension des Discussions Internationales de Genève, quatre anciens députés du parti au pouvoir «Rêve géorgien» ont accusé les États-Unis quelques jours plus tard, le 11 août, d’être à l’origine de toutes les controverses politiques dans le pays depuis 2018 et de poursuivre l’objectif d’un coup d’État visant à destituer l’actuel gouvernement. Le 13 août, le service européen pour l’action extérieure a publié un nouveau rapport de mise en œuvre de l’association avec la Géorgie faisant état de nombreux points de progression dans les domaines suivants: réformes judiciaires, organisation des élections, écoutes téléphoniques, environnement médiatique, service de l’inspecteur d’État et société civile, égalité de genres. Le 18 août, trois personnes ont été inculpées en Géorgie pour achat, stockage et tentative de vente de substances radioactives. Un rapport de l’agence de développement des services publics géorgiens a fourni les chiffres suivants concernant la présence russe sur le territoire en 2022: 600 entreprises créées et environ 2000 permis de séjour (1288 titres de séjours temporaires et 690 titres de résidence permanente). Le 30 août a pris fin l’exercice conjoint entre les forces militaires spéciales marines de Géorgie et des États-Unis qui a duré deux semaines. Le 31 août, le MAE géorgien a participé à une réunion informelle des MAE européens sous présidence de la Tchéquie pour débattre des conséquences internationales de l’invasion russe en Ukraine.

– Le 18 août, la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie ont signé un accord sur l’échange d’informations afin de simplifier les procédures douanières de transit ferroviaires sur l’axe Bakou-Tbilissi-Kars. Le lendemain, la Géorgie et l’Arménie ont inauguré le «pont de l’amitié» entre les deux pays, dont la construction a commencé il y a un an sur la rivière Debed, et qui devrait doubler la capacité de transport à la frontière.

– Le 24 août, l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan ont signé le «Programme global de développement de la coopération entre la République d’Azerbaïdjan et la République du Kazakhstan pour 2022-2026», la «Déclaration sur le renforcement des relations stratégiques entre la République d’Azerbaïdjan et la République du Kazakhstan et l’approfondissement des activités mutuelles alliées», le «Programme de coopération dans le domaine de la culture, le «Plan de coopération» entre les deux ministères des Affaires étrangères, l’«Accord de coopération commerciale et économique» et plusieurs protocoles d’accord supplémentaires. 

– L’Ossétie du sud a nommé un nouveau «ministre des Affaires étrangères» en la personne de Akhsar Dzhioev le 15 août, qui a rencontré l’ «ambassadeur d’Abkhazie» le 22 août, tandis que les autorités de la république auto-proclamée se sont prononcées le 18 août pour l’ouverture de points de passage d’Odzisi et Sinaguri avec la Géorgie de façon mensuelle du 20 au 30 de chaque mois en journée.

– Le 17 août, le «président d’Abkhazie», Aslan Bzhania, a tenu une réunion avec des membres de la Chambre publique au sujet du transfert de la propriété de plusieurs parties de la station balnéaire de Bichvinta à la Russie, sujet pour lequel il a insisté sur l’assistance fournie par la Russie notamment en terme de sécurité militaire, ou du poste de contrôle de Psou et des problèmes de restriction au passage des marchandises. Le 31 août, l’ambassadeur de Russie a déclaré que sans l’obtention de la propriété de Pitsunda, l’armée russe pourrait quitter l’Abkhazie et abandonner les programmes d’investissement concernant l’aéroport et les chemins de fer.

– La Syrie et l’Abkhazie ont publié une déclaration commune le 25 août soutenant l’invasion de l’Ukraine par la Russie affirmant que celle-ci «vise à créer un ordre mondial plus juste, où les droits des peuples et la destinée historique sont respectés». Tandis que le même jour le «président» Aslan Bzhania a déclaré que l’Abkhazie était prête à rejoindre l’État de l’Union de la Russie et de la Biélorussie.

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